lundi, décembre 22, 2003
Je déménage !
Cette fois, ça y est, c'est le grand chambardement définitif. I'm moving the furniture ! Je quitte enfin mon enemi de toujours, j'ai nommé Blogger, et je repars pour de nouvelles aventures.
La Muselivre.blogspot est morte ! Vive La Muselivre.joueb !
La caravane passe, les chiens aboient /
La Muselivre.blogspot est morte ! Vive La Muselivre.joueb !
La caravane passe, les chiens aboient /
vendredi, décembre 19, 2003
His Dark Stage
As a Christian teacher, he sees the books as "anti-Christian propaganda" aimed at vulnerable youngsters; a kind of literary child abuse.
C'est curieux, mais je n'ai jamais entendu l'autre version : "As an atheist/agnostique/laic teacher, he sees the books as "Christian propaganda" aimed at vulnerable youngsters; a kind of literary child abuse." Pourtant, les livres pour enfants qui font l'apologie de la religion à tout bout de ligne, ça ne manque pas, sans même parler de CS Lewis et de Narnia. Il faut croire que les enfants athées/agnostiques/laïques sont moins fragiles et influençables que les croyants. Bleh !
Ce débat m'énnerve ; il m'a toujours énervé, mais il est relancé à l'occasion de l'adaptation de His Dark Materials en pièce à Londres. Monter une pièce athée à Noël c'est en contradiction avec l'esprit de l'époque ? Et ALORS ? Putain, est-ce qu'il existe encore des chrétiens vraiment encore assez cons pour croire que leur messie est né le 25 décembre ? Pour ignorer que le 25 décembre est une fête païenne reprise par l'Eglise pour ramener à elle tous ces pauvres petits moutons égarés de païens priant le Dieu Cornu ? Non, mais n'importe quoi !
Toujours est-il que le dernier attaquant en date de Philip Pullman a décidé de trouvé un nouvel angle d'attaque : le méchant Phili insulte directement la chrétienté et est trop lâche pour s'attaquer à l'Islam (peur du Syndrome Rushdie) ; j'aime bien la réponse de Pullman :
He also shrewdly points out that Pullman "is not bold enough to list Allah among the names attributed to the Authority," and suggests that "this omission signals the author's attempt to insulate himself" from the risk of a Rushdie-style fatwa. This barb refers to the passage in The Amber Spyglass where an angel says: "The Authority, God the creator, the Lord, Yahweh, El, Adoni, the King, the Father, the Almighty - those were the names he gave himself. He was never the creator. He was an angel like ourselves."
But Pullman has no patience with this kind of criticism. "Yes, I missed out the name Allah, but I also missed out Dieu and Gott," he says acidly. When asked if he's afraid of doing a Rushdie, he replies: "Okay, right, the next time it's reprinted I'll include the name Allah." He also points out that "he didn't call himself Allah - that's just an Arabic word for God. The names I give in the passage are just as offensive to Muslims, I hope, as they are to Christians." [...] "But the point is," he stresses, "that the Muslim tradition follows on from the Jewish and Christian tradition and uses the same basic myth, which comes from the same monotheistic origins. All the other names I list cover Allah as well."
Qu'importe, la pièce se jouera quand même et d'après la première critqiue disponible, ce sera "le délice de la saison" (théâtrale). J'ai toujours du mal à imaginer des daemons et des ours en armures ("dressed in Japanese warrior robes" : heu..., ouais, faut voir quand même...) sur scène, et surtout, Will et Lyra joués par des gens de mon âge, beurk !
La page sur HDM du National Theatre est très bien, bourrées de liens, dont des liens vers tous les articles consacrés à l'adaptation théâtrale.
La caravane passe, les chiens aboient /
C'est curieux, mais je n'ai jamais entendu l'autre version : "As an atheist/agnostique/laic teacher, he sees the books as "Christian propaganda" aimed at vulnerable youngsters; a kind of literary child abuse." Pourtant, les livres pour enfants qui font l'apologie de la religion à tout bout de ligne, ça ne manque pas, sans même parler de CS Lewis et de Narnia. Il faut croire que les enfants athées/agnostiques/laïques sont moins fragiles et influençables que les croyants. Bleh !
Ce débat m'énnerve ; il m'a toujours énervé, mais il est relancé à l'occasion de l'adaptation de His Dark Materials en pièce à Londres. Monter une pièce athée à Noël c'est en contradiction avec l'esprit de l'époque ? Et ALORS ? Putain, est-ce qu'il existe encore des chrétiens vraiment encore assez cons pour croire que leur messie est né le 25 décembre ? Pour ignorer que le 25 décembre est une fête païenne reprise par l'Eglise pour ramener à elle tous ces pauvres petits moutons égarés de païens priant le Dieu Cornu ? Non, mais n'importe quoi !
Toujours est-il que le dernier attaquant en date de Philip Pullman a décidé de trouvé un nouvel angle d'attaque : le méchant Phili insulte directement la chrétienté et est trop lâche pour s'attaquer à l'Islam (peur du Syndrome Rushdie) ; j'aime bien la réponse de Pullman :
He also shrewdly points out that Pullman "is not bold enough to list Allah among the names attributed to the Authority," and suggests that "this omission signals the author's attempt to insulate himself" from the risk of a Rushdie-style fatwa. This barb refers to the passage in The Amber Spyglass where an angel says: "The Authority, God the creator, the Lord, Yahweh, El, Adoni, the King, the Father, the Almighty - those were the names he gave himself. He was never the creator. He was an angel like ourselves."
But Pullman has no patience with this kind of criticism. "Yes, I missed out the name Allah, but I also missed out Dieu and Gott," he says acidly. When asked if he's afraid of doing a Rushdie, he replies: "Okay, right, the next time it's reprinted I'll include the name Allah." He also points out that "he didn't call himself Allah - that's just an Arabic word for God. The names I give in the passage are just as offensive to Muslims, I hope, as they are to Christians." [...] "But the point is," he stresses, "that the Muslim tradition follows on from the Jewish and Christian tradition and uses the same basic myth, which comes from the same monotheistic origins. All the other names I list cover Allah as well."
Qu'importe, la pièce se jouera quand même et d'après la première critqiue disponible, ce sera "le délice de la saison" (théâtrale). J'ai toujours du mal à imaginer des daemons et des ours en armures ("dressed in Japanese warrior robes" : heu..., ouais, faut voir quand même...) sur scène, et surtout, Will et Lyra joués par des gens de mon âge, beurk !
La page sur HDM du National Theatre est très bien, bourrées de liens, dont des liens vers tous les articles consacrés à l'adaptation théâtrale.
La caravane passe, les chiens aboient /
jeudi, décembre 18, 2003
Sans parler des elfes
The Icelandic sagas. Think spaghetti westerns on ice, with swords. Adventurous tales of lone fighters, outlaws, witch-like beauties, demon-ghosts, curses and revenge from generation to generation.
Cet article s'amuse à recenser les célèbres (mais jamais assez souvent précisée) sources du Seigneur des anneaux.
(Via MoorishGirl)
La caravane passe, les chiens aboient /
Cet article s'amuse à recenser les célèbres (mais jamais assez souvent précisée) sources du Seigneur des anneaux.
(Via MoorishGirl)
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Ecrire, c'est bon pour la santé
La chasse aux sorcières
Nous nous imaginons que les croyances dans la sorcellerie sont antédiluviennes. En réalité, la majorité des persécutions sont le fait de la Renaissance. Pendant plusieurs générations, la démonologie existait aux côtés des sciences expérimentales, et presque personne ne se rendait compte de leur incompatibilité. Des membres éminents de la Royal Society, la plus grande institution scientifique en Europe à cette époque, croyaient aux sorcières. Beaucoup de réglementations européennes sur ce sujet se sont appliquées jusqu'au XVIIIe siècle. Mon héroïne consacre sa vie à se battre contre le Parliamentary Witchcraft Act de 1604, resté en vigueur jusqu'en 1736. Le triomphe du point de vue newtonien, avec une constellation d'autres facteurs, a provoqué la fin de la chasse aux sorcières, à l'image de la Renaissance se muant en «âge des lumières».
Gregory J. Keyes vient de publier un cycle, «l'Age de la déraison», dans laquelle apparaissent également Isaac Newton et Benjamin Franklin. C'est une mode ?
On les croise aussi dans Quicksilver de Neal Stephenson, paru cette année. Le siècle qui vient de s'écouler a été dominé par la science, et beaucoup d'intellectuels occidentaux s'évertuent à en définir la nature, le sens et le futur. A la remettre en question. Le débat a été particulièrement animé ces dernières années, avec des philosophes comme Jacques Derrida. Keyes, Stephenson et moi écrivons beaucoup de «science-fiction» et il était logique que nous ayons envie d'écrire de la «fiction sur la science».
Libération a une interview avec James Morrow (pour Le Dernier Chasseur de sorcières son dernier livre traduit en français), l'auteur de SF, à mon avis, le plus intéressant actuellement, auteur entre autres de la trilogie La trilogie Jéhovah. Deux autres interviews sont toujours disponibles :
J'ai voulu essayer de montrer l'arrivée de la science, la façon dont des hommes comme Newton et Descartes ont construit notre monde et la science occidentale. Mes personnages devaient comprendre mais il fallait également fournir des perspectives. La critique de la science inclue une certaine spiritualité. Il fallait donc un immortel, le livre de Newton. Les personnages ne pouvaient pas anticiper le monde, connaître les conséquences de leur histoire. Cette utilisation du livre narrateur m'était autorisée, en tant qu'auteur de science fiction. Par ailleurs, c'est une célébration des livres, une façon de montrer que ce ne sont pas seulement des objets, qu'ils ont une âme. Ils ont l'air vivant. Les enfants sont différents de leurs parents. Les livres grandissent de la même façon, selon leur propre voie et peuvent prendre leur propre indépendance. Ce ne sont pas des marionnettes. L'imagination est sans limite. Elle sert l'histoire, qu'on ne peut pas juger avec la raison seule. Le livre de Newton n'échappe pas à cette règle. Il protège la science, n'adhère pas avec le sentimentalisme, le romantisme. Il est obsédé par sa quête, tout comme Jennet et Newton qui exprimait sa folie " géniale " ainsi. Ensemble, ils anticipent et s'élèvent contre l'autodafé, par exemple. Le livre a donc aussi cette fonction de vue plus générale, au travers des siècles. Newton, lui, ne voulait pas abolir les lois contre la sorcellerie. Il a été l'investigateur, malgré lui, de tout le changement qui a suivi l'époque de cette histoire. Ses théories ont eu une vie indépendante de lui donc le livre a pu l'être et continuer son propre cheminement.
Dans deux des interviews, Morrow parle aussi du livre qu'il est en train d'écrire :
J'écris actuellement un livre sur les clones, dont le personnage principal est encore une femme, une scientifique. J'aime les personnages féminins. Il y a dans ce livre des connections avec Le dernier chasseur de sorcières, par une interrogation sur ces nouvelles techniques scientifiques. Mon personnage, Edwina, crée trois clones d'elle-même, parce qu'elle n'a jamais connu la maternité et qu'elle va mourir. Elle trouve un processus pour accélérer leur croissance et " met au monde " trois clones de cinq, onze et dix-sept ans. Elle sera donc mère, bien qu'en fait elle soit plutôt la sœur, pour un an, de trois enfants qui ne se connaissent pas. Elles sont physiquement normales mais n'ont aucune conscience. Celle de dix-sept ans est née à cette âge là. C'est une sorte de monstre, sans structure, sans morale. Un jeune homme finira par lui servir de professeur, en essayant de lui inculquer le bien et le mal. Elle deviendra donc un monstre moral. Il lui donne une conscience, un ego mais elle essaiera d'adapter le monde à sa propre morale. Il y a une référence à Frankenstein (et un peu à l'Ile du Docteur Moreau). Le titre sera, d'ailleurs, Prometheus Wept (référence au titre du roman de Mary Shelley, le Prométhée moderne et à un passage de la bible anglaise, Jesus Wept).
Miam !
La caravane passe, les chiens aboient /
Gregory J. Keyes vient de publier un cycle, «l'Age de la déraison», dans laquelle apparaissent également Isaac Newton et Benjamin Franklin. C'est une mode ?
On les croise aussi dans Quicksilver de Neal Stephenson, paru cette année. Le siècle qui vient de s'écouler a été dominé par la science, et beaucoup d'intellectuels occidentaux s'évertuent à en définir la nature, le sens et le futur. A la remettre en question. Le débat a été particulièrement animé ces dernières années, avec des philosophes comme Jacques Derrida. Keyes, Stephenson et moi écrivons beaucoup de «science-fiction» et il était logique que nous ayons envie d'écrire de la «fiction sur la science».
Libération a une interview avec James Morrow (pour Le Dernier Chasseur de sorcières son dernier livre traduit en français), l'auteur de SF, à mon avis, le plus intéressant actuellement, auteur entre autres de la trilogie La trilogie Jéhovah. Deux autres interviews sont toujours disponibles :
J'ai voulu essayer de montrer l'arrivée de la science, la façon dont des hommes comme Newton et Descartes ont construit notre monde et la science occidentale. Mes personnages devaient comprendre mais il fallait également fournir des perspectives. La critique de la science inclue une certaine spiritualité. Il fallait donc un immortel, le livre de Newton. Les personnages ne pouvaient pas anticiper le monde, connaître les conséquences de leur histoire. Cette utilisation du livre narrateur m'était autorisée, en tant qu'auteur de science fiction. Par ailleurs, c'est une célébration des livres, une façon de montrer que ce ne sont pas seulement des objets, qu'ils ont une âme. Ils ont l'air vivant. Les enfants sont différents de leurs parents. Les livres grandissent de la même façon, selon leur propre voie et peuvent prendre leur propre indépendance. Ce ne sont pas des marionnettes. L'imagination est sans limite. Elle sert l'histoire, qu'on ne peut pas juger avec la raison seule. Le livre de Newton n'échappe pas à cette règle. Il protège la science, n'adhère pas avec le sentimentalisme, le romantisme. Il est obsédé par sa quête, tout comme Jennet et Newton qui exprimait sa folie " géniale " ainsi. Ensemble, ils anticipent et s'élèvent contre l'autodafé, par exemple. Le livre a donc aussi cette fonction de vue plus générale, au travers des siècles. Newton, lui, ne voulait pas abolir les lois contre la sorcellerie. Il a été l'investigateur, malgré lui, de tout le changement qui a suivi l'époque de cette histoire. Ses théories ont eu une vie indépendante de lui donc le livre a pu l'être et continuer son propre cheminement.
Dans deux des interviews, Morrow parle aussi du livre qu'il est en train d'écrire :
J'écris actuellement un livre sur les clones, dont le personnage principal est encore une femme, une scientifique. J'aime les personnages féminins. Il y a dans ce livre des connections avec Le dernier chasseur de sorcières, par une interrogation sur ces nouvelles techniques scientifiques. Mon personnage, Edwina, crée trois clones d'elle-même, parce qu'elle n'a jamais connu la maternité et qu'elle va mourir. Elle trouve un processus pour accélérer leur croissance et " met au monde " trois clones de cinq, onze et dix-sept ans. Elle sera donc mère, bien qu'en fait elle soit plutôt la sœur, pour un an, de trois enfants qui ne se connaissent pas. Elles sont physiquement normales mais n'ont aucune conscience. Celle de dix-sept ans est née à cette âge là. C'est une sorte de monstre, sans structure, sans morale. Un jeune homme finira par lui servir de professeur, en essayant de lui inculquer le bien et le mal. Elle deviendra donc un monstre moral. Il lui donne une conscience, un ego mais elle essaiera d'adapter le monde à sa propre morale. Il y a une référence à Frankenstein (et un peu à l'Ile du Docteur Moreau). Le titre sera, d'ailleurs, Prometheus Wept (référence au titre du roman de Mary Shelley, le Prométhée moderne et à un passage de la bible anglaise, Jesus Wept).
Miam !
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Blogue moi un livre
Un ancien acteur de Star-Trek vient de signer un contrat de trois livres basés sur son échappée belle dans la blogosphère sur le sujet, oh combien hyper-ultra-méga-passionnant de son expérience... dans Star Trek. Un contrat de trois livres ? Misère, et moi qui croyais que Star Trek c'était enfin passé de mode.
Blogger, qui ne manque jamais une occasion d'aider ses petits utilisateurs avec des conseils -- à défauts de leur offrir des blogs qui marchent 24h/24h -- a bien évidemment fait une page qui recense tous les précédents bloggueurs qui ont tiré un livre de leur blog.
Mais maintenant, excusez-moi, faut que j'aille discuter du problème de mes futurs droits d'auteur avec Gallimard.
La caravane passe, les chiens aboient /
Blogger, qui ne manque jamais une occasion d'aider ses petits utilisateurs avec des conseils -- à défauts de leur offrir des blogs qui marchent 24h/24h -- a bien évidemment fait une page qui recense tous les précédents bloggueurs qui ont tiré un livre de leur blog.
Mais maintenant, excusez-moi, faut que j'aille discuter du problème de mes futurs droits d'auteur avec Gallimard.
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Incipit : solution
1 - Les Illusions Perdues, Balzac
2 - La Princesse de Clèves, Madame de Lafayette
3 - Soie, Alessandro Baricco
4 - Le Décaméron, Boccace
5 - Le Festin Nu, William Burroughs
6 - TLON UQBAR ORBIS TERTIUS in Fiction, Borges
7 - Rosie Carpe, Marie N'Diaye
8 - The Hitch Hiker's Guide To The Galaxy, Douglas Addams
9 - A Rebours, Huysmans
10 - Micromégas, Voltaire
11 - Germinal, Zola
12 - Rldasedlrad les dlcmhypbgf in Jaune Bleu Blanc, Valery Larbaud
13 - Le Procès, Kafka
14 - Le Tour d'écrou, Henry James
15 - Robur le Conquérant, Jules Verne
La caravane passe, les chiens aboient /
2 - La Princesse de Clèves, Madame de Lafayette
3 - Soie, Alessandro Baricco
4 - Le Décaméron, Boccace
5 - Le Festin Nu, William Burroughs
6 - TLON UQBAR ORBIS TERTIUS in Fiction, Borges
7 - Rosie Carpe, Marie N'Diaye
8 - The Hitch Hiker's Guide To The Galaxy, Douglas Addams
9 - A Rebours, Huysmans
10 - Micromégas, Voltaire
11 - Germinal, Zola
12 - Rldasedlrad les dlcmhypbgf in Jaune Bleu Blanc, Valery Larbaud
13 - Le Procès, Kafka
14 - Le Tour d'écrou, Henry James
15 - Robur le Conquérant, Jules Verne
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mercredi, décembre 17, 2003
Pour tous mes trop nombreux fans de "Un dimanche de fiancaille"
Le film, avec un procès sur le dos, ne sortira probablement pas. Il ne se finira peut-être même pas. Alors arrêtez de venir chercher Tautou ici. Je fais une overdose.
La caravane passe, les chiens aboient /
La caravane passe, les chiens aboient /
Premiers maux
Comment qu'ça débute (des fois on s'demande)
Before I speak, can I say one thing? This Is My Voice, Jonathan Penner (incipit, bien sûr)
L’incipit est en soi une unité indéfinie. Sans délimitation a priori, le segment initial ainsi nommé reçoit, en pratique, une étendue variable. Selon les critères de reconnaissance et les besoins d’analyse, on le fait correspondre aussi bien à quelques mots qu’à plusieurs pages.
(Construire un monde : les phrases initiales de la " Comédie humaine " de Jean-Daniel Gollut et Joël Zufferey)
Frontière décisive de l’œuvre, seuil à double sens entre le monde et le texte, instant fatidique de rencontre des désirs de l’écrivain et des attentes du lecteur, l’incipit romanesque – « lieu littéraire par excellence », selon Italo Calvino – est une question cruciale dans la critique contemporaine, dont les contours restent cependant flous en l’absence d’une analyse globale.
(L'Incipit romanesque, Andrea Del Lungo)
Qui peut comprendre quelque chose à la douceur s'il n'a jamais penché sa vie, sa vie tout entière, sur la première page d'un livre ? Non, l'unique, la plus douce protection contre toutes les peurs c'est celle-là - un livre qui commence.
(Châteaux de la colère, Alessandro Baricco)
Saurez-vous reconnaître ces incipits ? J'ai laissé les textes anglais en VO, mais il y aussi un texte tchèque, deux italiens, et un argentin. Solution dans un prochain post.
1- A l'époque où commence cette histoire, la presse de Stanhope et les rouleaux à distribuer l'encre ne fonctionnaient pas encore dans les petites imprimeries de province.
2- La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec autant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second
3 - Bien que son père eût imaginé pour lui un brillant avenir dans l'armée, Hervé Joncour avait fini par gagner sa vie grâce à une profession insolite, à laquelle n 'étaient pas étrangers, par une singulière ironie, des traits à ce point aimables qu'ils trahissaient une vague inflexion féminine.
4 - C'est chose humaine que d'avoir compassion des affligés cela sied à tout un chacun, certes, mais ceux-là surtout y sont obligés qui jadis ont eu besoin de réconfort et l'ont trouvé chez quelques-uns ; parmi eux, s'il en fut jamais qui aspirèrent à un tel apaisement, le tinrent pour précieux ou en ressentirent du plaisir, je suis du nombre.
5 - I can feel the heat closing in, feel them out there making their moves, setting up their devil doll stool pigeons, crooning over my spoon and dropper I throw away at Washington Square Station, vault a turnstile and two flights down the iron stairs, catch an uptown A train ...
6 - C'est à la conjonction d'un miroir et d'une encyclopédie que je dois la découverte d'Uqbar.
7 - Mais elle n’avait cessé de croire que son frère Lazare serait là pour les voir arriver, elle et Titi, que Lazare, frère aîné, aurait le bon goût de lui épargner l’attente inquiète et légèrement humiliante parmi la foule de vacanciers que des hôtes rétribués, eux, venaient chercher, surgissant de toutes parts avec leur grand sourire blanc et, aux pieds, leurs claquettes de plastique qui les annonçaient d’un bruit mouillé, et leurs bermudas sans soucis et leurs joyeuses chemisettes ornées d’injonctions humoristiques.
8 - Far out in the uncharted backwaters of the unfashionable end of the western spiral arm of the Galaxy lies a small unregarded yellow sun.
9 - À en juger par les quelques portraits conservés au château de Lourps, la famille des Floressas des Esseintes avait été, au temps jadis, composée d'athlétiques soudards, de rébarbatifs reîtres. Serrés, à l'étroit dans leurs vieux cadres qu'ils barraient de leurs fortes épaules, ils alarmaient avec leurs yeux fixes, leurs moustaches en yatagans, leur poitrine dont l'arc bombé remplissait l'énorme coquille des cuirasses.
10 - Dans une de ces planètes qui tournent autour de l'étoile nommée Sirius, il y avait un jeune homme de beaucoup d'esprit, que j'ai eu l'honneur de connaître dans le dernier voyage qu'il fit sur notre petite fourmilière; il s'appelait Micromégas, nom qui convient fort à tous les grands.
11 - Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. 12 - Il y a quelques jours, étant de passage à Nantes, au retour d'une excursion à Belle-Île, j'ai lu, dans un journal de Paris, que j'allais publier un livre formé de plusieurs nouvelles dont une, la dernière, était intitulée « Rldasedlrad les dlcmhypbgf ».
13 - Quelqu'un avait dû calomnier Joseph K. car, sans avoir rien fait de mal, il fût arrêté un matin.
14 - The story had held us, round the fire, sufficiently breathless, but except the obvious remark that it was gruesome, as, on Christmas Eve in an old house, a strange tale should essentially be, I remember no comment uttered till somebody happened to say that it was the only case he had met in which such a visitation had fallen on a child.
15 - " PAN !... PAN !... " [Aha ! Je vous jure que c'est le vrai début d'un livre d'un très célèbre auteur français !]
La caravane passe, les chiens aboient /
Before I speak, can I say one thing? This Is My Voice, Jonathan Penner (incipit, bien sûr)
L’incipit est en soi une unité indéfinie. Sans délimitation a priori, le segment initial ainsi nommé reçoit, en pratique, une étendue variable. Selon les critères de reconnaissance et les besoins d’analyse, on le fait correspondre aussi bien à quelques mots qu’à plusieurs pages.
(Construire un monde : les phrases initiales de la " Comédie humaine " de Jean-Daniel Gollut et Joël Zufferey)
Frontière décisive de l’œuvre, seuil à double sens entre le monde et le texte, instant fatidique de rencontre des désirs de l’écrivain et des attentes du lecteur, l’incipit romanesque – « lieu littéraire par excellence », selon Italo Calvino – est une question cruciale dans la critique contemporaine, dont les contours restent cependant flous en l’absence d’une analyse globale.
(L'Incipit romanesque, Andrea Del Lungo)
Qui peut comprendre quelque chose à la douceur s'il n'a jamais penché sa vie, sa vie tout entière, sur la première page d'un livre ? Non, l'unique, la plus douce protection contre toutes les peurs c'est celle-là - un livre qui commence.
(Châteaux de la colère, Alessandro Baricco)
Saurez-vous reconnaître ces incipits ? J'ai laissé les textes anglais en VO, mais il y aussi un texte tchèque, deux italiens, et un argentin. Solution dans un prochain post.
1- A l'époque où commence cette histoire, la presse de Stanhope et les rouleaux à distribuer l'encre ne fonctionnaient pas encore dans les petites imprimeries de province.
2- La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec autant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second
3 - Bien que son père eût imaginé pour lui un brillant avenir dans l'armée, Hervé Joncour avait fini par gagner sa vie grâce à une profession insolite, à laquelle n 'étaient pas étrangers, par une singulière ironie, des traits à ce point aimables qu'ils trahissaient une vague inflexion féminine.
4 - C'est chose humaine que d'avoir compassion des affligés cela sied à tout un chacun, certes, mais ceux-là surtout y sont obligés qui jadis ont eu besoin de réconfort et l'ont trouvé chez quelques-uns ; parmi eux, s'il en fut jamais qui aspirèrent à un tel apaisement, le tinrent pour précieux ou en ressentirent du plaisir, je suis du nombre.
5 - I can feel the heat closing in, feel them out there making their moves, setting up their devil doll stool pigeons, crooning over my spoon and dropper I throw away at Washington Square Station, vault a turnstile and two flights down the iron stairs, catch an uptown A train ...
6 - C'est à la conjonction d'un miroir et d'une encyclopédie que je dois la découverte d'Uqbar.
7 - Mais elle n’avait cessé de croire que son frère Lazare serait là pour les voir arriver, elle et Titi, que Lazare, frère aîné, aurait le bon goût de lui épargner l’attente inquiète et légèrement humiliante parmi la foule de vacanciers que des hôtes rétribués, eux, venaient chercher, surgissant de toutes parts avec leur grand sourire blanc et, aux pieds, leurs claquettes de plastique qui les annonçaient d’un bruit mouillé, et leurs bermudas sans soucis et leurs joyeuses chemisettes ornées d’injonctions humoristiques.
8 - Far out in the uncharted backwaters of the unfashionable end of the western spiral arm of the Galaxy lies a small unregarded yellow sun.
9 - À en juger par les quelques portraits conservés au château de Lourps, la famille des Floressas des Esseintes avait été, au temps jadis, composée d'athlétiques soudards, de rébarbatifs reîtres. Serrés, à l'étroit dans leurs vieux cadres qu'ils barraient de leurs fortes épaules, ils alarmaient avec leurs yeux fixes, leurs moustaches en yatagans, leur poitrine dont l'arc bombé remplissait l'énorme coquille des cuirasses.
10 - Dans une de ces planètes qui tournent autour de l'étoile nommée Sirius, il y avait un jeune homme de beaucoup d'esprit, que j'ai eu l'honneur de connaître dans le dernier voyage qu'il fit sur notre petite fourmilière; il s'appelait Micromégas, nom qui convient fort à tous les grands.
11 - Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. 12 - Il y a quelques jours, étant de passage à Nantes, au retour d'une excursion à Belle-Île, j'ai lu, dans un journal de Paris, que j'allais publier un livre formé de plusieurs nouvelles dont une, la dernière, était intitulée « Rldasedlrad les dlcmhypbgf ».
13 - Quelqu'un avait dû calomnier Joseph K. car, sans avoir rien fait de mal, il fût arrêté un matin.
14 - The story had held us, round the fire, sufficiently breathless, but except the obvious remark that it was gruesome, as, on Christmas Eve in an old house, a strange tale should essentially be, I remember no comment uttered till somebody happened to say that it was the only case he had met in which such a visitation had fallen on a child.
15 - " PAN !... PAN !... " [Aha ! Je vous jure que c'est le vrai début d'un livre d'un très célèbre auteur français !]
La caravane passe, les chiens aboient /
Autodafons !
Les jeux vidéos influencent nos enfants ! Brûlons Resident Evil !
Les films influencent nos enfants ! Brûlons Orange Mécanique, Scream et Tueurs-nés !
Les livres influencent nos enfants ! Brûlons Isaac Asimov !
?????????????????
An article in the Guardian, the British newspaper, speculated that "Foundation" may have also influenced Osama bin Laden and al-Qaida. It related claims that "Foundation" had been translated into Arabic under the title "al-Qaeda" -- which means the base or foundation -- and that bin Laden might have identified with the idea of a small group of rebels fighting against a decadent evil empire. This speculation has not, however, been widely accepted. It isn't even clear that an Arabic version of the novel was ever published.
Où vous apprendrez* également que Conrad influence les poseurs de bombes et que L'attrape-coeur (mais c'est un fait connu depuis longtemps) est la cause de la mort de John Lennon.
Anthony Burgess, insisted that there was no definitive proof "that a work of art can stimulate antisocial behavior ... the notorious murderer Haig who killed and drank [his victims'] blood said he was inspired by the sacrament of the Eucharist. Does that mean we should ban the Bible?" [plus tard, Burgess a changer d'avis, néanmoins]
Brûler la Bible ? Ah, quelle bonne idée ! Ca nous changera de tous ces fous qui brûlent HP et His Dark Materials (A la Croisée des Mondes).
(*Pour voir l'article, il faut supporter une petite pub en cliquant sur Free day pass)
La caravane passe, les chiens aboient /
Les films influencent nos enfants ! Brûlons Orange Mécanique, Scream et Tueurs-nés !
Les livres influencent nos enfants ! Brûlons Isaac Asimov !
?????????????????
An article in the Guardian, the British newspaper, speculated that "Foundation" may have also influenced Osama bin Laden and al-Qaida. It related claims that "Foundation" had been translated into Arabic under the title "al-Qaeda" -- which means the base or foundation -- and that bin Laden might have identified with the idea of a small group of rebels fighting against a decadent evil empire. This speculation has not, however, been widely accepted. It isn't even clear that an Arabic version of the novel was ever published.
Où vous apprendrez* également que Conrad influence les poseurs de bombes et que L'attrape-coeur (mais c'est un fait connu depuis longtemps) est la cause de la mort de John Lennon.
Anthony Burgess, insisted that there was no definitive proof "that a work of art can stimulate antisocial behavior ... the notorious murderer Haig who killed and drank [his victims'] blood said he was inspired by the sacrament of the Eucharist. Does that mean we should ban the Bible?" [plus tard, Burgess a changer d'avis, néanmoins]
Brûler la Bible ? Ah, quelle bonne idée ! Ca nous changera de tous ces fous qui brûlent HP et His Dark Materials (A la Croisée des Mondes).
(*Pour voir l'article, il faut supporter une petite pub en cliquant sur Free day pass)
La caravane passe, les chiens aboient /
mardi, décembre 16, 2003
Bah, c'était le majordome l'assasin !
En parlant de séquelle, Laurence Cossé a vaguement fait une suite (Le 31 du mois d'août) à l'histoire (toujours pas prouvée) de la voiture qui aurait heurtée celle où se trouvait Diana, mais elle n'arrive pas à la cheville de ce nouveau livre : Diana survit, se cache aiu Pakistan, devient la réincarnation de Mère Théresa, revient sauver son fils, bla bla bla...
Y'a des gens qui ne savent plus quoi inventer ! Alors finalement, si Diana doit mourir, ce sera sans doute à la Agatha Christie : The Butler did it !
La caravane passe, les chiens aboient /
Y'a des gens qui ne savent plus quoi inventer ! Alors finalement, si Diana doit mourir, ce sera sans doute à la Agatha Christie : The Butler did it !
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Vous avez le droit d'aimer les livres pour enfants, mais...
I am not of the school that says children's books are automatically less sophisticated than adult ones. Many, many books of the chick lit variety are at exactly the same level of linguistic nuance and complication as Harry Potter, and substantially below that of His Dark Materials. But the question remains: why weren't these people embarrassed? They'd be ashamed to suck a dummy walking down the street or to order off a kids' menu. Why aren't they ashamed that the fictional world into which they dive 35th most pleasurably is the one in which there's this really poor kid, right, and he wins a trip round this chocolate factory and all these amazing adventures happen?
[...] This nation is relentlessly childish and dresses 15 years too young for its age
Je vous laisse devinez de quoi parle la dame.
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[...] This nation is relentlessly childish and dresses 15 years too young for its age
Je vous laisse devinez de quoi parle la dame.
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A la recherche de la fausse vraie BD qui a vraiment existé dans le monde parallèle des années 40 de son imagination
Michael Chabon est un passionné de BD. A tel point qu'il a écrit un roman se passant dans les années 40 mettant en scène deux créateurs d'un comic américain, The Escapist, avec super-héros et tout le tra la la, fonctionnant (il me semble) comme une métaphore de la résistance au nazisme. Au passage le livre, Les Extraordinaires aventures de Kavalier et Clay, a remporté le prix Pulitzer.
Ce ne devait pas être suffisant pour notre petit écrivain de génie qui a décidé de se lancer dans un nouveau concept : le BD-préquelle-séquelle-produit dérivé.
Sort donc maintenant aux USA, Michael Chabon presents... The Amazing Adventures of the Escapist ¤1, rescapé de l'oubli où il était tombé dans les années 40 (sic), grâce aux patientes et fructueuses recherches de Mister Chabon himself :
"When I first began my research into the careers of Joe Kavalier and Sam Clay, their classic creations had lapsed into near-total obscurity. I'm delighted and very grateful that Dark Horse has decided to breathe new life into these grand old characters."
Dadum, dadum, dadum...
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Ce ne devait pas être suffisant pour notre petit écrivain de génie qui a décidé de se lancer dans un nouveau concept : le BD-préquelle-séquelle-produit dérivé.
Sort donc maintenant aux USA, Michael Chabon presents... The Amazing Adventures of the Escapist ¤1, rescapé de l'oubli où il était tombé dans les années 40 (sic), grâce aux patientes et fructueuses recherches de Mister Chabon himself :
"When I first began my research into the careers of Joe Kavalier and Sam Clay, their classic creations had lapsed into near-total obscurity. I'm delighted and very grateful that Dark Horse has decided to breathe new life into these grand old characters."
Dadum, dadum, dadum...
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Même les écrivains devraient assurer un service minimum
Comme se rappeler de ce qu'ils ont écrit par exemple. De toute évidence, c'est une conception du métier qui échappe totalement à Stephen King :
After reading the plot synopsis, I sort of remembered it, but, then again, maybe it just sounded like something else I wrote. After your 50 or 60th one, it's all kind of a blur. But if I had to venture a guess, I'd say I probably did write The Tommyknockers. It sounds like my kind of thing, what with this invisible evil being unleashed on a town full of innocent people and all.
To be honest, that wouldn't be the first time I'd forgotten one of my books. I'm usually pretty good about remembering the early stuff, like Carrie and The Stand and so forth. And I never forget my most recent one. It's those middle-period ones, though, that always seem to slip my mind. Like, what's that one about the writer who uses a pen name, and then the pen name develops into this evil, Mr. Hyde-type alter ego and commits a brutal murder? The Dark Tower? The Dark Zone? I'm pretty sure it's the "Dark" something, but I could be wrong.
Oh, and then there was that one about the werewolf. I honestly don't remember anything about that one, except that there was some kind of killer werewolf attacking a whole bunch of people. Hopefully, no one will ever mention that one at a book signing, because I don't think I could fake it for even a minute. Like I said, it's all a big blur after a while.
Peut-être que le problème, ce n'est pas vraiment son âge. Peut-être qu'il écrit simplement trop. Et puis de toute façon, comment voulez-vous que son cerveau se souvienne de quelque chose auquel il n'a pas participer ?
(Remarquez, j'aurais écrit Les Tommyknockers, moi non plus j'voudrais pas m'en rappeler)
(Via Bookslut)
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After reading the plot synopsis, I sort of remembered it, but, then again, maybe it just sounded like something else I wrote. After your 50 or 60th one, it's all kind of a blur. But if I had to venture a guess, I'd say I probably did write The Tommyknockers. It sounds like my kind of thing, what with this invisible evil being unleashed on a town full of innocent people and all.
To be honest, that wouldn't be the first time I'd forgotten one of my books. I'm usually pretty good about remembering the early stuff, like Carrie and The Stand and so forth. And I never forget my most recent one. It's those middle-period ones, though, that always seem to slip my mind. Like, what's that one about the writer who uses a pen name, and then the pen name develops into this evil, Mr. Hyde-type alter ego and commits a brutal murder? The Dark Tower? The Dark Zone? I'm pretty sure it's the "Dark" something, but I could be wrong.
Oh, and then there was that one about the werewolf. I honestly don't remember anything about that one, except that there was some kind of killer werewolf attacking a whole bunch of people. Hopefully, no one will ever mention that one at a book signing, because I don't think I could fake it for even a minute. Like I said, it's all a big blur after a while.
Peut-être que le problème, ce n'est pas vraiment son âge. Peut-être qu'il écrit simplement trop. Et puis de toute façon, comment voulez-vous que son cerveau se souvienne de quelque chose auquel il n'a pas participer ?
(Remarquez, j'aurais écrit Les Tommyknockers, moi non plus j'voudrais pas m'en rappeler)
(Via Bookslut)
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Oh, la vilaine petite farceuse !
Certains bloggueurs prennent leur pied à inventer des rumeurs : dans la blogosphère littéraire -- plutôt réduite quand même --, ce n'était pas encore arrivé. Mais youki ! réjouissez-vous ! Maud Newton vient de lancer la mode : en voulant faire rire tout le monde en publiant une fausse dépêche Yahoo! écrite par un ami à elle, elle a fait croire (malgré elle, dit-elle) que Madonna prenait des cours d'université en espérant avoir un diplôme de lettres mention "women's studies, gender and queer theory".
Madonna has already put in her application at Oxford University, and is expected to start attending classes during the Spring Semester. "I've spent a lot of my life doing things for myself, but I want to give back to other people, my children, my supporters. My ultimate goal is to do what I've always done, but to do it better, with more authority. I want to be a teacher."
"But grade school or high school? No. At the university level? Yes, that is something that I have become more interested in as I've gotten older and matured. It is also something that I think I am more prepared to do."
Madonna is in interested in studying Maxine Hong Kingston, Jeanette Winterson, and photographer Cindy Sherman who the future Dr. Madonna has donated money for to her exhibit at the MOMA in 1997. "I want to be more like Judith Butler than like Michel Foucault."
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Madonna has already put in her application at Oxford University, and is expected to start attending classes during the Spring Semester. "I've spent a lot of my life doing things for myself, but I want to give back to other people, my children, my supporters. My ultimate goal is to do what I've always done, but to do it better, with more authority. I want to be a teacher."
"But grade school or high school? No. At the university level? Yes, that is something that I have become more interested in as I've gotten older and matured. It is also something that I think I am more prepared to do."
Madonna is in interested in studying Maxine Hong Kingston, Jeanette Winterson, and photographer Cindy Sherman who the future Dr. Madonna has donated money for to her exhibit at the MOMA in 1997. "I want to be more like Judith Butler than like Michel Foucault."
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Moi j'en connais un à qui le résultat va quand même faire plus ou moins plaisir
Vous avez cette liste de livres, éclectique je vous l'accorde (je la mets dans le désordre pour faire durer le suspense) :
Winnie the Pooh, AA Milne
The Lion, the Witch and the Wardrobe, CS Lewis
Catch-22, Joseph Heller
Gone with the Wind, Margaret Mitchell
The Lord of the Rings, JRR Tolkien
Nineteen Eighty-Four, George Orwell
Wuthering Heights, Emily Brontë
Pride and Prejudice, Jane Austen
Jane Eyre, Charlotte Brontë
Birdsong, Sebastian Faulks
His Dark Materials, Philip Pullman
The Catcher in the Rye, JD Salinger
Great Expectations, Charles Dickens
Rebecca, Daphne du Maurier
The Hitchhiker's Guide to the Galaxy, Douglas Adams
Harry Potter and the Goblet of Fire, JK Rowling
Little Women, Louisa May Alcott
To Kill a Mockingbird, Harper Lee
The Wind in the Willows, Kenneth Grahame
Captain Corelli's Mandolin, Louis de Bernieres
War and Peace, Leo Tolstoy
Vous ne savez pas vraiment quoi en faire ; vous êtes une émission de télé anglaise après tout : le papier vous donne de l'urticaire. Vous allez donc demander à votre public -- public d'émission de télé, celui, donc, qui lit le moins de livres -- de départager tous ces joyeux participants et d'en tirer un audacieux top 5. Je répète audacieux.
A la sortie, évidemment, vous avez ça :
1. The Lord of the Rings, JRR Tolkien
2. Pride and Prejudice, Jane Austen
3. His Dark Materials, Philip Pullman
4. The Hitchhiker's Guide to the Galaxy, Douglas Adams
5. Harry Potter and the Goblet of Fire, JK Rowling
6. To Kill a Mockingbird, Harper Lee
7. Winnie the Pooh, AA Milne
8. Nineteen Eighty-Four, George Orwell
9. The Lion, the Witch and the Wardrobe, CS Lewis
10. Jane Eyre, Charlotte Brontë
11. Catch-22, Joseph Heller
12. Wuthering Heights, Emily Brontë
13. Birdsong, Sebastian Faulks
14. Rebecca, Daphne du Maurier
15. The Catcher in the Rye, JD Salinger
16. The Wind in the Willows, Kenneth Grahame
17. Great Expectations, Charles Dickens
18. Little Women, Louisa May Alcott
19. Captain Corelli's Mandolin, Louis de Bernieres
20. War and Peace, Leo Tolstoy
21. Gone with the Wind, Margaret Mitchell
Je récapitule : des tri-et autres- logies, des livres pour enfants, des livres fantastiques, ou des livres adaptés au cinéma ou à la télé. Comme dirait l'autre, que penser d'un concours où le présentateur fait gentiment remarquer que His Dark Material (A la Croisée des Mondes) est désavantagé parce qu'il n'a pas encore été porté à l'écran ? Misère...
Le résultat est celui que l'on pouvait en attendre :
According to the online booksellers Amazon, sales of DVDs and videos of the featured titles have increased far more than sales of the books. Sales of the book of Catch-22 went up by 24 per cent, sales of the 1970 film by 1,500 per cent. Sales of Captain Corelli's Mandolin went up 155 per cent, sales of the movie by 1,533 per cent.
Mais de toute façon, je ne vois pas à quoi on s'attendait de la part d'un tel public : ils avaient les soeurs Brontë, Dickens, Tolstoï et Heller, mais parmi les classiques, ils ont pris Austen. J'adore Jane, mais elle doit se retourner dans sa tombe de savoir que son roman a été choisi parce que dans la version télé de la BBC, Colin Firth montrait ses jolies, mignonnes, adorables petites fesses.
Et puis si je peux me permette de mettre mon grain de sel : ce Harry Potter-là ? Quelle foutaise !
Allez, et encore merci pour le poisson.
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Winnie the Pooh, AA Milne
The Lion, the Witch and the Wardrobe, CS Lewis
Catch-22, Joseph Heller
Gone with the Wind, Margaret Mitchell
The Lord of the Rings, JRR Tolkien
Nineteen Eighty-Four, George Orwell
Wuthering Heights, Emily Brontë
Pride and Prejudice, Jane Austen
Jane Eyre, Charlotte Brontë
Birdsong, Sebastian Faulks
His Dark Materials, Philip Pullman
The Catcher in the Rye, JD Salinger
Great Expectations, Charles Dickens
Rebecca, Daphne du Maurier
The Hitchhiker's Guide to the Galaxy, Douglas Adams
Harry Potter and the Goblet of Fire, JK Rowling
Little Women, Louisa May Alcott
To Kill a Mockingbird, Harper Lee
The Wind in the Willows, Kenneth Grahame
Captain Corelli's Mandolin, Louis de Bernieres
War and Peace, Leo Tolstoy
Vous ne savez pas vraiment quoi en faire ; vous êtes une émission de télé anglaise après tout : le papier vous donne de l'urticaire. Vous allez donc demander à votre public -- public d'émission de télé, celui, donc, qui lit le moins de livres -- de départager tous ces joyeux participants et d'en tirer un audacieux top 5. Je répète audacieux.
A la sortie, évidemment, vous avez ça :
1. The Lord of the Rings, JRR Tolkien
2. Pride and Prejudice, Jane Austen
3. His Dark Materials, Philip Pullman
4. The Hitchhiker's Guide to the Galaxy, Douglas Adams
5. Harry Potter and the Goblet of Fire, JK Rowling
6. To Kill a Mockingbird, Harper Lee
7. Winnie the Pooh, AA Milne
8. Nineteen Eighty-Four, George Orwell
9. The Lion, the Witch and the Wardrobe, CS Lewis
10. Jane Eyre, Charlotte Brontë
11. Catch-22, Joseph Heller
12. Wuthering Heights, Emily Brontë
13. Birdsong, Sebastian Faulks
14. Rebecca, Daphne du Maurier
15. The Catcher in the Rye, JD Salinger
16. The Wind in the Willows, Kenneth Grahame
17. Great Expectations, Charles Dickens
18. Little Women, Louisa May Alcott
19. Captain Corelli's Mandolin, Louis de Bernieres
20. War and Peace, Leo Tolstoy
21. Gone with the Wind, Margaret Mitchell
Je récapitule : des tri-et autres- logies, des livres pour enfants, des livres fantastiques, ou des livres adaptés au cinéma ou à la télé. Comme dirait l'autre, que penser d'un concours où le présentateur fait gentiment remarquer que His Dark Material (A la Croisée des Mondes) est désavantagé parce qu'il n'a pas encore été porté à l'écran ? Misère...
Le résultat est celui que l'on pouvait en attendre :
According to the online booksellers Amazon, sales of DVDs and videos of the featured titles have increased far more than sales of the books. Sales of the book of Catch-22 went up by 24 per cent, sales of the 1970 film by 1,500 per cent. Sales of Captain Corelli's Mandolin went up 155 per cent, sales of the movie by 1,533 per cent.
Mais de toute façon, je ne vois pas à quoi on s'attendait de la part d'un tel public : ils avaient les soeurs Brontë, Dickens, Tolstoï et Heller, mais parmi les classiques, ils ont pris Austen. J'adore Jane, mais elle doit se retourner dans sa tombe de savoir que son roman a été choisi parce que dans la version télé de la BBC, Colin Firth montrait ses jolies, mignonnes, adorables petites fesses.
Et puis si je peux me permette de mettre mon grain de sel : ce Harry Potter-là ? Quelle foutaise !
Allez, et encore merci pour le poisson.
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L'ennui, quel plaie quand même !
RB: So is there a deep or deeper reason why you write or that you attach to literature?
PC: I don’t want to be bored.
RB: You don’t want to be bored?
PC: [laughs] I don’t like being bored. In the beginning, as a young and ignorant man in my early 20s I discovered there were such beautiful things in the world like As I Lay Dying, for instance, and Ulysses. The thought that one might actually make something very beautiful, that had never existed before was really what I wanted to do. And in the end, that’s what I want to do. I would like to make something that is new and is beautiful. I may have – to the reader – more obvious obsessions. Things that I do. But I think that’s what sustains me and what excites me. I might make something new and that I hope might be beautiful.
Une interview (très longue) de Peter Carey, récemment primé Meilleur Livre Etranger, à propos de son dernier livre : My Life As a Fake.
(Via Maud Newton)
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PC: I don’t want to be bored.
RB: You don’t want to be bored?
PC: [laughs] I don’t like being bored. In the beginning, as a young and ignorant man in my early 20s I discovered there were such beautiful things in the world like As I Lay Dying, for instance, and Ulysses. The thought that one might actually make something very beautiful, that had never existed before was really what I wanted to do. And in the end, that’s what I want to do. I would like to make something that is new and is beautiful. I may have – to the reader – more obvious obsessions. Things that I do. But I think that’s what sustains me and what excites me. I might make something new and that I hope might be beautiful.
Une interview (très longue) de Peter Carey, récemment primé Meilleur Livre Etranger, à propos de son dernier livre : My Life As a Fake.
(Via Maud Newton)
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Le dernier des vrais pirates
Alleluïa ! Enfin a été trouvé la source d'inspiration du Capitaine Crochet !
Hein ?
Ben, oui, voilà la dernière théorie à la mode : 1900, la Belle Epoque, tout le tra la la, J.M. Barrie, futur auteur de Peter Pan, s'amuse beaucoup avec les quatre fils de la tante de Daphné Du Maurier (suivez, bon sang !). On sait déjà qu'ils inspireront plus tard les Enfants Perdus de la pièce, puis du livre que Barrie en a écrit. Ce qu'on ne savait pas, c'était que Barrie, grand enfant qui s'ignorait (mais les spécialistes, eux, n'en ignorent rien : il a un costard tout taillé, déjà, le pauvre James), avait l'habitude de se déguiser pour jouer avec les gamins : et, oh, miracle, merveille, rendez-vous compte de la découverte du siècle que nous faisons-là ! : Barrie s'était un jour déguisé en pirate.
Un album de photo a été retrouvé dans des papiers de la famille Du Maurier représentant Barrie faisant le couillon en dentelles. Oui, la photo n'est pas claire, mais puisqu'ils disent que c'est lui, et que c'est un pirate... Il a une épée, c'est déjà ça...
Personne n'a l'air de se dire qu'il s'est peut-être déguisé ainsi parce qu'il n'avait rien trouvé d'autre pour se déguiser. Et surtout, personne n'a l'air d'avoir réfléchi au fait que ce déguisement, endossé quatre ans avant même décrire la pièce Peter Pan ne pouvait pas avoir inspiré le Capitaine Crochet qui n'a été inventé qu'après-coup par Barrie, pour remplir les blancs de sa pièce : il n'avait pas besoin d'un personnage de méchant, puisque pour ça il avait Peter Pan lui-même.
According to Andrew Birkin, author of ''J. M. Barrie and the Lost Boys,'' ''it was only due to the prosaic necessity of a 'front-cloth scene' to give the stagehands time to change the scenery . . . that Hook was conceived at all.'' An interlude on a pirate ship was added and Hook (''O man unfathomable,'' wrote his creator) was born. An expert dramatist like Barrie, already rich from a string of hit plays and books, knew his yarn needed a bad guy, but he thought he already had one: Peter himself. Birkin writes that among the over 700 notes for ''Peter Pan'' discovered in the 1980's was one reading ''P. a demon boy (villain of story).''
Pfff, toutes ces petites illusions qui volent en éclat : bad bad me !
PS : N'oublions pas de préciser que la découverte de ce détail hyper important arrive à point nommé pour
a) le centenaire de la pièce (écrite avant le roman, ce qu'on sait moins en France)
b) la sortie du film Peter Pan à Noël
c) la sortie d'un film sur la vie de Barrie début 2004 avec Jonny Depp (oui, il les fait tous ces rôles-là) de grand gamin attardé dans l'âge adulte
Ah, un peu de marketing, c'est fou comme ça peu faire du bien
PS2 : on peut toujours se dire que la découverte de ces vieux papiers n'aura pas servi à rien. On aura au moins retrouvé le manuscrit de Rebecca de Daphné du Maurier. Youki ! Quoi ? c'est moins glamour que les pirates ? Que Nenni ! Rebecca aussi c'était une garce qui adorait les bâteaux.
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Hein ?
Ben, oui, voilà la dernière théorie à la mode : 1900, la Belle Epoque, tout le tra la la, J.M. Barrie, futur auteur de Peter Pan, s'amuse beaucoup avec les quatre fils de la tante de Daphné Du Maurier (suivez, bon sang !). On sait déjà qu'ils inspireront plus tard les Enfants Perdus de la pièce, puis du livre que Barrie en a écrit. Ce qu'on ne savait pas, c'était que Barrie, grand enfant qui s'ignorait (mais les spécialistes, eux, n'en ignorent rien : il a un costard tout taillé, déjà, le pauvre James), avait l'habitude de se déguiser pour jouer avec les gamins : et, oh, miracle, merveille, rendez-vous compte de la découverte du siècle que nous faisons-là ! : Barrie s'était un jour déguisé en pirate.
Un album de photo a été retrouvé dans des papiers de la famille Du Maurier représentant Barrie faisant le couillon en dentelles. Oui, la photo n'est pas claire, mais puisqu'ils disent que c'est lui, et que c'est un pirate... Il a une épée, c'est déjà ça...
Personne n'a l'air de se dire qu'il s'est peut-être déguisé ainsi parce qu'il n'avait rien trouvé d'autre pour se déguiser. Et surtout, personne n'a l'air d'avoir réfléchi au fait que ce déguisement, endossé quatre ans avant même décrire la pièce Peter Pan ne pouvait pas avoir inspiré le Capitaine Crochet qui n'a été inventé qu'après-coup par Barrie, pour remplir les blancs de sa pièce : il n'avait pas besoin d'un personnage de méchant, puisque pour ça il avait Peter Pan lui-même.
According to Andrew Birkin, author of ''J. M. Barrie and the Lost Boys,'' ''it was only due to the prosaic necessity of a 'front-cloth scene' to give the stagehands time to change the scenery . . . that Hook was conceived at all.'' An interlude on a pirate ship was added and Hook (''O man unfathomable,'' wrote his creator) was born. An expert dramatist like Barrie, already rich from a string of hit plays and books, knew his yarn needed a bad guy, but he thought he already had one: Peter himself. Birkin writes that among the over 700 notes for ''Peter Pan'' discovered in the 1980's was one reading ''P. a demon boy (villain of story).''
Pfff, toutes ces petites illusions qui volent en éclat : bad bad me !
PS : N'oublions pas de préciser que la découverte de ce détail hyper important arrive à point nommé pour
a) le centenaire de la pièce (écrite avant le roman, ce qu'on sait moins en France)
b) la sortie du film Peter Pan à Noël
c) la sortie d'un film sur la vie de Barrie début 2004 avec Jonny Depp (oui, il les fait tous ces rôles-là) de grand gamin attardé dans l'âge adulte
Ah, un peu de marketing, c'est fou comme ça peu faire du bien
PS2 : on peut toujours se dire que la découverte de ces vieux papiers n'aura pas servi à rien. On aura au moins retrouvé le manuscrit de Rebecca de Daphné du Maurier. Youki ! Quoi ? c'est moins glamour que les pirates ? Que Nenni ! Rebecca aussi c'était une garce qui adorait les bâteaux.
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lundi, décembre 15, 2003
Parce que, snif !, on a quand même envie d'aimer le dernier Tristan Egolf
On va voir ceux qui, malgré tout, lui on trouvé de l'intérêt.
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Google Keywords Contest : Palme d'or
Voici nos finalistes pour la très célèbre palme :
journaliste critique de but 20ème siècle en france (but de foot ?)
"livre graphique" sur l'amour (en sachant que je suis la seule réponse)
imitateur general de gaulle (heu ? 'Je vous ai compris ?)
Le vol a l'étalage (encore, mais celle là elle est mignonne avec sa petite faute d'orthographe -- en plus il est venu 2 fois)
rotten cherchez l'erreur (cherchez bien même)
ben affleck l'oréal télécharger (je suis aussi la seule réponse : tu m'étonnes...)
histoire d'autant en emporte le vent de JANE EYRE (hahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha !!!!!!!!!!!!!!!!!!)
nicolas rey nu (Rey étant, je le rappelle, un écrivain, et non une playmate de Playboy)
batman fanfiction (tiens, c'est vrai ça, j'en ai jamais vu...)
confitures elfique (quoi ? c'est plus lesbienne elfique ? putain ch'uis déçue !)
vente+corset+victorien+paris (petit pervers d'allemand, va)
"long résumé " "Peter Pan" -disney (ben tu vois y a le capitaine crochet y fait ça avec son crochet et peter y fait ça avec son épée et wendy elle crie et elle fait ça avec le nounours de john et puis y a aussi le chapeau haut-de-forme mais je sais pus à quoi y sert...)
Toutes les véritées sur Star academy 3 (surprenant que tu sois arrivé chez moi, puisqu'il n'y a même pas de réponses à ta recherche : comment ça, il n'y a pas de secrets dans star Ac 3 ? et le fait qu'Elodie soit un homme, c'est pas un secret du feu de dieu ça ?)
blog lyon alain (demandez à brice, il sait peut-être)
Moralité : moins sur ton blog tu écriras, plus de partout les cons viendront
Réjouissons-nous plutôt de cela :
blog littéraire
PS : le grand gagnant étant bien sûr histoire d'autant en emporte le vent de JANE EYRE (hahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha !!!!!!!!!!!!!!!!!! arrêtez, je vais m'étouffer)
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journaliste critique de but 20ème siècle en france (but de foot ?)
"livre graphique" sur l'amour (en sachant que je suis la seule réponse)
imitateur general de gaulle (heu ? 'Je vous ai compris ?)
Le vol a l'étalage (encore, mais celle là elle est mignonne avec sa petite faute d'orthographe -- en plus il est venu 2 fois)
rotten cherchez l'erreur (cherchez bien même)
ben affleck l'oréal télécharger (je suis aussi la seule réponse : tu m'étonnes...)
histoire d'autant en emporte le vent de JANE EYRE (hahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha !!!!!!!!!!!!!!!!!!)
nicolas rey nu (Rey étant, je le rappelle, un écrivain, et non une playmate de Playboy)
batman fanfiction (tiens, c'est vrai ça, j'en ai jamais vu...)
confitures elfique (quoi ? c'est plus lesbienne elfique ? putain ch'uis déçue !)
vente+corset+victorien+paris (petit pervers d'allemand, va)
"long résumé " "Peter Pan" -disney (ben tu vois y a le capitaine crochet y fait ça avec son crochet et peter y fait ça avec son épée et wendy elle crie et elle fait ça avec le nounours de john et puis y a aussi le chapeau haut-de-forme mais je sais pus à quoi y sert...)
Toutes les véritées sur Star academy 3 (surprenant que tu sois arrivé chez moi, puisqu'il n'y a même pas de réponses à ta recherche : comment ça, il n'y a pas de secrets dans star Ac 3 ? et le fait qu'Elodie soit un homme, c'est pas un secret du feu de dieu ça ?)
blog lyon alain (demandez à brice, il sait peut-être)
Moralité : moins sur ton blog tu écriras, plus de partout les cons viendront
Réjouissons-nous plutôt de cela :
blog littéraire
PS : le grand gagnant étant bien sûr histoire d'autant en emporte le vent de JANE EYRE (hahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha !!!!!!!!!!!!!!!!!! arrêtez, je vais m'étouffer)
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On ne doit pas avoir la même conception des mots "mauvais" et "germanopratin"
Reçu par mail :
Chère "Heileen",
Le comité directeur du CEMaPi (Centre d'Etudes Mazarine Pingeot, un blog et un site web consacrée à l'oeuvre littéraire de Mazarine Pingeot) souhaite porter son existence à votre connaissance. Il nous a en effet semblé que votre blog, bien que dynamique et mis à jour, n'aborde pas (encore?) l'oeuvre de cette écrivaine française.
Vous priant d'accepter nos sincères salutations,
Pour le CEMaPi,
Son directeur honoraire
Pouf, pouf, pouf
Cher Monsieur sans le moindre nom,
Je vous remercie de l'attention que vous me portez, mais, non, merci, je m'en passerais très bien.
Le CLDLaMu (Comité Littéraire De La Muselivre) souhaite porter à votre connaissance qu'il n'apprécie pas du tout les efforts littéraires de Mademoiselle Mitterrand fille qui a dans son petit doigt autant de talent pour l'agencement des mots que son père a de belles années à vivre devant lui. Par ailleurs, ses interventions télévisuelles particulièrement bêcheuses et peu inspirées ont la don d'énerver la peu patiente directrice littéraire unique et non honoraire de ce petit blog.
De plus, le CLDLaMu tient à préciser pour tous les nombreux petits malins qui auraient, eux aussi, à l'avenir, l'intention de faire profiter la directrice de cette publication des goûts littéraires qu'elle devrait avoir que
a) cette démarche grossière n'a aucune chance de fonctionner pour la bonne raison qu'elle est grossière et que la Muselivre n'est pas contre un peu de subtilité dans ce monde de brutes,
b) la Muselivre, outre qu'elle ne lit que ce qu'elle veut, est plutôt porter sur la littérature étrangère, et ce serait bien de s'en informer à l'avance avant de faire la moindre démarche de cet ordre que d'ailleurs je refuserai,
c) la Muselivre n'est pas un magazine littéraire : je ne reçois pas de livres gratuitement (j'aimerai bien d'ailleurs) pour en faire la critique pour un public ébaubi qui n'attendrait que ça. Me faire de la pub est donc tout à fait déplacé. Allez donc embêter Lire et Télérama
d) La Muselivre a horreur, et j'insiste sur ce terme d'horreur, qu'on lui fasse savoir ce qu'elle DEVRAIT lire. Je pense que je le sais parfaitement, merci pour moi.
Vous priant d'accepter mes plus sincères, et j'espère dernières, salutations,
Pour le CLDLaMu,
Sa directrice blogosphérique
Heileen (sans les guillemets, merci)
La caravane passe, les chiens aboient /
Chère "Heileen",
Le comité directeur du CEMaPi (Centre d'Etudes Mazarine Pingeot, un blog et un site web consacrée à l'oeuvre littéraire de Mazarine Pingeot) souhaite porter son existence à votre connaissance. Il nous a en effet semblé que votre blog, bien que dynamique et mis à jour, n'aborde pas (encore?) l'oeuvre de cette écrivaine française.
Vous priant d'accepter nos sincères salutations,
Pour le CEMaPi,
Son directeur honoraire
Pouf, pouf, pouf
Cher Monsieur sans le moindre nom,
Je vous remercie de l'attention que vous me portez, mais, non, merci, je m'en passerais très bien.
Le CLDLaMu (Comité Littéraire De La Muselivre) souhaite porter à votre connaissance qu'il n'apprécie pas du tout les efforts littéraires de Mademoiselle Mitterrand fille qui a dans son petit doigt autant de talent pour l'agencement des mots que son père a de belles années à vivre devant lui. Par ailleurs, ses interventions télévisuelles particulièrement bêcheuses et peu inspirées ont la don d'énerver la peu patiente directrice littéraire unique et non honoraire de ce petit blog.
De plus, le CLDLaMu tient à préciser pour tous les nombreux petits malins qui auraient, eux aussi, à l'avenir, l'intention de faire profiter la directrice de cette publication des goûts littéraires qu'elle devrait avoir que
a) cette démarche grossière n'a aucune chance de fonctionner pour la bonne raison qu'elle est grossière et que la Muselivre n'est pas contre un peu de subtilité dans ce monde de brutes,
b) la Muselivre, outre qu'elle ne lit que ce qu'elle veut, est plutôt porter sur la littérature étrangère, et ce serait bien de s'en informer à l'avance avant de faire la moindre démarche de cet ordre que d'ailleurs je refuserai,
c) la Muselivre n'est pas un magazine littéraire : je ne reçois pas de livres gratuitement (j'aimerai bien d'ailleurs) pour en faire la critique pour un public ébaubi qui n'attendrait que ça. Me faire de la pub est donc tout à fait déplacé. Allez donc embêter Lire et Télérama
d) La Muselivre a horreur, et j'insiste sur ce terme d'horreur, qu'on lui fasse savoir ce qu'elle DEVRAIT lire. Je pense que je le sais parfaitement, merci pour moi.
Vous priant d'accepter mes plus sincères, et j'espère dernières, salutations,
Pour le CLDLaMu,
Sa directrice blogosphérique
Heileen (sans les guillemets, merci)
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Voilà ce que arrive quand ni le traducteur, ni la maquettiste n'ont le temps de faire leur boulot
Des fans français d'Harry Potter ont entrepris de faire la liste exhaustive (régulièrement remise à jour) des fautes de frappes, de langue, d'accord ou de concordances de temps que l'on trouve dans la version française du tome 5 (en gardant à l'esprit qu'il l'ont aussi lu en anglais, et savent donc parfaitement quand les fautes sont dûes à ce pauvre Jean-François Ménard -- 14 heures de traduction par jour, quand même -- et non à J.K.).
Moi, quand je l'avais feuilleté, j'avais déjà trouvé que l'impression était minable : baveuse, surtout. Maintenant je sais que c'est un torchon de 1 000 pages. J'attendrais donc finitivement la version poche : au moins, dans ma copie en anglais, je sais pourquoi j'ai ces problèmes... Les alléas du piratage...
La caravane passe, les chiens aboient /
Moi, quand je l'avais feuilleté, j'avais déjà trouvé que l'impression était minable : baveuse, surtout. Maintenant je sais que c'est un torchon de 1 000 pages. J'attendrais donc finitivement la version poche : au moins, dans ma copie en anglais, je sais pourquoi j'ai ces problèmes... Les alléas du piratage...
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Où il y a beaucoup de sourcils froncés et de petits cris d'horreur
Les nouvelles réformes de l'orthographe, petit récapitulatif : comment vous devriez écrire depuis treize ans (1990) sans le savoir.
Je les déteste toutes : supprimer les accents circonflexes ?!! Mais ils sont malades !!!!!!!!!!!!
(Via IokanaaN)
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Je les déteste toutes : supprimer les accents circonflexes ?!! Mais ils sont malades !!!!!!!!!!!!
(Via IokanaaN)
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samedi, décembre 13, 2003
Miscellanées
Un profil d'A.S. Byatt en dernière page du Monde : elle écrirait sa Recherche du Temps Perdu !??!
Sur la même page, la traduction du discours du Nobel de Coetzee, allégorie sous les bons auspices de Robinson Crusoë.
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Sur la même page, la traduction du discours du Nobel de Coetzee, allégorie sous les bons auspices de Robinson Crusoë.
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vendredi, décembre 12, 2003
Jolie photo et manches-gigot
La mort du p'tit cheval
Poets die sooner than playwrights. Playwrights die sooner than novelists. And novelists die sooner than nonfiction writers, according to a study by James C. Kaufman, PhD, of California State University.
Mince ! Et si on est les trois à la fois ?
Le seul extrait disponible en ligne précise :
Although several investigations have found that poets tend to die younger than other types of writers, these studies often do not take into account variables of gender and culture. This study examines 1,987 deceased writers from four different cultures: American, Chinese, Turkish, and Eastern European. Both male and female poets had the shortest life spans of all four types of writers (fiction writers, poets, playwrights, and non-fiction writers), and poets had the shortest life spans in three of the four cultures (and the second shortest life span among Eastern European writers).
Les poètes mourraient plus jeunes parce que :
a) ils souffrent plus de maladies mentales, donc, sont plus autodestructeurs.
b) ils deviennent célèbres plus jeunes (et ça, c'est bien connu, la célébrité à quinze ans, ça tue...)
c) la fiction, la poésie, etc. est une pratique solitaire (lisez entre les lignes masturbation de l'esprit), et rester seul devant ça page blache, ça tue aussi sûrement que la morsure du mamba "Uma Thurman" noir (l'ennui, cette arme de destruction massive inconnue)
Conclusion de l'étude : elle se veut une aide pour les poètes et les professionnels de santé pour en apprendre plus sur "l'impact négatif de l'écriture poétique sur la mortalité et la santé" (arf ! c'est encore plus beau en anglais : "negative impact of writing poetry on mortality and health")
(Via The Elegant Variation -- le nombre de fois où je lui ai fait de la pub en quelques jours ; vous y êtes allés, au moins ?)
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Mince ! Et si on est les trois à la fois ?
Le seul extrait disponible en ligne précise :
Although several investigations have found that poets tend to die younger than other types of writers, these studies often do not take into account variables of gender and culture. This study examines 1,987 deceased writers from four different cultures: American, Chinese, Turkish, and Eastern European. Both male and female poets had the shortest life spans of all four types of writers (fiction writers, poets, playwrights, and non-fiction writers), and poets had the shortest life spans in three of the four cultures (and the second shortest life span among Eastern European writers).
Les poètes mourraient plus jeunes parce que :
a) ils souffrent plus de maladies mentales, donc, sont plus autodestructeurs.
b) ils deviennent célèbres plus jeunes (et ça, c'est bien connu, la célébrité à quinze ans, ça tue...)
c) la fiction, la poésie, etc. est une pratique solitaire (lisez entre les lignes masturbation de l'esprit), et rester seul devant ça page blache, ça tue aussi sûrement que la morsure du mamba "Uma Thurman" noir (l'ennui, cette arme de destruction massive inconnue)
Conclusion de l'étude : elle se veut une aide pour les poètes et les professionnels de santé pour en apprendre plus sur "l'impact négatif de l'écriture poétique sur la mortalité et la santé" (arf ! c'est encore plus beau en anglais : "negative impact of writing poetry on mortality and health")
(Via The Elegant Variation -- le nombre de fois où je lui ai fait de la pub en quelques jours ; vous y êtes allés, au moins ?)
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Je suis pas sûre que les Hollandais ont tant besoin que ça qu'on les force à lire
For the nation's book lovers and those yet to be converted, publisher Lemniscaat freely distributed 7,000 books in trains operating between Rotterdam and Groningen and from Haarlem to Maastricht on Monday morning.
[...] The intention is that travellers read the books on the train and leave them there so that they circulate through to fellow commuters. But Lemniscaat, which is celebrating its 40th birthday — has accepted the risk that some people might decide to take the books home.
[...] "But I can imagine that if you have started a book and you enjoy it, you will want to take it home. Take it home then, but bring it back to the train the next time."
[...] The publisher said its publicity stunt was aimed at promoting the reading of books in the train, but admitted that as the festive season approached, it was well-timed action.
Sachant que les Pays-Bas est un pays où on lit tant que le premier roman de Donna Tartt, Le maître des illusions, a été acheté par une personne sur vingt (du coup, son second livre y a été publié en exclusivité avant les USA), je ne suis pas sûre que l'opération était nécessaire. A part pour se faire une pub en or.
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[...] The intention is that travellers read the books on the train and leave them there so that they circulate through to fellow commuters. But Lemniscaat, which is celebrating its 40th birthday — has accepted the risk that some people might decide to take the books home.
[...] "But I can imagine that if you have started a book and you enjoy it, you will want to take it home. Take it home then, but bring it back to the train the next time."
[...] The publisher said its publicity stunt was aimed at promoting the reading of books in the train, but admitted that as the festive season approached, it was well-timed action.
Sachant que les Pays-Bas est un pays où on lit tant que le premier roman de Donna Tartt, Le maître des illusions, a été acheté par une personne sur vingt (du coup, son second livre y a été publié en exclusivité avant les USA), je ne suis pas sûre que l'opération était nécessaire. A part pour se faire une pub en or.
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Que savez-vous de l'année 2003 ?
Allez tester vos connaissances (que je sais ridicules) en matière d'anecdotes littéraire anglo-saxonnes. J'ai eu 8/10 : raté la 3 et la 8.
(Je suis méchante avec vous ? Moi ? Jamais...)
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(Je suis méchante avec vous ? Moi ? Jamais...)
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Vous êtes toujours perdu dès que vous rentrez dans une bibliothèque ?
La faute à Dewey. Qui a inventé le très bon, mais souvent presqu'incompréhenssible Système Décimal de Dewey. On fête son anniversaire cette semaine (sachez que pour les bibliothèquaires, Dewey est le seul et unique Dieu sur lequel se repose tout l'univers connu -- d'où l'importance de noter son anniversaire).
Amusez-vous en allant cliquer sur le lien en bas de cette page : "A quoi ressemble cette page vu par les Yeux d'un Bibliothéquaire" (What does this page look like through a Librarian's Eyes?).
(Via Maud Newton -- mon seul et unique Dieu sur lequel bla bla bla)
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Amusez-vous en allant cliquer sur le lien en bas de cette page : "A quoi ressemble cette page vu par les Yeux d'un Bibliothéquaire" (What does this page look like through a Librarian's Eyes?).
(Via Maud Newton -- mon seul et unique Dieu sur lequel bla bla bla)
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Ca c'est vraiment une saloperie
Kourouma serait mort sur la table d'opération pendant qu'on lui enlevait une tumeur bénigne.
Edit : un très bon chat sur internet de Kourouma, datant de la sortie d'Allah n'est pas obligé.
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Edit : un très bon chat sur internet de Kourouma, datant de la sortie d'Allah n'est pas obligé.
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La littérature ou la vie !
L'écrivain Jean Failler, auteur de "Mary Lester", reine du polar breton dit "de proximité", a annoncé vendredi sa décision d'arrêter la série après sa condamnation en appel pour atteinte à la vie privée d'une plaignante.
[...] La cour d'appel de Rennes a ordonné vendredi à l'éditeur d'un roman policier de Jean Failler, mêlant fiction et réalité et intitulé "Le renard des grèves", de supprimer de l'ouvrage des passages jugés attentatoires à la vie privée d'une plaignante présentée dans le livre comme une ex-prostituée.
Zut alors, si on ne peut même plus se permettre de dire du mal des gens dans les livres, mais où va la littérature !
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[...] La cour d'appel de Rennes a ordonné vendredi à l'éditeur d'un roman policier de Jean Failler, mêlant fiction et réalité et intitulé "Le renard des grèves", de supprimer de l'ouvrage des passages jugés attentatoires à la vie privée d'une plaignante présentée dans le livre comme une ex-prostituée.
Zut alors, si on ne peut même plus se permettre de dire du mal des gens dans les livres, mais où va la littérature !
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Chers visiteurs
J'apprécient toujours autant que vous soyez des centaines de milliers à venir visiter ce petit blog sans intérêt, mais pour l'intérêt de l'évolution de la science de la découverte des blogs, j'aimerais bien que vous veniez voir le NOUVEAU blog de temps en temps. Bon pour le moment, les infos y sont les mêmes, à peu de choses près, mais cela vous permettra de ne pas oublié de penser à bientôt (mais peut-être pas tout de suite) actualiser votre lien vers moi (si vous en avez un), et sutout, surtout, me dire ce que vous en pensez. Très important, ça, puisque le site est à l'essai, et qu'on essaie de le rendre aussi parfait que possible avant de le lancer définitivement comme blog officiel.
Alleeeeeezzzzz, venez quoi !
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Alleeeeeezzzzz, venez quoi !
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Et prix d'abord...
Le prix du Meilleur Livre Etranger a été attribué à Peter Carey pour Véritable histoire du gang Kelly.
Par le passé, ce prix, créé en 48 ou en 50 (les avis divergent, et comme je n'ai trouvé nulle part, et c'est bien dommage, des listes complète des primés, on ne sauira jamais) a récompensé Pastoral américaine de Philip Roth, Mon nom est Rouge d' Oran Pamuk, Testament à l'anglaise de Jonathan Coe ou encore Le médecin personnel du roi de Per Olov Enquist. Quatre bijoux que j'ai dévoré. Ce prix est le meilleur qui existe en France.
Le roman de Peter Carey a reçu le Booker Prize il y a deux ans, ainsi que le Commonwealth Prize.
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Par le passé, ce prix, créé en 48 ou en 50 (les avis divergent, et comme je n'ai trouvé nulle part, et c'est bien dommage, des listes complète des primés, on ne sauira jamais) a récompensé Pastoral américaine de Philip Roth, Mon nom est Rouge d' Oran Pamuk, Testament à l'anglaise de Jonathan Coe ou encore Le médecin personnel du roi de Per Olov Enquist. Quatre bijoux que j'ai dévoré. Ce prix est le meilleur qui existe en France.
Le roman de Peter Carey a reçu le Booker Prize il y a deux ans, ainsi que le Commonwealth Prize.
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"La mer, c'est tout juste bon pour ceux qui se contentent d'une vie de chien"
Deux bonnes critiques (PDF, p. 5, blablabla) pour Boy, de James Hanley, roman qui si ça continue, va peut-être bientôt finir sur ma table de nuit à me faire de l'oeil.
Longtemps plus connu pour avoir fait partie de ces romans anglos-saxons (Ulysse de Joyce, Lolita de Nabokov, les oeuvres d'Henry Miller) censurés et interdit de publication dans leur pays d'origine et publiés en France (où ils auraient aussi été censurés si les censeurs français avaient su parler anglais...). Mais c'est avant tout (en fait, comme Ulysse et Lolita, ce n'est pas un livre aussi choquant que le dit la rumeur) une histoire maritime et un roman sur l'enfance, inspiré de la vie de l'auteur.
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Longtemps plus connu pour avoir fait partie de ces romans anglos-saxons (Ulysse de Joyce, Lolita de Nabokov, les oeuvres d'Henry Miller) censurés et interdit de publication dans leur pays d'origine et publiés en France (où ils auraient aussi été censurés si les censeurs français avaient su parler anglais...). Mais c'est avant tout (en fait, comme Ulysse et Lolita, ce n'est pas un livre aussi choquant que le dit la rumeur) une histoire maritime et un roman sur l'enfance, inspiré de la vie de l'auteur.
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"J'ai peur"
Ce qui est beau, rare et remarquable dans le parcours de l'écrivain, c'est cette ligne de conduite inflexible, cette morale littéraire et -- indissociablement -- civique, politique, historique et sexuelle ; une morale presque puritaine.
[...] le lecteur assiste à une véritable mutation et métamorphose personnelle du langage. Il est, au fil des textes et de l'avancée du travail textuel de l'écrivain, de plus en plus lâché dans une langue scandaleuse, une langue chamboulée et révolutionnée, à la limite (dépassée) de la lisibilité, une langue qui cherche une nouvelle inscription du sens dans la sonorité des mots.
[...] Dans un texte datant de 1977, Pierre Guyotat, qui n'a jamais reculé, c'est le moins qu'on puisse dire, devant l'évocation et la conjuration de la violence remonte à la source de son inspiration et de son travail d'écrivain : "J'ai peur parce que je n'ai ni de haine ni de mépris pour personne. J'ai peur parce qu'écrire me sépare de la horde. J'ai peur parce que je peux encore tourner autour de ma folie. J'ai peur parce que j'ai de plus en plus peur de me retourner sur ce que je viens d'écrire, comme si peut-être je craignais de faire disparaître ainsi le seul objet, la seule durée avec lesquels je sache encore tenir le souffle. J'ai peur, mais cela depuis toujours, j'ai peur pour les autres. Peur pour leur sécurité."
Le Monde des Livres a un assez bon profil (toujours en PDF, page 5) de Pierre Guyotat, à l'occasion de la ressortie d'un de ses livres en Folio. Moi, je n'ai lu de lui que (mais c'est son plus célèbre) Tombeau pour cinq cent mille soldats. C'est un roman très beau, mais très violent et très sexuel qui retrace la deuxième guerre mondiale et surtout le génocide juif à travers l'histoire d'une espèce de monde imaginaire. C'est spécial, mais vraiment, je le conseille à quiconque aime la vraie très bonne littérature :
Michel Leiris écrira : « J’ai dit avoir apporté Tombeau pour cinq cent mille soldats à Picasso, tenant absolument à ce qu’il en prenne connaissance. Cela ne me serait pas venu à l’esprit si je n’avais considéré que ce livre présente un intérêt littéraire assez grand pour qu’un homme engagé aussi constamment dans son travail que l’est Picasso passe quelques heures à le lire».
Jean Paulhan déclare : « Monsieur Guyotat n’est pas sans génie. C’est un génie quelque peu brutal et systématique, mais qui mérite d’être encouragé ».
Dans Le Nouvel Observateur, l’écrivain et sociologue Jean Duvignaud se fait l’interprète de beaucoup en écrivant : « Voici un livre qui a déjà été discuté avec passion avant même d’avoir été publié [...] il s’agit d’un poème épique en prose, d’un pamphlet lyrique, d’un de ces ouvrages « incasables » qui ne ressemblent à aucun mais bouleversent la littérature... » ; « [...] on rencontre rarement chez un écrivain de vingt-cinq ans une aussi grande maîtrise dans le déchaînement de la violence et le contrôle des cauchemars – sauf chez Miller ou chez Lawrence. » ; « [...] il y faut le talent (disons le talent par pudeur) pour contrôler cette fantastique hystérie de la violence et du désir [...] » ; « [...] les jeux de la sophistique critique sont réduits à néant quand paraît une œuvre comme le Tombeau. »
La caravane passe, les chiens aboient /
[...] le lecteur assiste à une véritable mutation et métamorphose personnelle du langage. Il est, au fil des textes et de l'avancée du travail textuel de l'écrivain, de plus en plus lâché dans une langue scandaleuse, une langue chamboulée et révolutionnée, à la limite (dépassée) de la lisibilité, une langue qui cherche une nouvelle inscription du sens dans la sonorité des mots.
[...] Dans un texte datant de 1977, Pierre Guyotat, qui n'a jamais reculé, c'est le moins qu'on puisse dire, devant l'évocation et la conjuration de la violence remonte à la source de son inspiration et de son travail d'écrivain : "J'ai peur parce que je n'ai ni de haine ni de mépris pour personne. J'ai peur parce qu'écrire me sépare de la horde. J'ai peur parce que je peux encore tourner autour de ma folie. J'ai peur parce que j'ai de plus en plus peur de me retourner sur ce que je viens d'écrire, comme si peut-être je craignais de faire disparaître ainsi le seul objet, la seule durée avec lesquels je sache encore tenir le souffle. J'ai peur, mais cela depuis toujours, j'ai peur pour les autres. Peur pour leur sécurité."
Le Monde des Livres a un assez bon profil (toujours en PDF, page 5) de Pierre Guyotat, à l'occasion de la ressortie d'un de ses livres en Folio. Moi, je n'ai lu de lui que (mais c'est son plus célèbre) Tombeau pour cinq cent mille soldats. C'est un roman très beau, mais très violent et très sexuel qui retrace la deuxième guerre mondiale et surtout le génocide juif à travers l'histoire d'une espèce de monde imaginaire. C'est spécial, mais vraiment, je le conseille à quiconque aime la vraie très bonne littérature :
Michel Leiris écrira : « J’ai dit avoir apporté Tombeau pour cinq cent mille soldats à Picasso, tenant absolument à ce qu’il en prenne connaissance. Cela ne me serait pas venu à l’esprit si je n’avais considéré que ce livre présente un intérêt littéraire assez grand pour qu’un homme engagé aussi constamment dans son travail que l’est Picasso passe quelques heures à le lire».
Jean Paulhan déclare : « Monsieur Guyotat n’est pas sans génie. C’est un génie quelque peu brutal et systématique, mais qui mérite d’être encouragé ».
Dans Le Nouvel Observateur, l’écrivain et sociologue Jean Duvignaud se fait l’interprète de beaucoup en écrivant : « Voici un livre qui a déjà été discuté avec passion avant même d’avoir été publié [...] il s’agit d’un poème épique en prose, d’un pamphlet lyrique, d’un de ces ouvrages « incasables » qui ne ressemblent à aucun mais bouleversent la littérature... » ; « [...] on rencontre rarement chez un écrivain de vingt-cinq ans une aussi grande maîtrise dans le déchaînement de la violence et le contrôle des cauchemars – sauf chez Miller ou chez Lawrence. » ; « [...] il y faut le talent (disons le talent par pudeur) pour contrôler cette fantastique hystérie de la violence et du désir [...] » ; « [...] les jeux de la sophistique critique sont réduits à néant quand paraît une œuvre comme le Tombeau. »
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J'écrirai ce que je veux !
I had a lot of people offer me material during that time -- stories of bitter divorces and battles with cancer, tales of wartime starvation and midnight border crossings. Write what you know -- my nonwriter and even nonreader friends had all heard it, and they were trying their best to quickly fill my cup of experience. I'd heard the credo, too, in almost every writing class I'd ever taken, but had never liked it. Learning to "write" seemed a lot easier than sorting out "what you know." What did I know? The question seemed so cosmic, so utterly deathbed. All I knew was that I had no interest in writing autobiographically, partially because nothing in my past seemed to demand representation, and partially because I'd never been comfortable exploring my personal life in a public forum. So I crossed my fingers and thought: If I know anything -- about people, about emotions, about life -- surely it will seep, or at least trickle, into whatever material I choose. [...] In the end, I would spend two years writing a novel set entirely before I was born, in a place I'd never set foot.
I was a bit daunted, knowing, as I toiled away in my research, that so many great writers had begun their careers with semi-autobiographical novels: Thomas Wolfe's Look Homeward Angel, James Baldwin's Go Tell It On the Mountain, F. Scott Fitzgerald's This Side of Paradise, Henry Miller's Tropic of Cancer, D.H. Lawrence's Sons and Lovers. Men wrote their first books about, well, younger men in similar hometowns; women wrote of girls who looked and talked like them. And if they didn't use autobiography, most of my literary idols had at least used familiar places. In The Sun Also Rises, Hemingway drew on his knowledge of Paris and Spain; Styron set Lie Down in Darkness in his native Newport News, Va.
It seemed a rite of passage, a corner I was cutting that I would eventually have to justify.
The result of this long tradition of autobiographical debuts is that journalists and readers love connecting the literature-and-life dots. You wrote a novel about immigrants and your parents are immigrants? Your hero journeys to Poland where you, yourself, traveled several years ago? Aha! With me, interviewers get stuck asking why I chose to write about two women: I guess because I am a woman? (Saying it's a simple 50-50 choice would really be raining on the autobiographical fiction parade).
Et c'est ainsi que l'autofiction est devenue un rite de passage...
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I was a bit daunted, knowing, as I toiled away in my research, that so many great writers had begun their careers with semi-autobiographical novels: Thomas Wolfe's Look Homeward Angel, James Baldwin's Go Tell It On the Mountain, F. Scott Fitzgerald's This Side of Paradise, Henry Miller's Tropic of Cancer, D.H. Lawrence's Sons and Lovers. Men wrote their first books about, well, younger men in similar hometowns; women wrote of girls who looked and talked like them. And if they didn't use autobiography, most of my literary idols had at least used familiar places. In The Sun Also Rises, Hemingway drew on his knowledge of Paris and Spain; Styron set Lie Down in Darkness in his native Newport News, Va.
It seemed a rite of passage, a corner I was cutting that I would eventually have to justify.
The result of this long tradition of autobiographical debuts is that journalists and readers love connecting the literature-and-life dots. You wrote a novel about immigrants and your parents are immigrants? Your hero journeys to Poland where you, yourself, traveled several years ago? Aha! With me, interviewers get stuck asking why I chose to write about two women: I guess because I am a woman? (Saying it's a simple 50-50 choice would really be raining on the autobiographical fiction parade).
Et c'est ainsi que l'autofiction est devenue un rite de passage...
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Slpeen idéal
Une fascinant rétrospective de tous les auteurs qui, aux court des siècles, se sont mis à la drogue, pour leur plaisir personnel, ou parce qu'ils étaient convaincus qu'elle améliorait leur art :
After the French occupation of Algeria in the 1830s, hashish was introduced to bohemian and artistic Paris. The Paris hashish users resembled the Californian potheads of the 1960s in their idealism, poses and self-indulgence. "We were troubadours, rebels," said Flaubert, "above all we were artists." He and his contemporaries used hashish as part of their rebellion against middle-class conventions and industrial capitalism - what he castigated as "the shrivelled runt of human aspirations" typified by "railways, enema pumps, cream cakes and the guillotine". Parisian hashish smokers and eaters remained subversive types. As late as the 1870s, Arthur Rimbaud smoked hashish during the defiant phase of his adolescence when he was contemplating becoming an urban terrorist.
Balzac claimed to have "heard celestial voices and seen heavenly paintings" after sampling hashish, but it was Flaubert who published an irresistibly sexy account of drug taking. In L'Education Sentimentale he became the first novelist to eroticise drug paraphernalia. For 19th-century readers, the sexiness of drugs was clinched in a scene from Alexandre Dumas's The Count of Monte Cristo (1844). This great Romantic novel, beloved by generations of European schoolboys, included luxuriant accounts of Aladdin enjoying hashish supplied by Sinbad. These scenes climaxed - and that is the word - with a voluptuous drug-induced dream that was like every schoolboy's most tortuously wonderful wet dream. "The more he strove against this unhallowed passion the more his senses yielded to its thrall, and at length, weary of the struggle, he gave way and sank back breathless and exhausted beneath the kisses of his marvellous dream."
[...] In several novels [Wilkie] Collins described women who were yoked under male domestic tyranny, and repressed their frustrations with the help of opiates. The Victorian poet Elizabeth Barrett Browning developed an opium habit as a way of coping with the emotional tensions and male bullying of her family life. "Opium - opium - night after night! - and some nights even opium won't do," she confessed. Her drug habit helped her function and did little harm. It was the Victorian equivalent of the modern use of anti-depressants and sedatives by oppressed, unhappy women - "mother's little helpers" as the Rolling Stones called them.
[...] Although drugs didn't do much good to authors' creativity, drug sub-cultures provided wonderful material for their books. Opium dens became emblematic of urban sleaze. The scene in a sordid opium den with which Charles Dickens opened The Mystery of Edwin Drood became as enduring a literary image as the hashish dreams in The Count of Monte Cristo. The opium smoker pictured by Conan Doyle in the Sherlock Holmes story "The Man with the Twisted Lip" was typical of the sensationalised junkies of fiction: "an object of mingled horror and pity... with yellow face, drooping lids and pin-point pupils, all huddled in a chair, the wreck and ruin of a noble man".
[...] Drugs provided a marvellously adaptable and popular subject matter for authors - as sexy, sensational or sordid as they wanted. It has been a more mixed story for literary drug users. Although authors who took drugs for pure pleasure were the most criticised, they usually did the least harm to themselves. Druggy authors trying to turn themselves into transcendental voyagers virtually always made fools of themselves. And some writers who used substances both to cope and to unwind, found they couldn't handle the stuff, and did themselves harm. Others took the pills and went on working fine. Overall, then, authors were pretty much like everyone else.
PS : je voudrais juste préciser que, même s'il a été écrit sous l'influence du speed (et ça ne m'étonne pas), L'idiot de la famille, le pavé de 3000 pages de Sartre sur Flaubert est tout à fait lisible. La preuve, je l'ai fait. En plusieurs fois, sur un an, mais je l'ai fait. Bon d'accord, faut vraiment aimer Flaubert. Mais c'est très lisible.
PS 2 : si quelqu'un me retrouve en français le passage cité du Comte de Monte-Christo, je serais plus que ravie de mettre l'original. Parce que Dumas en anglais :brrrrrrrr !!!!
La caravane passe, les chiens aboient /
After the French occupation of Algeria in the 1830s, hashish was introduced to bohemian and artistic Paris. The Paris hashish users resembled the Californian potheads of the 1960s in their idealism, poses and self-indulgence. "We were troubadours, rebels," said Flaubert, "above all we were artists." He and his contemporaries used hashish as part of their rebellion against middle-class conventions and industrial capitalism - what he castigated as "the shrivelled runt of human aspirations" typified by "railways, enema pumps, cream cakes and the guillotine". Parisian hashish smokers and eaters remained subversive types. As late as the 1870s, Arthur Rimbaud smoked hashish during the defiant phase of his adolescence when he was contemplating becoming an urban terrorist.
Balzac claimed to have "heard celestial voices and seen heavenly paintings" after sampling hashish, but it was Flaubert who published an irresistibly sexy account of drug taking. In L'Education Sentimentale he became the first novelist to eroticise drug paraphernalia. For 19th-century readers, the sexiness of drugs was clinched in a scene from Alexandre Dumas's The Count of Monte Cristo (1844). This great Romantic novel, beloved by generations of European schoolboys, included luxuriant accounts of Aladdin enjoying hashish supplied by Sinbad. These scenes climaxed - and that is the word - with a voluptuous drug-induced dream that was like every schoolboy's most tortuously wonderful wet dream. "The more he strove against this unhallowed passion the more his senses yielded to its thrall, and at length, weary of the struggle, he gave way and sank back breathless and exhausted beneath the kisses of his marvellous dream."
[...] In several novels [Wilkie] Collins described women who were yoked under male domestic tyranny, and repressed their frustrations with the help of opiates. The Victorian poet Elizabeth Barrett Browning developed an opium habit as a way of coping with the emotional tensions and male bullying of her family life. "Opium - opium - night after night! - and some nights even opium won't do," she confessed. Her drug habit helped her function and did little harm. It was the Victorian equivalent of the modern use of anti-depressants and sedatives by oppressed, unhappy women - "mother's little helpers" as the Rolling Stones called them.
[...] Although drugs didn't do much good to authors' creativity, drug sub-cultures provided wonderful material for their books. Opium dens became emblematic of urban sleaze. The scene in a sordid opium den with which Charles Dickens opened The Mystery of Edwin Drood became as enduring a literary image as the hashish dreams in The Count of Monte Cristo. The opium smoker pictured by Conan Doyle in the Sherlock Holmes story "The Man with the Twisted Lip" was typical of the sensationalised junkies of fiction: "an object of mingled horror and pity... with yellow face, drooping lids and pin-point pupils, all huddled in a chair, the wreck and ruin of a noble man".
[...] Drugs provided a marvellously adaptable and popular subject matter for authors - as sexy, sensational or sordid as they wanted. It has been a more mixed story for literary drug users. Although authors who took drugs for pure pleasure were the most criticised, they usually did the least harm to themselves. Druggy authors trying to turn themselves into transcendental voyagers virtually always made fools of themselves. And some writers who used substances both to cope and to unwind, found they couldn't handle the stuff, and did themselves harm. Others took the pills and went on working fine. Overall, then, authors were pretty much like everyone else.
PS : je voudrais juste préciser que, même s'il a été écrit sous l'influence du speed (et ça ne m'étonne pas), L'idiot de la famille, le pavé de 3000 pages de Sartre sur Flaubert est tout à fait lisible. La preuve, je l'ai fait. En plusieurs fois, sur un an, mais je l'ai fait. Bon d'accord, faut vraiment aimer Flaubert. Mais c'est très lisible.
PS 2 : si quelqu'un me retrouve en français le passage cité du Comte de Monte-Christo, je serais plus que ravie de mettre l'original. Parce que Dumas en anglais :brrrrrrrr !!!!
La caravane passe, les chiens aboient /
Jackpot ?
The truth is that the jackpot theory of literature only works up to a point, and, particularly, in an impressionable marketplace like America where barrow-loads of fashionable books are bought but not read. Most of the time, in Britain, the so-called 'overnight success' usually turns out, on closer inspection, to be the well-deserved fruition of a painstaking apprenticeship.
[...] The shelf-life of most paperbacks is commensurate with yoghurt. Without Christmas, most publishers and their writers would starve.
En fait, aussi incroyable que cela puisse paraître, des livres Jackpot, en France on en a eu aussi : les deux premiers qui me viennent à l'esprit sont Bonjour Tristesse et Truisme (et je peux aussi cité, pour les romans étrangers La nostalgie de l'ange). Mais en y regardant de plus près, ce qui me frappe encore plus (comparé aux exemples donnés dans l'article : Paul Auster et Ian McEwan) c'est que les livres qui ont apporté le succès à ses inconnues d'auteurs débutantes ne sont pas bons. Mais alors pas du tout. En fait, se sont de vrais romans jetables vaguement rattrapés par le reste de l'oeuvre, qui ne s'élève pas pourtant très haut au dessus des paquerettes.
Si je cherche d'autres livres ayant eu un succès pas croyable du jour au lendemain, on en arrive à la même conclusion que le journaliste : ce sont souvent des auteurs qui faisaient un petit bout de bonhomme de chemin dans une obscurité quasi surnaturelle. Houellbecq ou Beigbeder sont les exemples types. Tiens, c'est marrant ça : ce sont aussi pour de mauvais romans.
Ce ne sont pas ces auteurs qui penseront comme Auden que la célèbrité "rend souvent un auteur vain, mais rarement fier".
La caravane passe, les chiens aboient /
[...] The shelf-life of most paperbacks is commensurate with yoghurt. Without Christmas, most publishers and their writers would starve.
En fait, aussi incroyable que cela puisse paraître, des livres Jackpot, en France on en a eu aussi : les deux premiers qui me viennent à l'esprit sont Bonjour Tristesse et Truisme (et je peux aussi cité, pour les romans étrangers La nostalgie de l'ange). Mais en y regardant de plus près, ce qui me frappe encore plus (comparé aux exemples donnés dans l'article : Paul Auster et Ian McEwan) c'est que les livres qui ont apporté le succès à ses inconnues d'auteurs débutantes ne sont pas bons. Mais alors pas du tout. En fait, se sont de vrais romans jetables vaguement rattrapés par le reste de l'oeuvre, qui ne s'élève pas pourtant très haut au dessus des paquerettes.
Si je cherche d'autres livres ayant eu un succès pas croyable du jour au lendemain, on en arrive à la même conclusion que le journaliste : ce sont souvent des auteurs qui faisaient un petit bout de bonhomme de chemin dans une obscurité quasi surnaturelle. Houellbecq ou Beigbeder sont les exemples types. Tiens, c'est marrant ça : ce sont aussi pour de mauvais romans.
Ce ne sont pas ces auteurs qui penseront comme Auden que la célèbrité "rend souvent un auteur vain, mais rarement fier".
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L'Histoire Sans Fin
Incroyable, on en verra jamais le bout de cette histoire de bazardage d'Editis/ ancien VUP (oh, je vais pas pous refaire l'intégralité de la tirade !) !
La caravane passe, les chiens aboient /
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Génération perdue
MobyLives (édito de la colonne de gauche) s'interroge sur l'absence de guide, de leader (je le ferais pas en allemand) de la génération des15-25 ans. Chaque génération le sien : La génération des années 20 avait Fitzgerald, celle des trentenaires, justement renommée génération X par l'un de ses leaders, avait Douglas Coupland (celui qui donc a inventé le terme dans son roman éponyme) ou Bret Easton Ellis, pour les 25-30 ans. Attention, même si vous avez 15 ans, que vous lisez Les lois de l'attraction et que vous vous y retrouvez, cela ne fait pas d'Ellis votre porte-parole : d'abord, parce qu'il n'a pas votre âge, ensuite parce qu'il n'a pas écrit LE roman faisant spécifiquement référence à votre génération et à ses problèmes.
Comme aux USA, il y a beaucoup, en France, de ces romans jetables écrits par des gamins ou autres, qui essayent de surfer sur cette vague 15-25 : on peut citer Virginie Despentes ou Hell de Lolita Pill (tout le monde l'a oublié ce bouquin, hein ?). Mais lequel est capable de montrer une génération capable d'aduler Britney Spears puis de faire un carton dans son école ?
Des suggestions ? (Evitez de me citer BGBD et Houellebecq, pour les raisons citées au-dessus pour Ellis, et parce que ces deux-là ne sont représentatifs de rien du tout)
Sachez cependant que si vous devenez l'écrivain-phare de votre génération, cela peut, comme interprêter une James Bong girl pour les actrices, tuer votre carrière d'écrivain. La rançon du succès.
Edit: Toujours chez Moby, des réponses à cet éditorial.
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Comme aux USA, il y a beaucoup, en France, de ces romans jetables écrits par des gamins ou autres, qui essayent de surfer sur cette vague 15-25 : on peut citer Virginie Despentes ou Hell de Lolita Pill (tout le monde l'a oublié ce bouquin, hein ?). Mais lequel est capable de montrer une génération capable d'aduler Britney Spears puis de faire un carton dans son école ?
Des suggestions ? (Evitez de me citer BGBD et Houellebecq, pour les raisons citées au-dessus pour Ellis, et parce que ces deux-là ne sont représentatifs de rien du tout)
Sachez cependant que si vous devenez l'écrivain-phare de votre génération, cela peut, comme interprêter une James Bong girl pour les actrices, tuer votre carrière d'écrivain. La rançon du succès.
Edit: Toujours chez Moby, des réponses à cet éditorial.
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L'Amérique ? Le pire de l'Union Soviétique
C'est l'opinion d'un poète russe, Evgenii Evtouchenko, très connu dans le monde entier (sauf en France, bien sûr..., où ses derniers livres publiés remontent à 1983 !!!!!) et actuellement prof dans une université américaine (Tulsa, Oklahoma : l'amérique profonde, quoi... Un russe prof dans l'amérique profonde... Qu'on ne me dise pas qu'il n'y a pas quand même deux ou trois trucs qui se sont arrangés dans ce pays. D'ailleurs en amérique, on le compare à Walt Whitman et Bob Dylan...) :
Today, he said, some developments in the United States remind him of "the worst of the Soviet Union."
"The Soviet Union wanted to take care of some countries without a deep understanding of their histories, their traditions, their political situations," he said. "In the same way, some Americans now believe, sometimes very sincerely, that everyone will be happy only if they live like Americans. That's naïveté, and believe me, our leaders were not less naïve.
You didn't really study the situation in Iraq very well. Saddam Hussein was not my cup of tea, but you miscalculated, it's clear now. Your first reaction was to go and get him out, which is typical Soviet behavior. Too much self-assurance is the complex of a great empire, but intelligent people know how all empires end."
En son temps, il avait été élu au nouveau parlement russe de 88 à 91, maintenant, il se fait plus modeste :
"Advice, it's very easy," he said. "I don't want to play the role of giving advice to other people. I choose my role. I'm a writer because I don't need power, only the power of words. It is sinful for a writer not to think about political subjects, but I don't want to pretend that I have some secret understanding that no one else has."
Si vous lisez le russe, beaucoup de ses poèmes sont disponibles ici, sinon, vous pouvez toujours essayer de vous les Babelfisher en anglais (mais franchement, c'est vraiment nullissime, c'est juste pour se donner une idée) : moi je dis, apprenez tous le russe !
(Via Kitabkhana)
La caravane passe, les chiens aboient /
Today, he said, some developments in the United States remind him of "the worst of the Soviet Union."
"The Soviet Union wanted to take care of some countries without a deep understanding of their histories, their traditions, their political situations," he said. "In the same way, some Americans now believe, sometimes very sincerely, that everyone will be happy only if they live like Americans. That's naïveté, and believe me, our leaders were not less naïve.
You didn't really study the situation in Iraq very well. Saddam Hussein was not my cup of tea, but you miscalculated, it's clear now. Your first reaction was to go and get him out, which is typical Soviet behavior. Too much self-assurance is the complex of a great empire, but intelligent people know how all empires end."
En son temps, il avait été élu au nouveau parlement russe de 88 à 91, maintenant, il se fait plus modeste :
"Advice, it's very easy," he said. "I don't want to play the role of giving advice to other people. I choose my role. I'm a writer because I don't need power, only the power of words. It is sinful for a writer not to think about political subjects, but I don't want to pretend that I have some secret understanding that no one else has."
Si vous lisez le russe, beaucoup de ses poèmes sont disponibles ici, sinon, vous pouvez toujours essayer de vous les Babelfisher en anglais (mais franchement, c'est vraiment nullissime, c'est juste pour se donner une idée) : moi je dis, apprenez tous le russe !
(Via Kitabkhana)
La caravane passe, les chiens aboient /
Mythos
Petit site sympa sur les mythologies nordiques.
(Via Amis, il faut faire une pause...)
La caravane passe, les chiens aboient /
(Via Amis, il faut faire une pause...)
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Sacré Kourouma !
Témoin de son temps, dénonçant sans complaisance les travers et les horreurs des pouvoirs africains, Ahmadou Kourouma, un ancien d’Indochine - les atrocités de la guerre, il savait donc bien ce que c’était - exécrait l’ethnicisme. Il avait condamné le génocide rwandais. Il abhorrait ce qui se passe en ce moment dans son propre pays, la Côte d’Ivoire. Sans doute aurait-il troussé une bonne histoire sur un tel sujet. Et l’on ignore, pour l’instant, s’il a pu, avant son dernier souffle écrire sur deux thèmes qui lui tenaient à cœur : les conférences nationales en Afrique qui ont souvent débouché sur un recul de la démocratie, et Samory Touré. Pourquoi sur Samory ? Parce que, disait-il en 2001, dans une interview, “ il a donné ma grand-mère à son chef de guerre ; alors pour la venger, la pauvre ! il faudrait que je parle de cela ”.
Un article pour honorer la mémoire d'Ahmadou Kourouma.
Dans les autres articles, on parle surtout des problèmes que Kourouma avait dernièrement eu avec le gouvernement ivoirien. En effet :
L'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, s'était résolument engagé dans la tourmente ivoirienne. En mars il avait commencé un roman sur le drame de son pays. Victime lui aussi des déchirures identitaires qui depuis le 19 septembre 2002 ont tailladé la Côte d'Ivoire, Kourouma a été conduit à s'exiler pour avoir osé dénoncer ce qu'il considérait comme des dérives graves du pouvoir en place. [...] l'écrivain qui avait dénoncé les ravages de l'"ivoirité", un concept d'exclusion politique sur une base ethnique, et pris parti pour l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, musulman du nord comme lui et honni par le régime.
"Il est mort carrément en exil", a d'ailleurs déclaré [le président ivoirien] à l'Afp à l'annonce du décès de l'écrivain. En mars dernier, Ahmadou Kourouma avait été l'objet d'un lynchage médiatique en règle dans des médias favorables au pouvoir. Pendant une semaine, il avait été accusé de soutenir les militaires qui s'étaient soulevés le 19 septembre, ou encore de ne pas être Ivoirien.
Le ministre de la Communication de l'époque, M. Séry Bailly, lui avait consacré une double page dans le quotidien Fraternité Matin, estimant en substance que l'écrivain était prisonnier de ses origines malinké (groupe linguistique du nord du pays, majoritairement musulman).
[...] "Je dis les choses crûment. "Depuis que j'ai dit que (le président Laurent) Gbagbo est entouré de tueurs, on m'en veut", reconnaissait l'auteur.
Le roman que Kourouma préparait sur la crise restera malheureusement inachevé :
Il voulait que le pouvoir lise le roman sur la crise ivoirienne qu'il avait commencé dans son exil français. "Mes enfants me l'ont demandé", confiait l'écrivain. Comme la crise, il reste inachevé. Dans ce nouveau texte, avait expliqué Ahmadou Kourouma, "mon héros arrive en Côte d'Ivoire mais il n'a pas de chance, les événements éclatent. Il poursuit son aventure avec les escadrons de la mort, la situation politique, les charniers (...). Je voudrais que le pouvoir le lise. Cela pourrait permettre de réfléchir, de prendre du recul sur la situation, de voir les responsabilités de chacun et ce qui a conduit à tout cela. Je n'écris pas rapidement. J'espère que la situation sera améliorée avant que le livre ne soit terminé".
Il croyait fondamentalement, lui, à un retour à la paix et il n'aura malheureusement pas eu le temps de le voir.
"Nous ne suivrons pas les pessimistes qui croient (...) à la quasi impossibilité du retour de la paix en Côte d'Ivoire, (le pays) deviendra ce qu'(il) a toujours été, la patrie des hommes de toutes religions, de toutes origines (...)"
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Un article pour honorer la mémoire d'Ahmadou Kourouma.
Dans les autres articles, on parle surtout des problèmes que Kourouma avait dernièrement eu avec le gouvernement ivoirien. En effet :
L'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, s'était résolument engagé dans la tourmente ivoirienne. En mars il avait commencé un roman sur le drame de son pays. Victime lui aussi des déchirures identitaires qui depuis le 19 septembre 2002 ont tailladé la Côte d'Ivoire, Kourouma a été conduit à s'exiler pour avoir osé dénoncer ce qu'il considérait comme des dérives graves du pouvoir en place. [...] l'écrivain qui avait dénoncé les ravages de l'"ivoirité", un concept d'exclusion politique sur une base ethnique, et pris parti pour l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, musulman du nord comme lui et honni par le régime.
"Il est mort carrément en exil", a d'ailleurs déclaré [le président ivoirien] à l'Afp à l'annonce du décès de l'écrivain. En mars dernier, Ahmadou Kourouma avait été l'objet d'un lynchage médiatique en règle dans des médias favorables au pouvoir. Pendant une semaine, il avait été accusé de soutenir les militaires qui s'étaient soulevés le 19 septembre, ou encore de ne pas être Ivoirien.
Le ministre de la Communication de l'époque, M. Séry Bailly, lui avait consacré une double page dans le quotidien Fraternité Matin, estimant en substance que l'écrivain était prisonnier de ses origines malinké (groupe linguistique du nord du pays, majoritairement musulman).
[...] "Je dis les choses crûment. "Depuis que j'ai dit que (le président Laurent) Gbagbo est entouré de tueurs, on m'en veut", reconnaissait l'auteur.
Le roman que Kourouma préparait sur la crise restera malheureusement inachevé :
Il voulait que le pouvoir lise le roman sur la crise ivoirienne qu'il avait commencé dans son exil français. "Mes enfants me l'ont demandé", confiait l'écrivain. Comme la crise, il reste inachevé. Dans ce nouveau texte, avait expliqué Ahmadou Kourouma, "mon héros arrive en Côte d'Ivoire mais il n'a pas de chance, les événements éclatent. Il poursuit son aventure avec les escadrons de la mort, la situation politique, les charniers (...). Je voudrais que le pouvoir le lise. Cela pourrait permettre de réfléchir, de prendre du recul sur la situation, de voir les responsabilités de chacun et ce qui a conduit à tout cela. Je n'écris pas rapidement. J'espère que la situation sera améliorée avant que le livre ne soit terminé".
Il croyait fondamentalement, lui, à un retour à la paix et il n'aura malheureusement pas eu le temps de le voir.
"Nous ne suivrons pas les pessimistes qui croient (...) à la quasi impossibilité du retour de la paix en Côte d'Ivoire, (le pays) deviendra ce qu'(il) a toujours été, la patrie des hommes de toutes religions, de toutes origines (...)"
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La famille était conne
A great literary mystery has been solved after Danish police arrested four people suspected of dealing in rare books worth up to $50 million which were stolen from Denmark's Royal Library more than 30 years ago.
The library said on Thursday the books dated as far back as the sixteenth century and included original works by historical notables such as Thomas More, John Milton, Immanuel Kant, Martin Luther and the Danish astronomer Tycho Brahe.
The books were originally stolen in the 1960s and 1970s by a library employee, now deceased. His widow and three others sold some of the precious books but were caught out when they tried to sell a 500-year-old tome at London auction house Christie's.
(Via The Elegant Variation)
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The library said on Thursday the books dated as far back as the sixteenth century and included original works by historical notables such as Thomas More, John Milton, Immanuel Kant, Martin Luther and the Danish astronomer Tycho Brahe.
The books were originally stolen in the 1960s and 1970s by a library employee, now deceased. His widow and three others sold some of the precious books but were caught out when they tried to sell a 500-year-old tome at London auction house Christie's.
(Via The Elegant Variation)
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Et vous à cinq ans vous faisiez quoi ?
Moi, personnellement, je suçais mon pouce, mais au moins, je le suçais avec style.
Quand j'ai entendu parler de ce gamin qui avait publié son deuxième livre d'image à 5 ans, faisant de lui un phénomène éditorial (rien que ça), j'ai d'abord trouver ça complètement ridicule. Ouais, d'accord, je trouve toujours ça complètement ridicule ; les parents de ce mots (c'est de la publication à compte d'auteur) sont de sales profiteurs exploiteur de gamins, et dans très peu de telmps, oh, joie !, ils vont très certainement tomber sur un éditeur aussi dépourvu de scrupules qu'eux.
Mais je suis aussi allée voir, par acquis de conscience, de quoi il retournait exactement, et je dois bien avouer que quand même, ce gamin a un certain talent pour l'art figuratif (ou stylisé, ou quelque soit la manière dont vous appelez ça). Reste à savoir ce qu'il en restera quand le monde entier l'aura exploité jusqu'à la lie.
(Via The Elegant Variation)
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Quand j'ai entendu parler de ce gamin qui avait publié son deuxième livre d'image à 5 ans, faisant de lui un phénomène éditorial (rien que ça), j'ai d'abord trouver ça complètement ridicule. Ouais, d'accord, je trouve toujours ça complètement ridicule ; les parents de ce mots (c'est de la publication à compte d'auteur) sont de sales profiteurs exploiteur de gamins, et dans très peu de telmps, oh, joie !, ils vont très certainement tomber sur un éditeur aussi dépourvu de scrupules qu'eux.
Mais je suis aussi allée voir, par acquis de conscience, de quoi il retournait exactement, et je dois bien avouer que quand même, ce gamin a un certain talent pour l'art figuratif (ou stylisé, ou quelque soit la manière dont vous appelez ça). Reste à savoir ce qu'il en restera quand le monde entier l'aura exploité jusqu'à la lie.
(Via The Elegant Variation)
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jeudi, décembre 11, 2003
Bon soyons claire
Que celui qui a cherché HEILEEN HOBBES (avaec les majuscules, oui) se dénonce. Oui, Heileen Hobbes, c'est moi, mais en fait, c'est pas vraiment moi. Et les recherches personnalisées comme ça, ça me fout le trouille ; tu n'imagines pas à quel point, googlien étranger anonyme, je suis totalement paranoïaque. Tu cherches quoi : mon adresse, mon numéro de téléphone, mon vrai nom, ma photo,...? Mais va voir ailleurs si j'y suis !
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Déjà que la coupole avait une réputation de merde
L'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, 77 ans, a été élu jeudi à l'Académie française au fauteuil de Léopold Sédar Senghor décédé en décembre 2001, a annoncé l'institution.
M. Giscard d'Estaing a obtenu au premier tour 19 voix sur 34. Il y a eu 8 bulletins marqués d'une croix (refus du candidat) et 4 bulletins blancs. Deux candidats "inconnus" des services de l'Académie, Michel Tack et Robert Pioche, ont respectivement obtenu 2 et 1 voix.
Maintenant, c'est sûr, vous aurez tous une bonne raison de rire et de cracher sur l'Académie Française. Non que ça manquait, mais maintenant, au moins, c'est tout ce qu'il y a de plus officiel.
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M. Giscard d'Estaing a obtenu au premier tour 19 voix sur 34. Il y a eu 8 bulletins marqués d'une croix (refus du candidat) et 4 bulletins blancs. Deux candidats "inconnus" des services de l'Académie, Michel Tack et Robert Pioche, ont respectivement obtenu 2 et 1 voix.
Maintenant, c'est sûr, vous aurez tous une bonne raison de rire et de cracher sur l'Académie Française. Non que ça manquait, mais maintenant, au moins, c'est tout ce qu'il y a de plus officiel.
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2003, année noire (non il n'y a pas de jeu de mot)
Ce doit être au moins la cinquième fois que je mentionne cette année la mort d'un écrivain important : si je ne fais que dans les statistiques, c'est vraiment une sale année. Mais je ne fais pas dans les statistisues, parce qu'aujourd"hui, je suis vraiment déprimée :
L'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, 76 ans, prix Renaudot 2000 pour "Allah n'est pas obligé", est décédé jeudi à Lyon, ont annoncé les éditions du Seuil qui le publiaient.
C'est presque l'un des pères fondateurs de la littérature africaine de langue française qui vient de s'éteindre. J'ai tellement le cafard que j'ai même pas envie d'en parler. Je vais aller renifler dans mon coin et me relire deux ou trois de ses magnifiques livres.
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L'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, 76 ans, prix Renaudot 2000 pour "Allah n'est pas obligé", est décédé jeudi à Lyon, ont annoncé les éditions du Seuil qui le publiaient.
C'est presque l'un des pères fondateurs de la littérature africaine de langue française qui vient de s'éteindre. J'ai tellement le cafard que j'ai même pas envie d'en parler. Je vais aller renifler dans mon coin et me relire deux ou trois de ses magnifiques livres.
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L'Attaque de l'Invasion des Livres Profanateurs d'Etagères...
C’est l’époque où, par milliers, les beaux-livres attaquent. On conseille de mettre à l’abri les enfants et les bibelots fragiles. Car ils sont dangereux, massifs et contondants. On ne sait jamais où ni quand ils vont frapper. J’ai vu une standardiste recevoir sur les pieds trois kilos de «Sagesse tibétaine», un postier tomber dans la rue sous le poids des «Plus Belles Voies ferrées du Limousin», une concierge être agressée par un ouvrage sur la chasse au sanglier et une monographie du ball-trap – c’est un spectacle affreux.
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L'année prochaine, elle ne sera plus là pour le recevoir, ou Connards de l'Académie Nobel
Sélectionné deux fois pour le prix Nobel de littérature, dont cette année, Janet Frame a probablement vu là sa dernière chance de l'avoir s'envoler, mais c'est sans doute loin d'être le principal de ses soucis. Atteinte d'un cancer en phase terminale, l'écrivain de 76 ans accumule les "galères" (le mot est faible) depuis toujours : la plus connue étant le diagnostique de skizophrénie qui lui fut fait, la condamnant à huit ans d'asile psychiatrique. Elle ne fut sauver de la lobotomie que parce qu'elle avait réussi à prouver son immense talent littéraire. Sa biographie en trois volumes (Ma terre, mon île ; Un ange à ma table, et Le messager) est ce qu'on fait de mieux en matière d'étude d'un cas personnel de skizophrénie et a été adapté en film par Jane Campion. Mais tous ses livres sont formidables : Le jardin aveugle, Poussière et lumière du jour, Visages noyés (extrait), La fille-bison, Les hibous pleurent vraiment, etc.
"Hers is a basic survival story, a story about a woman who lost control of her life and regained it. There are so many fundamental narrative elements there that have resonance for everybody - that's why people have embraced them"
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"Hers is a basic survival story, a story about a woman who lost control of her life and regained it. There are so many fundamental narrative elements there that have resonance for everybody - that's why people have embraced them"
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Prix Cervantes
Le prix littéraire Cervantés 2003, le plus prestigieux des lettres hispaniques et doté de 90.152 euros, a été attribué au poète chilien Gonzalo Rojas
[...] L'amour, l'érotisme et l'affrontement entre la vie et la mort ont marqué son oeuvre poétique
[...] Le poète chilien a devancé le romancier espagnol Juan Marsé lors du dernier vote du jury présidé par le directeur de l'Académie royale espagnole, Victor Garcia de la Concha.
Comme le prix Nobel, le Prix Cervantès récompense l'ensemble d'une oeuvre (ou si on préferre un auteur), plutôt qu'un seul roman. en France, un seul de ses livres est publié chez un minuscule éditeur que personne ne connaît : L'illuminé, chez Myriam Solal.
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[...] L'amour, l'érotisme et l'affrontement entre la vie et la mort ont marqué son oeuvre poétique
[...] Le poète chilien a devancé le romancier espagnol Juan Marsé lors du dernier vote du jury présidé par le directeur de l'Académie royale espagnole, Victor Garcia de la Concha.
Comme le prix Nobel, le Prix Cervantès récompense l'ensemble d'une oeuvre (ou si on préferre un auteur), plutôt qu'un seul roman. en France, un seul de ses livres est publié chez un minuscule éditeur que personne ne connaît : L'illuminé, chez Myriam Solal.
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Cours privé
Un manuscrit de 495 pages du philosophe Henri Bergson, mis à prix 5.000 euros, a été adjugé mercredi pour 14.000 euros lors d'une vente aux enchères à Angoulême [...]
L'ouvrage original, intitulé "Cours de philosophie" (1891-1892) et jamais édité, [...]
"Les manuscrits des oeuvres éditées ont été détruits par l'auteur", explique Nicole Perray, libraire spécialisée en livres anciens et experte auprès de la salle des ventes d'Angoulême. "Quant à ses cours qui n'ont jamais été publiés de son vivant, il les gardait ou les offrait à ses amis".
Selon la libraire, un lycée de Clermont-Ferrand où Henri Bergson a enseigné avant de rejoindre Henri IV possède le manuscrit d'un autre cours.
[...] les leçons de Bergson, écrites, selon Nicole Perray, "d'une manière régulière, sans ratures, avec quelques notes marginales" et organisées en plusieurs chapitres, consacrés notamment à la psychologie, à la mémoire ou aux émotions.
La caravane passe, les chiens aboient /
L'ouvrage original, intitulé "Cours de philosophie" (1891-1892) et jamais édité, [...]
"Les manuscrits des oeuvres éditées ont été détruits par l'auteur", explique Nicole Perray, libraire spécialisée en livres anciens et experte auprès de la salle des ventes d'Angoulême. "Quant à ses cours qui n'ont jamais été publiés de son vivant, il les gardait ou les offrait à ses amis".
Selon la libraire, un lycée de Clermont-Ferrand où Henri Bergson a enseigné avant de rejoindre Henri IV possède le manuscrit d'un autre cours.
[...] les leçons de Bergson, écrites, selon Nicole Perray, "d'une manière régulière, sans ratures, avec quelques notes marginales" et organisées en plusieurs chapitres, consacrés notamment à la psychologie, à la mémoire ou aux émotions.
La caravane passe, les chiens aboient /
mercredi, décembre 10, 2003
Saute-moi dessus, Malfoy !
Vous vous êtes toujours demandé ce qu'il y avait entre le Captaine Kirk et son fidèle Spoke ? Si Spike s'était fait Willow ou Alex, ou les deux ensemble ? Si Gimli avait finalement déclaré sa flamme à Galadriel et qu'elle y avait répondu par l'affirmative (oh, oui Gimliiiiiii !) ? Si Draco Malfoy n'était pas en fait l'homme de la vie d'Harry Potter, ce qui expliquerait pourquoi l'un sort avec une face de pékinois, et l'autre est aussi nul avec les filles à déjà quinze ans ?
Si vraiment aucune de ces questions ne vous a jamais traversé l'esprit, même furtivement, alors vous n'êtes pas mûrs pour entendre parler du fandom. Passez votre chemin.
Jadis sub-culture ignorée du monde, la fan-fiction est en train de coloniser la planète : utilisée d'ici jusqu'à Pékin, en passant surtout par le Japon et les USA, elle n'a fini par attirer le regard des journalistes américains que pendant les trois longues années d'attentes du 5ème tome de Harry Potter, pendant lesquelles elle a connu un boom phénoménale, à tel point que sans doute plus de 60% des fan-fictions diffusées actuellement sur internet sont consacrées à HP.
Mais qu'est-ce que la fan-fiction ?!! entend-je crier au fond de la classe. C'est l'art de donner vie à vos personnage favoris de livres ou séries télés (principalement) mais dans des aventures uniquement imaginées par vous. Vous piquez les personnages, vous piquez l'atmosphère et l'univers, et vous vous lâchez sur tous le reste. Vous croyez que Sirius n'est pas vraiment mort ? Dites-le. Vous croyez qu'il existe un anneau inconnu des Elfes ? Dites-le. Vous croyez que l'Enterprise est une vulgaire maquette ? Mais dites le, bordel !
Les fan-fiction, c'est beaucoup d'aventures souvent délirantes, mais surtout de la romance et le désormais célèbre "slash". C'est quoi le slash ?, demande l'innocent : éh, bien si tu es vraiment innocent, le slash, ce n'est peut-être pas pour toi, car c'est une réinterprétation sans ambiguïté de vos personnages favoris en homosexuels. Et croyez-moi, ça marche. Oui, Harry et Draco sont gays, et ils forment le plus beau couple du fandom (opposé au canon de JK Rowling), merci pour eux.
Inventé pour combler une lacune évidente dans l'analyse des rapports entre le Capitaine Kirk et Spoke, le slash (pour Kirk / Spoke) est la forme de fan-fiction préferrée des... femmes hétérosexuelles ! Ce sont elles principalement qui l'écrivent et le lisent.
La fan-fiction est un phénomène de société qui s'étend. A la sortie d'HP5, plusieurs journaux américains lui consacrèrent un article, maintenant, ce sont les anglais qui s'y mettent (bas de page). Mais ce n'est pas forcément du goûts des auteurs : Terry Patchett et Anne Rice poursuivent inlassablement tous ceux qui osent piocher dans leur oeuvres, et JK Rowling, même si elle apprécie en général les fan-fictions, craint énormément les plus crues, qui sont légions, tombant sans complexe dans le pornos le plus débridé. En se basant sur des livres pour enfants... (Mais attention, les auteurs de fan-fiction ont une très haute éthique : toutes les histoires classée X impliquant des personnages de moins de 17 ans sont férocement éradiquées du Web).
Le plus surprenant dans ce phénomène, c'est qu'au milieu d'innombrable histoires merdiques, on trouve de vrais talent, et de probables futurs écrivains... La prochaine J.K Rowling aura-t-elle poussé Rogue dans les bras de Lupin ? A vous de voir.
La caravane passe, les chiens aboient /
Si vraiment aucune de ces questions ne vous a jamais traversé l'esprit, même furtivement, alors vous n'êtes pas mûrs pour entendre parler du fandom. Passez votre chemin.
Jadis sub-culture ignorée du monde, la fan-fiction est en train de coloniser la planète : utilisée d'ici jusqu'à Pékin, en passant surtout par le Japon et les USA, elle n'a fini par attirer le regard des journalistes américains que pendant les trois longues années d'attentes du 5ème tome de Harry Potter, pendant lesquelles elle a connu un boom phénoménale, à tel point que sans doute plus de 60% des fan-fictions diffusées actuellement sur internet sont consacrées à HP.
Mais qu'est-ce que la fan-fiction ?!! entend-je crier au fond de la classe. C'est l'art de donner vie à vos personnage favoris de livres ou séries télés (principalement) mais dans des aventures uniquement imaginées par vous. Vous piquez les personnages, vous piquez l'atmosphère et l'univers, et vous vous lâchez sur tous le reste. Vous croyez que Sirius n'est pas vraiment mort ? Dites-le. Vous croyez qu'il existe un anneau inconnu des Elfes ? Dites-le. Vous croyez que l'Enterprise est une vulgaire maquette ? Mais dites le, bordel !
Les fan-fiction, c'est beaucoup d'aventures souvent délirantes, mais surtout de la romance et le désormais célèbre "slash". C'est quoi le slash ?, demande l'innocent : éh, bien si tu es vraiment innocent, le slash, ce n'est peut-être pas pour toi, car c'est une réinterprétation sans ambiguïté de vos personnages favoris en homosexuels. Et croyez-moi, ça marche. Oui, Harry et Draco sont gays, et ils forment le plus beau couple du fandom (opposé au canon de JK Rowling), merci pour eux.
Inventé pour combler une lacune évidente dans l'analyse des rapports entre le Capitaine Kirk et Spoke, le slash (pour Kirk / Spoke) est la forme de fan-fiction préferrée des... femmes hétérosexuelles ! Ce sont elles principalement qui l'écrivent et le lisent.
La fan-fiction est un phénomène de société qui s'étend. A la sortie d'HP5, plusieurs journaux américains lui consacrèrent un article, maintenant, ce sont les anglais qui s'y mettent (bas de page). Mais ce n'est pas forcément du goûts des auteurs : Terry Patchett et Anne Rice poursuivent inlassablement tous ceux qui osent piocher dans leur oeuvres, et JK Rowling, même si elle apprécie en général les fan-fictions, craint énormément les plus crues, qui sont légions, tombant sans complexe dans le pornos le plus débridé. En se basant sur des livres pour enfants... (Mais attention, les auteurs de fan-fiction ont une très haute éthique : toutes les histoires classée X impliquant des personnages de moins de 17 ans sont férocement éradiquées du Web).
Le plus surprenant dans ce phénomène, c'est qu'au milieu d'innombrable histoires merdiques, on trouve de vrais talent, et de probables futurs écrivains... La prochaine J.K Rowling aura-t-elle poussé Rogue dans les bras de Lupin ? A vous de voir.
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Potter Ac'
En ce sens, Poudlard, c'est la Star Academy des magiciens. Là aussi, cela se passe dans un château. Avec des profs qui, comme Armande Altaï, peuvent ressembler à des sorcières, lesquelles vous expliquent avec un rien de dédain qu'il ne suffit pas d'avoir des dons pour être artiste: encore faut-il les travailler.
[...] vous êtes friand de le Star Ac et de Harry Potter, ces deux programmes scolaires qui font l'apologie d'une éducation plutôt réactionnaire, où l'on travaille, où l'on apprend, où la discipline et le respect des professeurs ne sont pas de vains mots, et pourtant, à vous en croire, vous n'en voudriez pour rien au monde pour vos propres enfants. Bizarre. Car Harry est un ami qui vous veux du bien. [...] Harry gagne toujours à la fin. Comme quoi on peut dire que l'éducation ça a quand même du bon.
Les Inrock se tapent un délire sur HP. Disponible uniquement scanné.
Dans le même domaine, les traducteurs de Harry Potter se sont faits leur propre petite Star Ac' fin novembre, à l'occasion du Cinquantenaire de la FIT à l'Unesco (Fédération Internationale des Traducteurs) : pas d'Actes disponibles (et je ne pense pas qu'il y en aura), mais The Guardian s'est fendu de trois petits paragraphes intéressants :
Translating is usually an obscure and unsung activity. But when you translate the Harry Potter novels, you find yourself subjected to a great deal more attention. At a gathering in Paris of JK Rowling's translators from around the world, my colleague Barbara Casassus reported this week, the delegates discussed issues including deadlines, pay, and nomenclature.
Torstein Bugge Hoverstad of Norway, who is billed on his other titles as "translator of Harry Potter", said that he was happy with the two months he got to translate the 766-page Harry Potter and the Order of the Phoenix; others found the pressure less congenial. "I don't enjoy it any more," complained Slovenian Jakob Enda, who had worked on the novel for 14 hours a day.
A Catalan translator said that she had lost the assignment after rejecting what she considered to be an inadequate royalty deal, but most delegates were getting more money from HP than they had ever earned before. While Warner Bros put pressure on them not to change the names of characters, several continued to try to find equivalents in their own languages for Rowling's wordplay. But they all regretted that they could not get in touch with her to check queries.
La traductrice catalanne virée parce qu'elle voulait être payée plus ! Avec tout l'argent qu'ils se font les éditeurs de HP...
La caravane passe, les chiens aboient /
[...] vous êtes friand de le Star Ac et de Harry Potter, ces deux programmes scolaires qui font l'apologie d'une éducation plutôt réactionnaire, où l'on travaille, où l'on apprend, où la discipline et le respect des professeurs ne sont pas de vains mots, et pourtant, à vous en croire, vous n'en voudriez pour rien au monde pour vos propres enfants. Bizarre. Car Harry est un ami qui vous veux du bien. [...] Harry gagne toujours à la fin. Comme quoi on peut dire que l'éducation ça a quand même du bon.
Les Inrock se tapent un délire sur HP. Disponible uniquement scanné.
Dans le même domaine, les traducteurs de Harry Potter se sont faits leur propre petite Star Ac' fin novembre, à l'occasion du Cinquantenaire de la FIT à l'Unesco (Fédération Internationale des Traducteurs) : pas d'Actes disponibles (et je ne pense pas qu'il y en aura), mais The Guardian s'est fendu de trois petits paragraphes intéressants :
Translating is usually an obscure and unsung activity. But when you translate the Harry Potter novels, you find yourself subjected to a great deal more attention. At a gathering in Paris of JK Rowling's translators from around the world, my colleague Barbara Casassus reported this week, the delegates discussed issues including deadlines, pay, and nomenclature.
Torstein Bugge Hoverstad of Norway, who is billed on his other titles as "translator of Harry Potter", said that he was happy with the two months he got to translate the 766-page Harry Potter and the Order of the Phoenix; others found the pressure less congenial. "I don't enjoy it any more," complained Slovenian Jakob Enda, who had worked on the novel for 14 hours a day.
A Catalan translator said that she had lost the assignment after rejecting what she considered to be an inadequate royalty deal, but most delegates were getting more money from HP than they had ever earned before. While Warner Bros put pressure on them not to change the names of characters, several continued to try to find equivalents in their own languages for Rowling's wordplay. But they all regretted that they could not get in touch with her to check queries.
La traductrice catalanne virée parce qu'elle voulait être payée plus ! Avec tout l'argent qu'ils se font les éditeurs de HP...
La caravane passe, les chiens aboient /
Curieuse façon de voir les choses
Plutôt que de considérer d'abord quels sont les meilleurs livres de l'année, L'Express fait la liste de tous les éditeurs qui ont marqué 2003. Et ça fait peur : Albin Michel, Fayard, Oh!, et Laffont. Argh !
Pas de liste des meilleurs livres, mais de ceux qui se sont le mieux vendus, et là aussi, c'est effarant : à part Pennac, Fatou Diome et les auteurs étrangers, cette liste est à pleurer (heu, j'aime pas trop Echenoz, aussi mentionné, et Alice Ferney, bon, en général, c'est pas mauvais, mais c'est très surfait).
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Pas de liste des meilleurs livres, mais de ceux qui se sont le mieux vendus, et là aussi, c'est effarant : à part Pennac, Fatou Diome et les auteurs étrangers, cette liste est à pleurer (heu, j'aime pas trop Echenoz, aussi mentionné, et Alice Ferney, bon, en général, c'est pas mauvais, mais c'est très surfait).
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La vie tient à peu de choses
Une disquette et une cassette video. C'est à ça en tout cas que se résume celle d'une auteure anglaise après avoir été cambriolée : elle voudrait juste récupérer les trois premiers chapitres du roman qu'elle prépare depuis trois ans et qu'elle a mit trois mois à écrire. Et les videos faites de sa fille de quatre ans. Si peu de choses, vraiment.
(Via -- oui encore -- The Elegant Variation)
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(Via -- oui encore -- The Elegant Variation)
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Les écrivains sont bêtes ?
Amenés à voter pour l'un d'entre eux comme étant leur auteurs favoris, 10 auteur anglais, dont Zadie Smith, Doris Lessing ou Germaine Greer ont choisi... Nick hornby.
Nick Hornby pour succéder à Salman Rushdie, Margaret Atwood et J.G. Ballard ? Je rectifie, les écrivains sont cons.
(Via The Elegant Variation)
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Nick Hornby pour succéder à Salman Rushdie, Margaret Atwood et J.G. Ballard ? Je rectifie, les écrivains sont cons.
(Via The Elegant Variation)
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Top chic
Lists - we love them and loathe them. Books - we care passionately about our reading. The books on the bedside table and in the coat pocket shape the inner landscape of our secret lives. Put the two together and you have the fissile materials for some literary fireworks.
La grande mode, dans les pays anglo-saxons, c'est de faire des tops des meilleurs livres. Il y avait eu le top des 100 meilleurs livres du siècle du Norvegian Book Club, livres choisis par 100 écrivains connus (sans ordre de préférence), le double top 100 spécialistes/lecteurs de The Modern Library, les 100 meilleurs livres du 20ème siècle écrits par des femmes, les 100 meilleurs livre sur la conquète de l'Ouest, les 100 livres les plus bannis des bibliothèques américaines entre 1992 et 2000, le double top 100 des meilleurs livres gays et lesbiens, les 100 meilleurs livres anglo-saxons recommandés par un professeur de Creative Wrinting (pour ses ignares de futurs écrivains d'élèves) ou encore plus récemment, les 100 meilleurs livres africains du 20ème siècle (à télécharger en PDF).
Les dernières listes à la mode sont les anglaises : pour concurrencer (et relever le niveau) d'un top 100 organisé par la BBC, The Observer a fait son propre top 100, très très littéraire (que de vrais incontournables, mois les préferrés comme dans les listes de lecteurs, que les vrais chefs-d'oeuvres à côté desquels il ne faut pas passer -- très très classique, quoi), ainsi qu'un PS de 50 livres injustement oubliés lors du premier tour.
ce qui ne veut pas dire que la liste ne réserve pas quand même quelques belles surprises, comme la présence des Royaumes du Nord de Philip Pullman, Lanark d'Alasdair Gray ou un roman peu connu comme La maison dans la dérive de Marilynne Robinson.
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La grande mode, dans les pays anglo-saxons, c'est de faire des tops des meilleurs livres. Il y avait eu le top des 100 meilleurs livres du siècle du Norvegian Book Club, livres choisis par 100 écrivains connus (sans ordre de préférence), le double top 100 spécialistes/lecteurs de The Modern Library, les 100 meilleurs livres du 20ème siècle écrits par des femmes, les 100 meilleurs livre sur la conquète de l'Ouest, les 100 livres les plus bannis des bibliothèques américaines entre 1992 et 2000, le double top 100 des meilleurs livres gays et lesbiens, les 100 meilleurs livres anglo-saxons recommandés par un professeur de Creative Wrinting (pour ses ignares de futurs écrivains d'élèves) ou encore plus récemment, les 100 meilleurs livres africains du 20ème siècle (à télécharger en PDF).
Les dernières listes à la mode sont les anglaises : pour concurrencer (et relever le niveau) d'un top 100 organisé par la BBC, The Observer a fait son propre top 100, très très littéraire (que de vrais incontournables, mois les préferrés comme dans les listes de lecteurs, que les vrais chefs-d'oeuvres à côté desquels il ne faut pas passer -- très très classique, quoi), ainsi qu'un PS de 50 livres injustement oubliés lors du premier tour.
ce qui ne veut pas dire que la liste ne réserve pas quand même quelques belles surprises, comme la présence des Royaumes du Nord de Philip Pullman, Lanark d'Alasdair Gray ou un roman peu connu comme La maison dans la dérive de Marilynne Robinson.
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Bulle(dozer)
Evènement devenu incontournable, le festival de BD d'Angoulême (22 au 25 janvier 2004 pour sa 31e édition) s'impose partout, même là où vous n'en avez pas envie.
Ainsi, le festival a-t-il déjà commencé à Paris en novembre et jusqu'en avril 2004 avec l'exposition "Blake et Mortimer" montée au Musée de l'homme à l'occasion du centenaire de la naissance d'Edgar P.Jacobs, leur créateur.
De décembre à janvier, c'est dans le métro (lignes 4 et 14) que la BD s'illustre. Par ailleurs, le festival s'associe au Salon du livre (mars) et sera présent au Mondial de l'auto (septembre). Enfin, il va exporter ses expositions dans d'autres manifestations culturelles, dont le festival BD de Sierre en Suisse.
La caravane passe, les chiens aboient /
Ainsi, le festival a-t-il déjà commencé à Paris en novembre et jusqu'en avril 2004 avec l'exposition "Blake et Mortimer" montée au Musée de l'homme à l'occasion du centenaire de la naissance d'Edgar P.Jacobs, leur créateur.
De décembre à janvier, c'est dans le métro (lignes 4 et 14) que la BD s'illustre. Par ailleurs, le festival s'associe au Salon du livre (mars) et sera présent au Mondial de l'auto (septembre). Enfin, il va exporter ses expositions dans d'autres manifestations culturelles, dont le festival BD de Sierre en Suisse.
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LE MOT POUR LE DIRE - Couleur
Amarante, amaranthe. 1- a) Nom féminin BOTANIQUE. Plante dicotylédone apétale, de la faille des aramantacées, dont la fleur d'automne est d'un rouge pourpre velouté. Amarante queue- de renard, amarante-épineuse. Fleur de cette plante.
On connaît une cinquantaine d'espèces d'amarante qui poussent dans toutes les régions du globe.
Amarante queue-de-renard
b) Bois d'amarante. Bois d'une espèce de peltogyne (arbre exotique du Brésil) employé en marqueterie (appelé également bois violet)
2- Adjectif. De couleur rouge velouté. On appelle aussi amarante un colorant utilisé pour traiter certains produits alimentaires.
La caravane passe, les chiens aboient /
On connaît une cinquantaine d'espèces d'amarante qui poussent dans toutes les régions du globe.
Amarante queue-de-renard
b) Bois d'amarante. Bois d'une espèce de peltogyne (arbre exotique du Brésil) employé en marqueterie (appelé également bois violet)
2- Adjectif. De couleur rouge velouté. On appelle aussi amarante un colorant utilisé pour traiter certains produits alimentaires.
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C'est décidé
Dans quelque temps, la Muselvre va déménager, parce que ça commence à me pourrir le coquillard de devoir sauvegarder mes textes dans le bloc-notes pour être sûre qu'ils ne se volatiseront pas dans la stratosphère à chaque fois que j'essayerais de les publier (le post précédent -- imposant, hyperlinké, un mammouth quoi -- est la reproduction de mémoire d'un post que j'avais fait hier : ça fait plaisir de ne perdre que les posts énormes et jamais les petits)
Pour le moment, j'expérimente, donc tout continue à se passer ici, mais si vous voulez me voir pousser des coups de gueule, c'est là que ça se passe (et oui, j'ai courbé l'échine sous l'obligation de supporter le néologisme, mais il y de très bonnes contreparties !)
La caravane passe, les chiens aboient /
Pour le moment, j'expérimente, donc tout continue à se passer ici, mais si vous voulez me voir pousser des coups de gueule, c'est là que ça se passe (et oui, j'ai courbé l'échine sous l'obligation de supporter le néologisme, mais il y de très bonnes contreparties !)
La caravane passe, les chiens aboient /
M'étonnerait qu'on puisse remplir autant de pages en faisant la liste des livres français valables de cette année
13 pages, pour être exacte. C'est en général la moyenne que fait le New York Times quand il publie sa liste de Notable Books of the Year.
L'an dernier aussi, elle faisait 13 pages : il est important de la mentionner, puisque c'est cette liste, que les éditeurs français écument encore en ce moment -- temps de traduction obligent, mais aussi stratégie commerciale, puisqu'en France, un livre ne peut pas se publier n'importe quand, oh non -- pour la majorité des livres de la liste 2003, il faudra attendre la prochaine rentrée littéraire : parmi les livres sélectionnés l'an dernier (toutes nationalités confondues bien sûres, signalons surtout parmi ceux qui sont publiés en France :
- Agonie d'Agapé de William Gaddis
- Le livre des illusions de Paul Auster (bon d'accord on l'a eu avant les américains)
- L'arbre à sucettes de Alice McDermott (pourquoi les éditeurs français inventent-ils toujours des titres débiles ?)
- Un vrai crime pour livre d'enfant de Chloe Hooper
- Après le tremblement de terre d'Haruki Murakami
- Baudolino d'Umberto Ecco
- Le choix des Morrison de Mary Lawson
- Tout est illuminé de Jonathan Safran Foer
- Du bout des doigts de Sarah Waters
- La Maison aux mangues bleues de David Davidar
- L'ignorance de Milan Kundera (quoique ce soit pas vraiment un si bon livre que ça)
- Les gardiens de la vérité de Michael Collins
- Le petit ami de Donna Tartt
- Quand Mary marcha sur l'eau de Lavinia Greenlaw
- Oxygène d'Andrew Miller
- L'accordeur de piano de Daniel Mason
- Un amant de fortune de Nadine Gordimer
- Extase de Susan Minot
- Le vrai McCoy de Darin Strauss
- Bienvenue au Club de Jonathan Coe
- Lucy de William Trevor
- Bonté de Carol Shields
- et je ne vous mentionnerais pas le livre de Dave Eggers. Pourquoi ? Parce que .
Somme toute une assez bonne sélection (à quelques grosses et criantes exceptions : La nostalgie de l'ange ?!) dont je vous ai pas mentionner tous les bons titres pas encore traduits, en espérant qu'ils le seront, mais des oublis étonnants : et Middlesex d'Eugenides ?
Mais pour la sélection de cette année, rien de comparable. Bookslut la juge même franchement médiocre (elle est mieux placée pour en juger). Moi, en tout cas, elle est loin de me transporter ; la liste des titres intéressants, se résume souvent aux titres d'auteurs connus, récompensés d'un prix ou best-sellarisés qui seront presqu'immanquablement traduits :
- The Curious Incident of the Dog in the Night-Time de Mark Haddon. L'histoire d'un autiste atteint du syndrome d'Asperger qui va enquêter sur la mort du chien du voisin.
- The Dogs of Babel de Carolyn Parkhurst. Encore un mort, encore un chien, mais cette fois il s'agit d'un homme qui va essayer d'apprendre à son chien à parler pour qu'il lui raconte, étant le seul témoin, pourquoi sa femme s'est suicidée.
- Elizabeth Costello de J. M. Coetzee
- Getting Mother's Body de Suzan-Lori Parks. Fortement inspiré de Tandis que j'agonise de Faulkner, l'histoire d'un groupe de paumés qui partent en quête de la tombe de la mère de l'héroïne, supposée avoir été enterrée avec ses bijoux.
- The Great Fire de Shirley Hazzard. Histoire d'amour sur fond d'Hiroshima post WW II (National Book Award de cette année)
- The King in the Tree : Three Novellas de Steven Millhauser
- Lost in a Good Book de Jasper Fforde, suite de The Eyre Affair dont on attend toujours qu'il soit traduit, mais précédent le troisième tome, The Well of Lost Plots. Un monde alternatif où les romans sont cultissimes, les auteurs des rock-stars, et les gens capables de pénétrer les trames des romans. Ce qui pose problème quand quelqu'un kidnappe Jane Eyre...
- Love de Toni Morrison. Heu... je ne sais toujours pas comment on résume un livre de Toni Morrison.
- The Master Butchers Singing Club de Louise Erdrich. Parce que c'est du Erdrich, et puis c'est tout
- My Life as a Fake de Peter Carey. Inspiré d'un véritable cas australien de supercherie littéraire
- The Namesake de Jhumpa Lahiri
- Oracle Night de Paul Auster. Roman typiquement austérien où un auteur relevant d'une grave maladie se met à écrire un roman qui va peu à peu prendre le pas sur la réalité (avec un cas flagrant de mise en abyme -- je fais admirer ma culture -- : le roman dans le roman)
- Oryx and Crake de Margaret Atwood
- What Was She Thinking ? Notes on a Scandal de Zoe Heller
Et ils sont passé à côté de quelques livres, comme The Time Traveller's Wife (ne vous laissez pas abuser par le titre) et Mailman, pour ne citer qu'eux.
La caravane passe, les chiens aboient /
L'an dernier aussi, elle faisait 13 pages : il est important de la mentionner, puisque c'est cette liste, que les éditeurs français écument encore en ce moment -- temps de traduction obligent, mais aussi stratégie commerciale, puisqu'en France, un livre ne peut pas se publier n'importe quand, oh non -- pour la majorité des livres de la liste 2003, il faudra attendre la prochaine rentrée littéraire : parmi les livres sélectionnés l'an dernier (toutes nationalités confondues bien sûres, signalons surtout parmi ceux qui sont publiés en France :
- Agonie d'Agapé de William Gaddis
- Le livre des illusions de Paul Auster (bon d'accord on l'a eu avant les américains)
- L'arbre à sucettes de Alice McDermott (pourquoi les éditeurs français inventent-ils toujours des titres débiles ?)
- Un vrai crime pour livre d'enfant de Chloe Hooper
- Après le tremblement de terre d'Haruki Murakami
- Baudolino d'Umberto Ecco
- Le choix des Morrison de Mary Lawson
- Tout est illuminé de Jonathan Safran Foer
- Du bout des doigts de Sarah Waters
- La Maison aux mangues bleues de David Davidar
- L'ignorance de Milan Kundera (quoique ce soit pas vraiment un si bon livre que ça)
- Les gardiens de la vérité de Michael Collins
- Le petit ami de Donna Tartt
- Quand Mary marcha sur l'eau de Lavinia Greenlaw
- Oxygène d'Andrew Miller
- L'accordeur de piano de Daniel Mason
- Un amant de fortune de Nadine Gordimer
- Extase de Susan Minot
- Le vrai McCoy de Darin Strauss
- Bienvenue au Club de Jonathan Coe
- Lucy de William Trevor
- Bonté de Carol Shields
- et je ne vous mentionnerais pas le livre de Dave Eggers. Pourquoi ? Parce que .
Somme toute une assez bonne sélection (à quelques grosses et criantes exceptions : La nostalgie de l'ange ?!) dont je vous ai pas mentionner tous les bons titres pas encore traduits, en espérant qu'ils le seront, mais des oublis étonnants : et Middlesex d'Eugenides ?
Mais pour la sélection de cette année, rien de comparable. Bookslut la juge même franchement médiocre (elle est mieux placée pour en juger). Moi, en tout cas, elle est loin de me transporter ; la liste des titres intéressants, se résume souvent aux titres d'auteurs connus, récompensés d'un prix ou best-sellarisés qui seront presqu'immanquablement traduits :
- The Curious Incident of the Dog in the Night-Time de Mark Haddon. L'histoire d'un autiste atteint du syndrome d'Asperger qui va enquêter sur la mort du chien du voisin.
- The Dogs of Babel de Carolyn Parkhurst. Encore un mort, encore un chien, mais cette fois il s'agit d'un homme qui va essayer d'apprendre à son chien à parler pour qu'il lui raconte, étant le seul témoin, pourquoi sa femme s'est suicidée.
- Elizabeth Costello de J. M. Coetzee
- Getting Mother's Body de Suzan-Lori Parks. Fortement inspiré de Tandis que j'agonise de Faulkner, l'histoire d'un groupe de paumés qui partent en quête de la tombe de la mère de l'héroïne, supposée avoir été enterrée avec ses bijoux.
- The Great Fire de Shirley Hazzard. Histoire d'amour sur fond d'Hiroshima post WW II (National Book Award de cette année)
- The King in the Tree : Three Novellas de Steven Millhauser
- Lost in a Good Book de Jasper Fforde, suite de The Eyre Affair dont on attend toujours qu'il soit traduit, mais précédent le troisième tome, The Well of Lost Plots. Un monde alternatif où les romans sont cultissimes, les auteurs des rock-stars, et les gens capables de pénétrer les trames des romans. Ce qui pose problème quand quelqu'un kidnappe Jane Eyre...
- Love de Toni Morrison. Heu... je ne sais toujours pas comment on résume un livre de Toni Morrison.
- The Master Butchers Singing Club de Louise Erdrich. Parce que c'est du Erdrich, et puis c'est tout
- My Life as a Fake de Peter Carey. Inspiré d'un véritable cas australien de supercherie littéraire
- The Namesake de Jhumpa Lahiri
- Oracle Night de Paul Auster. Roman typiquement austérien où un auteur relevant d'une grave maladie se met à écrire un roman qui va peu à peu prendre le pas sur la réalité (avec un cas flagrant de mise en abyme -- je fais admirer ma culture -- : le roman dans le roman)
- Oryx and Crake de Margaret Atwood
- What Was She Thinking ? Notes on a Scandal de Zoe Heller
Et ils sont passé à côté de quelques livres, comme The Time Traveller's Wife (ne vous laissez pas abuser par le titre) et Mailman, pour ne citer qu'eux.
La caravane passe, les chiens aboient /
mardi, décembre 09, 2003
Il y a deux choses qu'il faut éviter dans une librairie, en général
La première, c'est recevoir un coup de fil de sa mère sur son portable à deux heures de l'après-midi. Devant une vingtaine de personnes qui n'en ont que foutre que votre mère soit un peu une emmerdeuse et voudrait surtout que vous parliez un peu moins fort (quoi j'ai un Nokia, c'est merdique, Nokia, ça crachote constamment, et faut bien que je me fasse entendre quand même !).
La seconde c'est de prendre un fou rire incontrôlable, après un coup de fil agaçant dans cette même librairie, devant ces mêmes vingt personnes, qui cette fois vous prennent définitivement pour une dégénérée (portable = cancer du cerveau = atrophie de la retenue = gamine pas sortable). Je sais bien que la cause du fou rire n'en méritait pas tant, loin s'en faut, mais j'ai quand même trouver ça tellement abusé -- j'en suis même à me demander si c'est volontaire, ou si et l'éditeur, et l'auteure sont des noeuds -- que c'est parti tout seul, et moi, quand c'est parti... : Le Maître des agneaux. Si vous ne voyez pas ce qui m'a fait rire, chercher encore, vous trouverez facilement. Tiens, pour vous donner un coup de pouce, Stéphanie Benson, l'auteure, a également traduit (?) ça...
La caravane passe, les chiens aboient /
La seconde c'est de prendre un fou rire incontrôlable, après un coup de fil agaçant dans cette même librairie, devant ces mêmes vingt personnes, qui cette fois vous prennent définitivement pour une dégénérée (portable = cancer du cerveau = atrophie de la retenue = gamine pas sortable). Je sais bien que la cause du fou rire n'en méritait pas tant, loin s'en faut, mais j'ai quand même trouver ça tellement abusé -- j'en suis même à me demander si c'est volontaire, ou si et l'éditeur, et l'auteure sont des noeuds -- que c'est parti tout seul, et moi, quand c'est parti... : Le Maître des agneaux. Si vous ne voyez pas ce qui m'a fait rire, chercher encore, vous trouverez facilement. Tiens, pour vous donner un coup de pouce, Stéphanie Benson, l'auteure, a également traduit (?) ça...
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Ca sent le sapin
Blogger commence à merder de plus en plus. Depuis une semaine, il affiche d'immondes (fond bleu nul, je sais pas comment je peux arriver à détester le bleu, mais je déteste le bleu maintenant)
We are sorry, but a temporary problem is preventing
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The system administration team for Blog*Spot has been notified.
Error: 500
ou alors, il me déconnecte intempestivement, oublie mes codes d'entrée (comment ça pas de compte Heileen dans Blogger, et ma main dans ta gueule, elle est virtuelle, aussi ?), ou mieux, hier soir, m'a effacé un post qui m'avait pris presque 1/2 heure-3/4 d'heure à faire, pour cause de multitude de liens (du coup, j'ai pas le goût de le refaire tout de suite : ce soir, j'my mets). Le bonheur, non ?
Donc, j'aimerais bien partir avant qu'il soit trop tard. Sauf que :
- si c'est pour aller m'installer sur joueb, je risque de mourrir de honte à chaque fois que je vais ouvrir mon blog et voir cet ignoble néologisme qui me cherche des poux,
- d'ici moins de 15 jours, j'aurais probablement enfin ma chambre à moi (10m², 425 €, 5ème sans ascensceur, chiottes sur le palier, bienvenue à Paris, ville des lumières de la Tour Eiffel, des chambres de bonnes et des proprios qui se font pas chier) mais je n'aurais plus de connexion internet, donc je ne pourrais pas prendre Movable Type, et je ne pourrais qu'aller surfer dans des salles publiques, avec tous les crétins boutonneux qui jouent à... c'est quoi le dernier truc de baston à la mode ?, et comme je suis monumentalment dans le rouge, j'irais p't'être pas
- j'aimais bien l'interface de Blogger, elle était pas chiante, et surtout elle était à mon niveau (le troisième dessous)
Question ? Dois-je accepter de mourrir avec Blogger ?
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ou alors, il me déconnecte intempestivement, oublie mes codes d'entrée (comment ça pas de compte Heileen dans Blogger, et ma main dans ta gueule, elle est virtuelle, aussi ?), ou mieux, hier soir, m'a effacé un post qui m'avait pris presque 1/2 heure-3/4 d'heure à faire, pour cause de multitude de liens (du coup, j'ai pas le goût de le refaire tout de suite : ce soir, j'my mets). Le bonheur, non ?
Donc, j'aimerais bien partir avant qu'il soit trop tard. Sauf que :
- si c'est pour aller m'installer sur joueb, je risque de mourrir de honte à chaque fois que je vais ouvrir mon blog et voir cet ignoble néologisme qui me cherche des poux,
- d'ici moins de 15 jours, j'aurais probablement enfin ma chambre à moi (10m², 425 €, 5ème sans ascensceur, chiottes sur le palier, bienvenue à Paris, ville des lumières de la Tour Eiffel, des chambres de bonnes et des proprios qui se font pas chier) mais je n'aurais plus de connexion internet, donc je ne pourrais pas prendre Movable Type, et je ne pourrais qu'aller surfer dans des salles publiques, avec tous les crétins boutonneux qui jouent à... c'est quoi le dernier truc de baston à la mode ?, et comme je suis monumentalment dans le rouge, j'irais p't'être pas
- j'aimais bien l'interface de Blogger, elle était pas chiante, et surtout elle était à mon niveau (le troisième dessous)
Question ? Dois-je accepter de mourrir avec Blogger ?
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Cornelia fait de la résistance
Cornelia Funke est auteur de livre pour enfants depuis un petit moment, déjà, mais jusqu'à présent deux choses jouaient contre elle : les livres pour enfants n'étaient pas à la mode et elle écrivait en allemand. Puis Harry Potter (encore, toujours, oui, on ne peut pas faire autrement que d'en parler, même quand on parle de quelqu'un d'autre) est arrivé, les éditeurs se sont mis à rechercher des bijoux de littérature enfantine ; ils sont tombés sur Cornelia Funke et son Prince des voleurs et l'on fait d'abord traduire en anglais, et le reste du monde a suivi.
Maintenant, Cornelia Funke vient de publier le premier tome d'une future trilogie : Inkeheart, grosso modo l'histoire d'une petite fille dont le père peut faire surgir des personnages hors des romans rien qu'en disant leur nom. Alors que le deuxième tome n'est pas encore écrit, les producteurs de cinéma ont déjà acheté les droits et préparent le film. Et c'est là que ça devient intéressant, puisque Cornelia Funke fait de la résistance : elle tient absolument à garder le contrôle artistique, et pouvoir choisir elle-même, par exemple, qui va interprêter qui.
"Ce qui embête le plus les Américains, c'est que je ne parle pas d'argent. Je ne cherche pas à en obtenir davantage. La seule chose qui m'intéresse, c'est le contrôle de la création, et ça, ils n'aiment pas. De toute façon, je gagne suffisamment d'argent avec mes livres, alors s'ils ne veulent pas…"
Un point de vue qui manque trop souvent chez les auteurs, ce qui donne toujours d'horribles adaptations. Et puis dans son cas, on lui prposait Jim Carey (!!!) ou Tom Hanks. Vive la résistance !
J'aime bien la couverture de son dernier livre, alors, je la met sur mon blog et puis c'est marre.
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Maintenant, Cornelia Funke vient de publier le premier tome d'une future trilogie : Inkeheart, grosso modo l'histoire d'une petite fille dont le père peut faire surgir des personnages hors des romans rien qu'en disant leur nom. Alors que le deuxième tome n'est pas encore écrit, les producteurs de cinéma ont déjà acheté les droits et préparent le film. Et c'est là que ça devient intéressant, puisque Cornelia Funke fait de la résistance : elle tient absolument à garder le contrôle artistique, et pouvoir choisir elle-même, par exemple, qui va interprêter qui.
"Ce qui embête le plus les Américains, c'est que je ne parle pas d'argent. Je ne cherche pas à en obtenir davantage. La seule chose qui m'intéresse, c'est le contrôle de la création, et ça, ils n'aiment pas. De toute façon, je gagne suffisamment d'argent avec mes livres, alors s'ils ne veulent pas…"
Un point de vue qui manque trop souvent chez les auteurs, ce qui donne toujours d'horribles adaptations. Et puis dans son cas, on lui prposait Jim Carey (!!!) ou Tom Hanks. Vive la résistance !
J'aime bien la couverture de son dernier livre, alors, je la met sur mon blog et puis c'est marre.
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lundi, décembre 08, 2003
Victorian Christmas
Christmas stories had three requirements: they were published at Christmas, and designed to be read at the same time; the stories they told were set in the same season; and they often did not involve family celebrations, but were, instead, ghost stories.
Petite histoire des Contes de Noël, invention victorienne (que l'on peut continuer d'apprécier en retrouvant nombre de ces contes chez Horrors Masters, le meilleur site internet de vieux textes d'histoires fantastiques. Une mine sans fond.) que l'on a oubliée. Pour remplacer, on a maintenant les films de Noël (hurgh!!), et à l'exception d'Harry Potter, qui ne sera pas là cette année, il ne montrent plus jamais de fantômes, mais des elfes du Père Noël (re-hurgh!!!!!!!!!!!!).
Je veux des ghost stories !
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Petite histoire des Contes de Noël, invention victorienne (que l'on peut continuer d'apprécier en retrouvant nombre de ces contes chez Horrors Masters, le meilleur site internet de vieux textes d'histoires fantastiques. Une mine sans fond.) que l'on a oubliée. Pour remplacer, on a maintenant les films de Noël (hurgh!!), et à l'exception d'Harry Potter, qui ne sera pas là cette année, il ne montrent plus jamais de fantômes, mais des elfes du Père Noël (re-hurgh!!!!!!!!!!!!).
Je veux des ghost stories !
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Visiteurs allemands, passez votre chemin !
J'ai eu droit à tout, les recherches cul, les recherches santé (?), les recherches de midinettes de 75 ans et les recherches de débiles, sans parler des centaines de dimanche de fiancailles qu'il me faut préparer (désoler, le traiteur vient de se mettre en grêve) et de l'idiot qui prend ce site pour une succursale du fan club de BGBD (sombre crétin de c...!) mais les surréalistes comme ça, jamais. Surprenant : banane sous microscope
Les Allemands, surtout s'ils parlent français, sont des gens à part.
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Les Allemands, surtout s'ils parlent français, sont des gens à part.
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Tout le monde ne peut pas avoir le talent de Ian McEwan pour ce genre de choses
Il n'y a pas longtemps s'est tenu la cérémonie d'un prix littéraire un peu spécial : elle récompensait la plus mauvaise scène de baise décrite dans un roman ! Le gagnant (Aniruddha Bahal pour Bunker 13) a au moins eu le courage de trouver la récompense amusante. Sa (mauvaise) scène de baise montre son héros enlevant la culotte d'une fille pour découvrir... une svastika rasée dans son pubis !!!!!!
'What's that?' you ask. You see a designer pussy. Hair razored and ordered in the shape of a swastika. The Aryan denominator...
Le reste de la scène (édifiante) et les extraits des autres sélectionnés (The Sucker's Kiss d'Alan Parker -- oui oui, le réalisateur --, Too Beautiful for You de Rod Liddle, The Stranger at the Palazzo d'Oro de Paul Theroux, Onze Minutes de Paulo Coelho, Peyton Amberg de Tama Janowitz, Seek My Face de John Updike, et The Crime Tsar de Nichola McAuliffe -- ça fait énormément de très mauvaises pages à sauter) ont été courtoisement mis en ligne par The Guardian. C'est trop gentil.
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'What's that?' you ask. You see a designer pussy. Hair razored and ordered in the shape of a swastika. The Aryan denominator...
Le reste de la scène (édifiante) et les extraits des autres sélectionnés (The Sucker's Kiss d'Alan Parker -- oui oui, le réalisateur --, Too Beautiful for You de Rod Liddle, The Stranger at the Palazzo d'Oro de Paul Theroux, Onze Minutes de Paulo Coelho, Peyton Amberg de Tama Janowitz, Seek My Face de John Updike, et The Crime Tsar de Nichola McAuliffe -- ça fait énormément de très mauvaises pages à sauter) ont été courtoisement mis en ligne par The Guardian. C'est trop gentil.
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Shakespeare ? Mais il aimait pas les hommes celui-là ?
L'un des mystères concernant Shakespeare est "peut-être" résolu (et prenez cela au pied de la lettre, c'est-à-dire que c'est un mystère qui ne sera jamais vraiment résolu) : la fameuse "Dark Lady" à qui ses sonnets étaient adressés était non seulement certainement une Emilia Bassano (la dernière fois que je m'étais penchée sur le problème, on en était arrivé à la conclusion que cette "Dark Lady" était un code pour désigner son mécène et amant masculin !), fille d'un musicien de la cour (nan, pas Gwynie !!!!!!), mais qu'en plus son portrait était peut-être connu depuis des années, exposé au Victoria & Albert Museum sous le nom 'Lady inconnu, anciennement Mistress Holland".
Moi je préfèrais quand Shakespeare était gay !
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Moi je préfèrais quand Shakespeare était gay !
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"Le New Labour avec des baguettes !"
C'est une bonne façon de résumer L'Amulette de Samarcande, livre pour enfants, qui vogue allègrement sur la vague Harry Potter, tout en revisitant les codes pourtant usés jusqu'à la corde bien avant J. K. Rowling. Je l'ai lu, si vous aimé les livres pour enfants, c'est vraiment très bien, d'autant plus que le sarcasme du djinn héros de l'histoire est plus destiné à un publique adulte qu'enfant.
La caravane passe, les chiens aboient /
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Je n'aime pas faire tout en même temps que tout le monde
Aucune envie de parler du Salon du livre jeunesse de cette année. Tout le monde en a parlé, c'était chiant toutes ces pages littératures qui d'un seul coup ne plus parlait plus que Japon, Manga, gnagna. Maintenant que c'est fini, je peux enfin parler de cette liste de livres japonais lisibles par les adolescents faite par Picquier. Puisqu'il s'agit d'une très bonne liste de roman adultes.
Comme ça, vous n'aurez pas à cacher la couverture de votre livre dans le métro.
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Comme ça, vous n'aurez pas à cacher la couverture de votre livre dans le métro.
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Slogans pour les vieux (et les moins ?)
Magnard, qui avait publié en jeunesse – et vendu avec beaucoup de succès – la trilogie d’Arkandias d’Éric Boisset, republie ainsi ces trois volumes sous une nouvelle présentation, plus coûteuse, grand format, avec ce slogan : « Magnard jeunesse fait son entrée chez les grands ! »… D’autres éditeurs annoncent de la même façon : « Brussolo à tous les étages… un thriller pour toutes les générations »… «Petite Plume, un roman à mettre entre toutes les mains »… Ou encore, cet argument appliqué à un quelconque best-seller pour adultes : « Pour l’enfant qui est dans chaque adulte et l’adulte qui est en chaque enfant » !
Un article français (une fois n'est pas coutume) sur le roman transgénérationnel : pourquoi les adultes lisent Harry Potter, et certains autres livres pour enfants.
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Un article français (une fois n'est pas coutume) sur le roman transgénérationnel : pourquoi les adultes lisent Harry Potter, et certains autres livres pour enfants.
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Ecritures adolescentes
Il y a dans cette rencontre de hasard, au centre, ce mystère qu’est l’adolescent, avec ses turbulences et ses ébullitions. Avec ses secrets, ses écorchures. S’adresser à cet être de passage semble si délicat. N’avons nous pas tous le sentiment d’avoir lu trop tôt certains livres et de ne les avoir pas vraiment compris ? Un livre pour adolescent devrait toujours, comme les contes, pouvoir être lu a différents niveaux. Dans l’un de mes livres je dis très clairement, pour ceux qui sont aptes à le comprendre, que le héros est homosexuel, mais une infime partie des lecteurs relève cela. Et ça n’a aucune importance. Leur imposer des réalité crues n’est pas forcément nécessaire. Ils disent apprécier la pudeur, l’humour qui voile le trop d’émotion. Ils apprécient aussi, la sincérité. Quand un auteur est vraiment engagé dans son écriture, dans ses personnages d’une façon ou d’une autre, ils le savent. Ils adhèrent.
[...] Certains pensent qu’il n’y a pas de différence entre écrire pour des adultes ou pour des adolescents. Et moi je soutiens qu’il y en a une. Ecrivant dans les deux registres, je suis bien placée pour l’expérimenter. Dans la vie, lorsque nous, adultes, nous nous adressons à des petits ou à des adolescents, nous ne parlons pas de la même façon ni des mêmes sujets que lorsque nous sommes entre adultes, n’est-ce pas ? Cela ne nous viendrait pas à l’idée et cette adaptation se pratique automatiquement. Nous n’en ressentons aucune frustration. Nous n’appelons pas cela de l’hypocrisie. Il en est de même pour la littérature. J’ai commencé à écrire Les prisonniers d’Icibas pour des lecteurs adultes. Et le monde que j’avais inventé était logiquement si atroce, si illimité dans la violence, la bestialité et le désespoir que je n’ai pas pu continuer (j’abrite sans doute un Sade en moi, qui a perdu sa plume). J’ai repris ce livre en l’écrivant pour des adolescents. Le monde d’Icibas est toujours atroce, mais différemment. On peut en sortir inquiété mais intact. La balance entre désespoir et énergie de vivre penche positivement.
Oui, je crois que c’est cela la subtilité de la littérature qui s’adresse aux adolescents : s’il s’agit de romans, (ni fantastique, ni science fiction), ils doivent demeurer sur une étroite frontière au delà de laquelle on n’écrit plus pour eux, les jeunes, mais pour nos pairs, les adultes. Et cela est si ténu que je serais bien incapable de délimiter cette frontière.
[...] Ce qui est important dans la littérature pour l’adolescence n’est pas tant la description de l’horreur des événements dans lesquels le héros est plongé, mais l’énergie, le courage qui lui permettent de les traverser.
Texte de Janine Tesson
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[...] Certains pensent qu’il n’y a pas de différence entre écrire pour des adultes ou pour des adolescents. Et moi je soutiens qu’il y en a une. Ecrivant dans les deux registres, je suis bien placée pour l’expérimenter. Dans la vie, lorsque nous, adultes, nous nous adressons à des petits ou à des adolescents, nous ne parlons pas de la même façon ni des mêmes sujets que lorsque nous sommes entre adultes, n’est-ce pas ? Cela ne nous viendrait pas à l’idée et cette adaptation se pratique automatiquement. Nous n’en ressentons aucune frustration. Nous n’appelons pas cela de l’hypocrisie. Il en est de même pour la littérature. J’ai commencé à écrire Les prisonniers d’Icibas pour des lecteurs adultes. Et le monde que j’avais inventé était logiquement si atroce, si illimité dans la violence, la bestialité et le désespoir que je n’ai pas pu continuer (j’abrite sans doute un Sade en moi, qui a perdu sa plume). J’ai repris ce livre en l’écrivant pour des adolescents. Le monde d’Icibas est toujours atroce, mais différemment. On peut en sortir inquiété mais intact. La balance entre désespoir et énergie de vivre penche positivement.
Oui, je crois que c’est cela la subtilité de la littérature qui s’adresse aux adolescents : s’il s’agit de romans, (ni fantastique, ni science fiction), ils doivent demeurer sur une étroite frontière au delà de laquelle on n’écrit plus pour eux, les jeunes, mais pour nos pairs, les adultes. Et cela est si ténu que je serais bien incapable de délimiter cette frontière.
[...] Ce qui est important dans la littérature pour l’adolescence n’est pas tant la description de l’horreur des événements dans lesquels le héros est plongé, mais l’énergie, le courage qui lui permettent de les traverser.
Texte de Janine Tesson
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Pour Brice, le fan épleuré
Les médias ont continué à ignorer la mort de Stephen Wul, écrivain français de SF, beaucoup édité dans des collections pour enfants, même s'il n'écrivait pas pour les enfants. Heureusement, des gens plus avisés et surtout plus spécialisés en ont fait état et entre autres publié une interview de 1998 :
-Pourquoi la science fiction?
- Adolescent, j'avais dévoré un livre de morceaux choisis, où voisinaient des pages de Salammbô de Flaubert et des Martyrs de Chateaubriand. Eblouie par le flamboiement de ces mots, mon imagination débridée a ensuite rencontré la science. Il en a résulté un monde de légendes peuplées de savants fous, de faunes fantastiques, et d'inquiétants humanoïdes… La S.F. est le théâtre du merveilleux, de la magie des mots et des phrases.
-Vous écrivez cependant une science-fiction qu'on pourrait qualifier d'"humaine"…
-Disons qu'il s'agit, notamment pour Oms en série, de "sociologie fiction"…
-Quelles differences faites vous entre la s.f. et le fantastique?
-Les limites entre les deux sont assez floues. On peut toutefois dire que la S.F. est basée sur une science réelle, observée avec un substrat logique, tandis que le fantastique est constitué par le merveilleux, l'imaginaire, le paranormal. Le Fantastique est de tous les temps: la mythologie et son côté visionnaire en font partie, tout comme Les Mille et une nuits et l'Odyssée. Mais je suis plus à l'aise dans la S.F. qui explique logiquement, tout en conservant une atmosphère fantastique.
-Niourk et Oms en série sont considérés comme des classiques et étudiés par des collégiens. Lorsque vous avez ecrit ces romans, pensiez vous qu'ils seraient lus par les enfants, ou les destiniez vous aux adultes?
-Niourk n'a pas été écrit spécialement pour les enfants. Pour écrire pour les enfants, il faut un style pur comme de l'eau de roche et faire de l'aquarelle. Mes livres à moi sont pour tous lecteurs de 7 à 77 ans qui voudront bien les lire… C'est de la littérature d'évasion.
Edit : cet article aussi, qui retrace son parcours.
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-Pourquoi la science fiction?
- Adolescent, j'avais dévoré un livre de morceaux choisis, où voisinaient des pages de Salammbô de Flaubert et des Martyrs de Chateaubriand. Eblouie par le flamboiement de ces mots, mon imagination débridée a ensuite rencontré la science. Il en a résulté un monde de légendes peuplées de savants fous, de faunes fantastiques, et d'inquiétants humanoïdes… La S.F. est le théâtre du merveilleux, de la magie des mots et des phrases.
-Vous écrivez cependant une science-fiction qu'on pourrait qualifier d'"humaine"…
-Disons qu'il s'agit, notamment pour Oms en série, de "sociologie fiction"…
-Quelles differences faites vous entre la s.f. et le fantastique?
-Les limites entre les deux sont assez floues. On peut toutefois dire que la S.F. est basée sur une science réelle, observée avec un substrat logique, tandis que le fantastique est constitué par le merveilleux, l'imaginaire, le paranormal. Le Fantastique est de tous les temps: la mythologie et son côté visionnaire en font partie, tout comme Les Mille et une nuits et l'Odyssée. Mais je suis plus à l'aise dans la S.F. qui explique logiquement, tout en conservant une atmosphère fantastique.
-Niourk et Oms en série sont considérés comme des classiques et étudiés par des collégiens. Lorsque vous avez ecrit ces romans, pensiez vous qu'ils seraient lus par les enfants, ou les destiniez vous aux adultes?
-Niourk n'a pas été écrit spécialement pour les enfants. Pour écrire pour les enfants, il faut un style pur comme de l'eau de roche et faire de l'aquarelle. Mes livres à moi sont pour tous lecteurs de 7 à 77 ans qui voudront bien les lire… C'est de la littérature d'évasion.
Edit : cet article aussi, qui retrace son parcours.
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Afrique littéraire
En ce moment a lieu au Sénégal, la 9è Foire International du Livre et du Matériel didactique de Dakar (FILDAK). L'occasion de parler un peu (j'ai pas vu beaucoup de médias français se précipiter pour faire un article dessus : c'est pas assez bien pour eux la littérature africaine ? Ah, la France, ce pays à l'esprit si ouvert...) de littératures africaines et sénégalaises :
Le président de la République [sénégalais], Me Abdoulaye Wade, donne un coup de pouce au livre. Il annonce qu’il «va renforcer le Fonds d’aide pour l’édition», sans toute fois préciser le montant de cet apport. «Pourquoi serions-nous en reste dans la subvention de l’édition comme le font les pays développés ?», s’est interrogé le chef de l’Etat pour justifier cette mesure. «Nous devons tous nous mobiliser autour des questions de l’édition et du développement de l’industrie culturelle» [...] La 9e Fildak, placée sous le thème «Littérature nationale et diversité culturelle», regroupe une centaine de participants venus de divers horizons. Un acquis que la présidente du Comité d’organisation a souligné en parlant de «bibliodiversité». «Si le livre prend la place qui est la sienne, estime Mme Mariétou Diongue Diop, c’est le symbole de la bonne marche de notre société».
Y a été entre autres discuté le problème de la circulation du livre qui favorise celle des idées (ce qui est loin d'être toujours évident en afrique) :
Ouverte hier sur des débats professionnels autour du livre, la 9e Foire internationale du livre et du matériel didactique (Fildak) a permis de camper le sujet sur la libre circulation des idées et du livre à l'heure de l'Union africaine. Ainsi toutes les contraintes qui peuvent entraver la mobilité des idées et des intellectuels doivent être bannies pour une Afrique nouvelle où la liberté d'expression excelle.
A lire le compte-rendu, un débat un peu trop idéaliste, concernant surtout l'union africaine. Mais au moins, il y a débat, c'est déjà un début.
Enfin, on y a beaucoup discuté de la récente constitution d'un liste des 100 meilleurs livres africains du 20ème siècle : Le Sénégal qui est placé troisième après l'Afrique du Sud et le Nigéria a eu neuf œuvres primées. Entre autres Une si longue lettre de l'écrivain Mariama Ba, Antériorité des civilisations nègres de Cheikh Anta Diop et Œuvre poétique de Léopold Sédar Senghor. Djibril Tamsir Niane et Samir Amin ont été eux aussi primés.
Une liste des 20 premiers cités, ainsi que (téléchargeable en PDf) la liste complète. Parmi les livres francophones, on trouve aussi Amadou Male Bâ (Mali) L´Étrange Destin de Wangrin, Tahar Ben Jelloun (Maroc) La Nuit Sacrée, Driss Chraïbi (Maroc) Le Passé Simple, Mongo Béti (Cameroun) Le Pauvre Christ de Bomba, Kateb Yacine (Algerie) Nedjma, Mohammed Dib (Algerie) La Grande Maison, Assia Djebar (Algerie) L´Armour la Fantasia, Ahmadou Kourouma (Côte d’Ivoire) Les Soleils des Indépendances, Camara Laye (Guniée) L´Enfant Noir,...
et j'en oublie.
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Le président de la République [sénégalais], Me Abdoulaye Wade, donne un coup de pouce au livre. Il annonce qu’il «va renforcer le Fonds d’aide pour l’édition», sans toute fois préciser le montant de cet apport. «Pourquoi serions-nous en reste dans la subvention de l’édition comme le font les pays développés ?», s’est interrogé le chef de l’Etat pour justifier cette mesure. «Nous devons tous nous mobiliser autour des questions de l’édition et du développement de l’industrie culturelle» [...] La 9e Fildak, placée sous le thème «Littérature nationale et diversité culturelle», regroupe une centaine de participants venus de divers horizons. Un acquis que la présidente du Comité d’organisation a souligné en parlant de «bibliodiversité». «Si le livre prend la place qui est la sienne, estime Mme Mariétou Diongue Diop, c’est le symbole de la bonne marche de notre société».
Y a été entre autres discuté le problème de la circulation du livre qui favorise celle des idées (ce qui est loin d'être toujours évident en afrique) :
Ouverte hier sur des débats professionnels autour du livre, la 9e Foire internationale du livre et du matériel didactique (Fildak) a permis de camper le sujet sur la libre circulation des idées et du livre à l'heure de l'Union africaine. Ainsi toutes les contraintes qui peuvent entraver la mobilité des idées et des intellectuels doivent être bannies pour une Afrique nouvelle où la liberté d'expression excelle.
A lire le compte-rendu, un débat un peu trop idéaliste, concernant surtout l'union africaine. Mais au moins, il y a débat, c'est déjà un début.
Enfin, on y a beaucoup discuté de la récente constitution d'un liste des 100 meilleurs livres africains du 20ème siècle : Le Sénégal qui est placé troisième après l'Afrique du Sud et le Nigéria a eu neuf œuvres primées. Entre autres Une si longue lettre de l'écrivain Mariama Ba, Antériorité des civilisations nègres de Cheikh Anta Diop et Œuvre poétique de Léopold Sédar Senghor. Djibril Tamsir Niane et Samir Amin ont été eux aussi primés.
Une liste des 20 premiers cités, ainsi que (téléchargeable en PDf) la liste complète. Parmi les livres francophones, on trouve aussi Amadou Male Bâ (Mali) L´Étrange Destin de Wangrin, Tahar Ben Jelloun (Maroc) La Nuit Sacrée, Driss Chraïbi (Maroc) Le Passé Simple, Mongo Béti (Cameroun) Le Pauvre Christ de Bomba, Kateb Yacine (Algerie) Nedjma, Mohammed Dib (Algerie) La Grande Maison, Assia Djebar (Algerie) L´Armour la Fantasia, Ahmadou Kourouma (Côte d’Ivoire) Les Soleils des Indépendances, Camara Laye (Guniée) L´Enfant Noir,...
et j'en oublie.
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Les frères Goncourt à la BNF
La BNF propose aussi les 10 et 11 décembre deux journées de colloque autour des deux frères et du célèbre prix.
Légué à la Bibliothèque par Edmond de Goncourt, le manuscrit du Journal sera exposé dans son ensemble pour la première fois et formera le centre de l'exposition (entrée libre). Il sera accompagné d'un choix d'oeuvres des Goncourt, de lettres, de portraits et photographies provenant pour la plupart des collections de la BNF.
Outre le manuscrit du premier lauréat, sont également exposés ceux de dix oeuvres couronnées par le prix, dont "A l'ombre des jeunes filles en fleurs" (Proust), "La condition humaine" (Malraux), "Les mandarins" (Beauvoir) etc.
[...] Des spécialistes (comme Michel Winock ou Marc Fumaroli ainsi que de nombreux universitaires) participeront aux quatre débats programmés : "Les Goncourt et l'histoire", "Les Goncourt et leurs contemporains", "Arts et spectacles" et "Modernité et décadence".
La caravane passe, les chiens aboient /
Légué à la Bibliothèque par Edmond de Goncourt, le manuscrit du Journal sera exposé dans son ensemble pour la première fois et formera le centre de l'exposition (entrée libre). Il sera accompagné d'un choix d'oeuvres des Goncourt, de lettres, de portraits et photographies provenant pour la plupart des collections de la BNF.
Outre le manuscrit du premier lauréat, sont également exposés ceux de dix oeuvres couronnées par le prix, dont "A l'ombre des jeunes filles en fleurs" (Proust), "La condition humaine" (Malraux), "Les mandarins" (Beauvoir) etc.
[...] Des spécialistes (comme Michel Winock ou Marc Fumaroli ainsi que de nombreux universitaires) participeront aux quatre débats programmés : "Les Goncourt et l'histoire", "Les Goncourt et leurs contemporains", "Arts et spectacles" et "Modernité et décadence".
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"Une voix originale, c'est d'abord une voix personnelle"
J'ai toujours considéré la littérature comme un salut. C'est elle qui m'a permis d'échapper à ma condition. Je suis d'origine ouvrière, et, très vite, j'ai décidé d'échapper à ce monde qui me paraissait limité. [...]
Lorsque j'ai abordé l'écriture, j'ai découvert que j'étais partagé entre deux cultures. La culture ouvrière où l'oralité est le mode de communication dominant, et le monde de l'écrit qui me fascinait. Longtemps ces deux voix coexistaient en moi, et semaient la confusion. Je n'ai pu les unifier qu'en me forgeant un style qui mariait les deux. Ca m'a demandé vingt ans. Une voix originale, c'est d'abord une voix personnelle, à la fois intime et sociale, utilisable à volonté. C'est une langue qui est très loin de la langue domestique. Lorsque je le convoque, c'est moi qui m'exprime mais ce n'est pas le moi immédiat. Je suis contraint de faire appel à des éléments de personnalité qui ne sont pas dominants mais qui sont là, quelque part, et que je dois ramener à la surface. En ce sens, écrire contribue à une meilleure connaissance de soi. Cela permet d'acquérir une grande sagesse.
Je n'ai jamais cessé de chercher. [...]
J'ai toujours été attiré par la littérature épique qui plus que d'autres se réclame du conte. Je ne prétends pas délivrer un message. En tout cas, pas de message politique au sens traditionnel, tel qu'il a été employé en France par les écrivains engagés. Par contre, adopter un point de vue sur la littérature et le défendre, j'estime que c'est un engagement.
L'intime ne m'intéresse pas. Je suis sidéré de voir que les gens viennent à la télé pour dire comment ils baisent, bouffent, dorment, comment ils sont malades... Voir des gens jouer un moment de leur vie cernés par les caméras et les micros, ça me laissse pantois. Le roman mérite mieux que cela. La sphère de l'intime est une sphère précieuse, une sphère à préserver. Si je devais écrire un roman intimiste, je décrirais une intimité romanesque inventée, une intimité de fiction qui aurait pour ambition de dire quelque chose sur le monde dans lequel on vit. sûrement pas sur moi-même. Sauf exception, le social m'intéresse davantage que le psychologique, tout simplement parce qu'il ouvre un espace littéraire plus important.
Bernard Mathieu, écrivain engagé (à sa manière) dans ses romans noirs, dont le dernier, Carmelita, met en scène un favella brésilienne, mais aussi auteur de romans plus classiques, comme Un cachalot sur les bras ou Jusqu'à la mer.
Dans le magazine Topo.
La caravane passe, les chiens aboient /
Lorsque j'ai abordé l'écriture, j'ai découvert que j'étais partagé entre deux cultures. La culture ouvrière où l'oralité est le mode de communication dominant, et le monde de l'écrit qui me fascinait. Longtemps ces deux voix coexistaient en moi, et semaient la confusion. Je n'ai pu les unifier qu'en me forgeant un style qui mariait les deux. Ca m'a demandé vingt ans. Une voix originale, c'est d'abord une voix personnelle, à la fois intime et sociale, utilisable à volonté. C'est une langue qui est très loin de la langue domestique. Lorsque je le convoque, c'est moi qui m'exprime mais ce n'est pas le moi immédiat. Je suis contraint de faire appel à des éléments de personnalité qui ne sont pas dominants mais qui sont là, quelque part, et que je dois ramener à la surface. En ce sens, écrire contribue à une meilleure connaissance de soi. Cela permet d'acquérir une grande sagesse.
Je n'ai jamais cessé de chercher. [...]
J'ai toujours été attiré par la littérature épique qui plus que d'autres se réclame du conte. Je ne prétends pas délivrer un message. En tout cas, pas de message politique au sens traditionnel, tel qu'il a été employé en France par les écrivains engagés. Par contre, adopter un point de vue sur la littérature et le défendre, j'estime que c'est un engagement.
L'intime ne m'intéresse pas. Je suis sidéré de voir que les gens viennent à la télé pour dire comment ils baisent, bouffent, dorment, comment ils sont malades... Voir des gens jouer un moment de leur vie cernés par les caméras et les micros, ça me laissse pantois. Le roman mérite mieux que cela. La sphère de l'intime est une sphère précieuse, une sphère à préserver. Si je devais écrire un roman intimiste, je décrirais une intimité romanesque inventée, une intimité de fiction qui aurait pour ambition de dire quelque chose sur le monde dans lequel on vit. sûrement pas sur moi-même. Sauf exception, le social m'intéresse davantage que le psychologique, tout simplement parce qu'il ouvre un espace littéraire plus important.
Bernard Mathieu, écrivain engagé (à sa manière) dans ses romans noirs, dont le dernier, Carmelita, met en scène un favella brésilienne, mais aussi auteur de romans plus classiques, comme Un cachalot sur les bras ou Jusqu'à la mer.
Dans le magazine Topo.
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Bienvenue dans mon cauchemard
Bonjour, je me présente, je m'appelle Heileen, je suis une athée notoire, pure et dure (j'aurais même envie d'insister sur le dure, mais j'aurais peur qu'on croit que je fais du prosélytisme, ce qui n'est pas le cas, tiens d'ailleurs, je devrais m'y mettre dans le privé, pour essayer de supporter le public) et je vais faire un stage de trois mois dès janvier dans une maison d'édition ultra-catholique, dont for my own sake je tairais le nom.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
La caravane passe, les chiens aboient /
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Lui et son homme
Le (bizarre) discours de réception du Prix Nobel de littérature de Coetzee est disponible sur le site de l'académie Nobel, comme le sont d'ailleurs tous les autres discours des précédents gagnants.
La caravane passe, les chiens aboient /
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Qu'est-ce que ça aurait été s'ils nous avaient fait la coup de la campagne marketing !
En France, le battage médiatique aura pourtant été moindre qu’à l’accoutumée. «On nous a tellement reproché de trop donner dans le marketing qu’on a mis la pédale douce, commente un membre de Gallimard Jeunesse.
Vraiment ? Je dois être une petite nature pour être déjà gavée.
Article à voir surtout pour ce que dit le traducteur, Jean-François Ménard, entre autres :
«On peut regretter le style d’écriture des tomes précédents et la plus grande légèreté des personnages, concède Jean-François Ménard, c’est une affaire d’appréciation personnelle. Ce qui moi me frappe, c’est la continuité. Harry Potter n’est pas une série de livres. C’est un roman. Un roman immense en sept épisodes et 6 700 pages...»
La caravane passe, les chiens aboient /
Vraiment ? Je dois être une petite nature pour être déjà gavée.
Article à voir surtout pour ce que dit le traducteur, Jean-François Ménard, entre autres :
«On peut regretter le style d’écriture des tomes précédents et la plus grande légèreté des personnages, concède Jean-François Ménard, c’est une affaire d’appréciation personnelle. Ce qui moi me frappe, c’est la continuité. Harry Potter n’est pas une série de livres. C’est un roman. Un roman immense en sept épisodes et 6 700 pages...»
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Expo groupie
Je suis allée voir (enfin) l'expo consacrée à Jean Cocteau et je ne peux pas m'empêcher d'être déçue.
Autant le dire tout de suite, je fais partie de ces gens qui ne savent rien de Cocteau à part sa liaison avec Jean Marais et ses profils d'Orphée. Dans un cas comme le mien, le mieux est plutôt de s'abstenir d'aller voir l'expo : elle faite de telle manière (quasiment sans explications sur ce qui est présenté, pourquoi/comment Cocteau a fait cela, ses amitiés, sa vie, sa chronologie, etc.) que l'on est très vite perdu, obligés de deviner à partir des indices de quoi il est question (par exemple, Cocteau a participé à un projet de ballet (?) appelé Parade : on sait que Satie en a fait la musique parce qu'une lettre l'explique, que Picasso a fait des dessins préparatoires --- c'est la que le vrai, vrai innocent néophyte s'exclame : "Il connaissait Picasso ?! _ Ah, bah, oui... On vous l'avait pas dit ? -- parce qu'ils ont exposés, mais on ne sait pas comment ils se sont connus, comment ils en sont venus à collaborer sur ce projet : rien, nada !). Sans parler du fait que l'organisation de l'expo (beaucoup trop longue : j'aime passer ma vie dans les musées, mais trois heures pour une expo ! Faut pas abuser, à la fin, on s'en fout comme d'une gigne même du plus magnifique dessin de Cocteau) est un bordel innommable : des salles mal organisées, coupées n'importe comment par des tables qui se parcourent dans plusieurs sens,... Une horreur. A croire que les organisteurs d'expos prennent tous des cours de Déstructuration de l'Espace et du Désordre à Travers les Âges.
Pourtant c'est pas faute d'avoir tout ce qui faut sous la main : on peut tout trouver sur Cocteau dans cette expo, à part peut-être ses cahiers d'écolier (qu'il a dû brûler après avoir raté son bac). Le problème, c'est que plein de trucs sont sans intérêt : les cartes de visites du service de presse de son roman Thomas l'imposteur, qu'est-ce qu'on en a à foutre ! L'expo est pleine de livres annotés de sa main de commentaires dont on se fout, de lettres illisibles et nulles, genre j'ai pris un rhume, mais je t'envoie quand même tous mes voeux (je l'invente pas, hein !) adressées à Picasso (des lettres intéressantes, c'est pourtant pas ce qui manque), des détails de sa vie qui auraient de l'intérêt si on s'attardait convenablement dessus (il a été manager d'un boxer, il a dessiné pour Chanel, il a créé des slogans publicitaires), mais qui passent à la trappe tellement on a l'impression qu'ils viennent renforcer un expo déjà étouffante, des dizaines de portraits de Cocteau fait par d'autres, de Modigliani à Wharol en passant par des maintenant inconnus, etc.
Pendant l'expo, j'ai entendu un jeune homme (un peu snob par ailleurs, mais comme je suis d'accord avec lui...) dire que c'était une expo groupie. Et c'est exactement ce qu'elle est : un expo qui réunie de centaines de choses géniales (Ah, les dessins originaux de Jean l'oiseleur, l'épée d'académicien de Cocteau, magnifique) mais réunies et exposés sans discernement.
Dessin à la manière de Jean l'oiseleur
Dessin préparatoire de Cocteau pour son épée
Bon, je vais pas cracher dans la soupe non plus : s'il fallait y retourner, j'irais, même cette fois je me préparerais à l'avance. Une p'tite biographie de Cocteau, tiens, ce serait pas mal pour commencer...
La caravane passe, les chiens aboient /
Autant le dire tout de suite, je fais partie de ces gens qui ne savent rien de Cocteau à part sa liaison avec Jean Marais et ses profils d'Orphée. Dans un cas comme le mien, le mieux est plutôt de s'abstenir d'aller voir l'expo : elle faite de telle manière (quasiment sans explications sur ce qui est présenté, pourquoi/comment Cocteau a fait cela, ses amitiés, sa vie, sa chronologie, etc.) que l'on est très vite perdu, obligés de deviner à partir des indices de quoi il est question (par exemple, Cocteau a participé à un projet de ballet (?) appelé Parade : on sait que Satie en a fait la musique parce qu'une lettre l'explique, que Picasso a fait des dessins préparatoires --- c'est la que le vrai, vrai innocent néophyte s'exclame : "Il connaissait Picasso ?! _ Ah, bah, oui... On vous l'avait pas dit ? -- parce qu'ils ont exposés, mais on ne sait pas comment ils se sont connus, comment ils en sont venus à collaborer sur ce projet : rien, nada !). Sans parler du fait que l'organisation de l'expo (beaucoup trop longue : j'aime passer ma vie dans les musées, mais trois heures pour une expo ! Faut pas abuser, à la fin, on s'en fout comme d'une gigne même du plus magnifique dessin de Cocteau) est un bordel innommable : des salles mal organisées, coupées n'importe comment par des tables qui se parcourent dans plusieurs sens,... Une horreur. A croire que les organisteurs d'expos prennent tous des cours de Déstructuration de l'Espace et du Désordre à Travers les Âges.
Pourtant c'est pas faute d'avoir tout ce qui faut sous la main : on peut tout trouver sur Cocteau dans cette expo, à part peut-être ses cahiers d'écolier (qu'il a dû brûler après avoir raté son bac). Le problème, c'est que plein de trucs sont sans intérêt : les cartes de visites du service de presse de son roman Thomas l'imposteur, qu'est-ce qu'on en a à foutre ! L'expo est pleine de livres annotés de sa main de commentaires dont on se fout, de lettres illisibles et nulles, genre j'ai pris un rhume, mais je t'envoie quand même tous mes voeux (je l'invente pas, hein !) adressées à Picasso (des lettres intéressantes, c'est pourtant pas ce qui manque), des détails de sa vie qui auraient de l'intérêt si on s'attardait convenablement dessus (il a été manager d'un boxer, il a dessiné pour Chanel, il a créé des slogans publicitaires), mais qui passent à la trappe tellement on a l'impression qu'ils viennent renforcer un expo déjà étouffante, des dizaines de portraits de Cocteau fait par d'autres, de Modigliani à Wharol en passant par des maintenant inconnus, etc.
Pendant l'expo, j'ai entendu un jeune homme (un peu snob par ailleurs, mais comme je suis d'accord avec lui...) dire que c'était une expo groupie. Et c'est exactement ce qu'elle est : un expo qui réunie de centaines de choses géniales (Ah, les dessins originaux de Jean l'oiseleur, l'épée d'académicien de Cocteau, magnifique) mais réunies et exposés sans discernement.
Dessin à la manière de Jean l'oiseleur
Dessin préparatoire de Cocteau pour son épée
Bon, je vais pas cracher dans la soupe non plus : s'il fallait y retourner, j'irais, même cette fois je me préparerais à l'avance. Une p'tite biographie de Cocteau, tiens, ce serait pas mal pour commencer...
La caravane passe, les chiens aboient /
Tradittore traduttore : "traduit de et par..."
La mention "traduit de" ne figure pas sur la couverture. Pourquoi ? C'est pourtant important.
Touvez-vous les traducteurs insuffisament mis en avnt par les éditeurs ?
Ce n'est pas la mention de mon nom qui me semble essentielle, ce que je demande aux éditeurs c'est jsute que l'on puisse déterminer si l'ouvrag est traduit de l'anglais, de l'américain ou de l'australien, ou de l'allemand. Je trouve leur blocage énervant et fascinant. Je caricature : l'éditeur vend un produit et ne désire pas que l'on se pose une question sur la langue, en sus... C'est totalement inconscient et vu la résistance que je rencontre je me dis que c'est d'ordre psychologique. Nous ce que nous proposons, ce sont des livres écrits en français. Les éditeurs n'ont pas envie que l'on sache cela. J'ignore pourquoi. Il y a le papa, le bébé, et nous sommes apparemment les amants. Moi je veux que le lecteur soit responsabe et curieux, je veux qu'il se dise "Tiens donc, Danielewski, je ne sais pas de quelle nationalité il est, à priori il est, voyons voir...". On oublie trop souvent que nous commençons tous par lire de la littérature traduite dans notre langue maternelle et ces images-là, dont notre jeune cerveau est imprégné, sont indélébiles. On a beau lire plus tard l'ouvrage en langue originale, c'est tout à fait un autre ouvrage. Nous l'avons d'abord lu écrit en français.
Claro, dans le revue Topo (Décembre)
Il a pourtant de la chance, Claro, d'être traducteur en France, où les mentions "traduit de et part" sont encore mentionnées en 4ème de couverture (noyées dans les texte, minuscules,... mais présentes) : dans la plupart des pays, et en particulier anglo-saxons, elles ne sont plus mentionnées sur la couverture, et parfois, plus du tout mentionnées à l'intérieur du livre !
Dans le même magazine Topo, une autre traductrice, d'italien cette fois, Nathalie Bauer, laisse voir un aperçu de son sacerdoce :
Je suis traductrice littéraire, répondit-elle avec fierté et étrangement, le masculin donnait plus de sérieux à l'affaire. Quelques minutes plus tard, elle regagna la salle de lecture [de la BNF où elle fait des recherches pour parfaire sa traduction en cours] sans parvenir à chasser de son esprit l'expression mi-surprise, mi-dégoûtée que le nom de sa profession avait sucité sur le visage de son interlocuteur. [...]
elle se dit que les choses avient été pires en septembre quand elle avait dû se plonger dans de vieux traîtés d'astronomie et de cuisine pour peaufiner la traduction d'Imprimatur. Elle avait aussi relues les Mémoires du Cardinal de Retz afin d'imprimer une pâtine XVIIème siècle à son texte, dont elle avait banis les textes postérieurs à 1699. Peine perdue, personne, ou presque, ne l'avait remarqé.
Et dire que toutes ces recherches n'étaient pas rémunérées... A propos, ne pas oublier de réclamer le solde de ma dernière traduction, inscrivit-elle sur sa feuille blanche, certains édieeurs devaient croire que l'air du temps était nourrissant, sinon comment expliquer ces négligences ?
La caravane passe, les chiens aboient /
Touvez-vous les traducteurs insuffisament mis en avnt par les éditeurs ?
Ce n'est pas la mention de mon nom qui me semble essentielle, ce que je demande aux éditeurs c'est jsute que l'on puisse déterminer si l'ouvrag est traduit de l'anglais, de l'américain ou de l'australien, ou de l'allemand. Je trouve leur blocage énervant et fascinant. Je caricature : l'éditeur vend un produit et ne désire pas que l'on se pose une question sur la langue, en sus... C'est totalement inconscient et vu la résistance que je rencontre je me dis que c'est d'ordre psychologique. Nous ce que nous proposons, ce sont des livres écrits en français. Les éditeurs n'ont pas envie que l'on sache cela. J'ignore pourquoi. Il y a le papa, le bébé, et nous sommes apparemment les amants. Moi je veux que le lecteur soit responsabe et curieux, je veux qu'il se dise "Tiens donc, Danielewski, je ne sais pas de quelle nationalité il est, à priori il est, voyons voir...". On oublie trop souvent que nous commençons tous par lire de la littérature traduite dans notre langue maternelle et ces images-là, dont notre jeune cerveau est imprégné, sont indélébiles. On a beau lire plus tard l'ouvrage en langue originale, c'est tout à fait un autre ouvrage. Nous l'avons d'abord lu écrit en français.
Claro, dans le revue Topo (Décembre)
Il a pourtant de la chance, Claro, d'être traducteur en France, où les mentions "traduit de et part" sont encore mentionnées en 4ème de couverture (noyées dans les texte, minuscules,... mais présentes) : dans la plupart des pays, et en particulier anglo-saxons, elles ne sont plus mentionnées sur la couverture, et parfois, plus du tout mentionnées à l'intérieur du livre !
Dans le même magazine Topo, une autre traductrice, d'italien cette fois, Nathalie Bauer, laisse voir un aperçu de son sacerdoce :
Je suis traductrice littéraire, répondit-elle avec fierté et étrangement, le masculin donnait plus de sérieux à l'affaire. Quelques minutes plus tard, elle regagna la salle de lecture [de la BNF où elle fait des recherches pour parfaire sa traduction en cours] sans parvenir à chasser de son esprit l'expression mi-surprise, mi-dégoûtée que le nom de sa profession avait sucité sur le visage de son interlocuteur. [...]
elle se dit que les choses avient été pires en septembre quand elle avait dû se plonger dans de vieux traîtés d'astronomie et de cuisine pour peaufiner la traduction d'Imprimatur. Elle avait aussi relues les Mémoires du Cardinal de Retz afin d'imprimer une pâtine XVIIème siècle à son texte, dont elle avait banis les textes postérieurs à 1699. Peine perdue, personne, ou presque, ne l'avait remarqé.
Et dire que toutes ces recherches n'étaient pas rémunérées... A propos, ne pas oublier de réclamer le solde de ma dernière traduction, inscrivit-elle sur sa feuille blanche, certains édieeurs devaient croire que l'air du temps était nourrissant, sinon comment expliquer ces négligences ?
La caravane passe, les chiens aboient /
dimanche, décembre 07, 2003
L'idée nait de la phrase comme le rêve dévie selon les poses d'un dormeur qui tourne.
Cocteau
La caravane passe, les chiens aboient /
Cocteau
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Blogger me fait chiez !!!!!!!!!!!!!!!!!
Non, ça ne soulage pas de le dire !
La caravane passe, les chiens aboient /
La caravane passe, les chiens aboient /
Le battement de l'aile du papillon
Pendant longtemps, on avait rangé Margaret Drabble parmi les auteurs vieillis et on l'avait un peu oublié ; depuis l'année dernière, elle est revenue, et laissant derrière elle ses années de littérature féministe, elle s'attaque maintenant à l'Angleterre d'aujourd'hui, et c'est un plaisir de la retrouver en meilleure forme que jamais. L'an dernier elle publiait La sorcière d'Exmoor, et cette année, La phalène.
Margeret Drabble était excessivement connue dans les années 60/70, ce qui lui a valu la jalousie et l'animosité de sa soeur aînée, A.S. Byatt, qui n'a connu, elle son premier succès qu'à la fin des années 70 ; animosité et haines qu'elle lui a bien rendu quand sa popularité a déclinée vers la même époque, pendant que sa soeur devenait célèbre et gagnait le Booker prize. Depuis, elles ne se sont pas réconcilier, et la parution de La phalène n'a pas du arranger les choses, puisse qu'il s'agit d'une fiction basée sur la vie de leur mère, Byatt appréciant d'autant moins qu'elle est contre l'appropriation de personnes réelles dans la fiction :
the theme of one of Byatt’s early novels, The Game, concerns the danger of appropriating a real person’s voice in a work of fiction. According to Byatt, fictional characters should be just that, fictional. They may develop as composites of various people, but one should never presume, in Byatt’s estimation, to know another person well enough to think one can imagine his or her inner life. Such appropriation is theft. Since Drabble and Byatt's mother is dead, however, there is no danger of her retaliation upon reading how she has been depicted, unlike Byatt’s heroine in The Game, who commits suicide when she discovers how her life has been written up in a novel. (dans cette critqiue de La sorcière d'Exmoor)
La caravane passe, les chiens aboient /
Margeret Drabble était excessivement connue dans les années 60/70, ce qui lui a valu la jalousie et l'animosité de sa soeur aînée, A.S. Byatt, qui n'a connu, elle son premier succès qu'à la fin des années 70 ; animosité et haines qu'elle lui a bien rendu quand sa popularité a déclinée vers la même époque, pendant que sa soeur devenait célèbre et gagnait le Booker prize. Depuis, elles ne se sont pas réconcilier, et la parution de La phalène n'a pas du arranger les choses, puisse qu'il s'agit d'une fiction basée sur la vie de leur mère, Byatt appréciant d'autant moins qu'elle est contre l'appropriation de personnes réelles dans la fiction :
the theme of one of Byatt’s early novels, The Game, concerns the danger of appropriating a real person’s voice in a work of fiction. According to Byatt, fictional characters should be just that, fictional. They may develop as composites of various people, but one should never presume, in Byatt’s estimation, to know another person well enough to think one can imagine his or her inner life. Such appropriation is theft. Since Drabble and Byatt's mother is dead, however, there is no danger of her retaliation upon reading how she has been depicted, unlike Byatt’s heroine in The Game, who commits suicide when she discovers how her life has been written up in a novel. (dans cette critqiue de La sorcière d'Exmoor)
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samedi, décembre 06, 2003
Les jurés à la lanterne !
Article engagé de Marie-Rose Guarniéri (librairie des Abbesses, fondatrice du prix Wepler-Fondation La Poste) paru dans Libération (Rebonds, 5/09/03) :
Cet automne, l'idée de jury tournant paraît alimenter de vives polémiques... Je crains qu'elles ne soient suivies de peu d'effet en raison d'une constellation de privilèges ouvertement assumés auxquels beaucoup ne sont pas près de renoncer. Et on les comprend d'une certaine façon. Mais combien d'auteurs, d'éditeurs sont ainsi délibérément et fatalement écartés de cette fabuleuse dynamique des rentrées littéraires dont les prix sont un des enjeux importants ? Et quelle pénalisation de notre vie intellectuelle ! Et quel discrédit par rapport aux jurys de pays étrangers qui ont des pratiques tout autres et brillantes ! Sur ce plan-là, nous sommes loin d'être l'exception culturelle.
Cette idée de jury tournant, minorée parce qu'elle dérange, ne se réduit pourtant pas à un jeu de chaises musicales comme dans ces vieux mariages de province. Elle a une dimension esthétique, politique, éthique. Ayant créé dans un appel d'air le Prix Wepler-Fondation La Poste, dont le fondement est un système de jury tournant, je peux témoigner, après cinq ans, de sa valeur et son excellent fonctionnement. L'engagement désintéressé de lecteurs et de professionnels qui n'envisagent pas une carrière de sociétaire des Lettres - et qui, par miracle, acceptent de laisser leur siège au bout d'un an !- garantit une fraîcheur, une liberté dans la pprospection des livres, une sincérité de jugement, et la surprise du résultat. Le renouvellement du jury favorise, d'années en aannées, un principe évident de liberté et de diversité du goût, et permet d'échapper à la sclérose du groupe qui, sur la durée, comme dans les vieilles familles, finit par attribuer à chacun un rôle.
En remettant la littérature au centre du débat, ce sont de nouveaux livres qui s'imposent, de nouveaux éditeurs, et non pas des jurés peu affranchis d'une logique de réseau.
Ce système de jury tournant n'est finalement qu'une question de volonté, bien sûr. C'est recréer les conditions de l'aventure littéraire. C'est se redonner, une fois encore, la chance de l'Inconnu. Allez Messieurs les jurés, lâchez prise !
Cette année, ce fameux prix Welper-Fondation La Poste a été attribué à Marc Chevillard. Mais si je vous en avais déjà parlé, c'est lui qui a décidé de réinventé Le vaillant petit tailleur. Et tout le monde aime. Entretien, extrait, bibliothèque idéale, site Chevillard : la totale.
La caravane passe, les chiens aboient /
Cet automne, l'idée de jury tournant paraît alimenter de vives polémiques... Je crains qu'elles ne soient suivies de peu d'effet en raison d'une constellation de privilèges ouvertement assumés auxquels beaucoup ne sont pas près de renoncer. Et on les comprend d'une certaine façon. Mais combien d'auteurs, d'éditeurs sont ainsi délibérément et fatalement écartés de cette fabuleuse dynamique des rentrées littéraires dont les prix sont un des enjeux importants ? Et quelle pénalisation de notre vie intellectuelle ! Et quel discrédit par rapport aux jurys de pays étrangers qui ont des pratiques tout autres et brillantes ! Sur ce plan-là, nous sommes loin d'être l'exception culturelle.
Cette idée de jury tournant, minorée parce qu'elle dérange, ne se réduit pourtant pas à un jeu de chaises musicales comme dans ces vieux mariages de province. Elle a une dimension esthétique, politique, éthique. Ayant créé dans un appel d'air le Prix Wepler-Fondation La Poste, dont le fondement est un système de jury tournant, je peux témoigner, après cinq ans, de sa valeur et son excellent fonctionnement. L'engagement désintéressé de lecteurs et de professionnels qui n'envisagent pas une carrière de sociétaire des Lettres - et qui, par miracle, acceptent de laisser leur siège au bout d'un an !- garantit une fraîcheur, une liberté dans la pprospection des livres, une sincérité de jugement, et la surprise du résultat. Le renouvellement du jury favorise, d'années en aannées, un principe évident de liberté et de diversité du goût, et permet d'échapper à la sclérose du groupe qui, sur la durée, comme dans les vieilles familles, finit par attribuer à chacun un rôle.
En remettant la littérature au centre du débat, ce sont de nouveaux livres qui s'imposent, de nouveaux éditeurs, et non pas des jurés peu affranchis d'une logique de réseau.
Ce système de jury tournant n'est finalement qu'une question de volonté, bien sûr. C'est recréer les conditions de l'aventure littéraire. C'est se redonner, une fois encore, la chance de l'Inconnu. Allez Messieurs les jurés, lâchez prise !
Cette année, ce fameux prix Welper-Fondation La Poste a été attribué à Marc Chevillard. Mais si je vous en avais déjà parlé, c'est lui qui a décidé de réinventé Le vaillant petit tailleur. Et tout le monde aime. Entretien, extrait, bibliothèque idéale, site Chevillard : la totale.
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Ubik
Phillip K. Dick a enfin son site officiel, avec surtout des textes inédits.
Dans sa dernière édition le magazine Wired lui consacrait un dossier et si l'anglais vous gratte là dans le dos à cet endroit que vous ne pouvez pas atteindre, Chronich'art en a un aussi, mais plus ancien (datant de 2000). Enfin, Dick étant mort, il n'y a pas vraiment grand chose de nouveau, donc allez-y sans peur.
Tout ça à l'occasion de la sortie d'un nouveau film adapté d'une nouvelle de Dick, Paycheck. Moi, les acteurs qu'ils choisissent pour jouer du Dick me terrifient : Arnold "Governator" Schwarzenegger, "Top Gun" Cruise, et maintenant Ben "L'Oréal" Affleck.
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Dans sa dernière édition le magazine Wired lui consacrait un dossier et si l'anglais vous gratte là dans le dos à cet endroit que vous ne pouvez pas atteindre, Chronich'art en a un aussi, mais plus ancien (datant de 2000). Enfin, Dick étant mort, il n'y a pas vraiment grand chose de nouveau, donc allez-y sans peur.
Tout ça à l'occasion de la sortie d'un nouveau film adapté d'une nouvelle de Dick, Paycheck. Moi, les acteurs qu'ils choisissent pour jouer du Dick me terrifient : Arnold "Governator" Schwarzenegger, "Top Gun" Cruise, et maintenant Ben "L'Oréal" Affleck.
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La divine Italie
Petit panorama de la littérature italienne. Pas extraordinaire en soit, juste un bon moyen de la découvrir pour ceux qui n'y connaissent absolument rien du tout, ce qui en fait doit quand même faire pas mal de monde. La littérature italienne, en France, c'est la cousine pauvre qu'on méprise un peu, on se demande bien pourquoi.
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vendredi, décembre 05, 2003
C'est con, la bibliothèque IKEA ne supportera pas son poids.
Le plus gros livre du monde
Il pèse 34 kilos. Il mesure 50 cm2. Il compte 800 pages. Il est intégralement consacré à Mohamed Ali, dont la légende est disséquée sous toutes les coutures par plusieurs centaines d’écrivains (textes célèbres ou inédits) et de photographes (3 000 images). Il a été préparé par l’artiste Jeff Koons. Il sera présenté dans le cadre de l’Art Basel Miami Beach début décembre. Son nom de code : GOAT, pour "Greatest of all time". C’est le nouveau coup éditorial de Benedikt Taschen, dont le déjà fameux SUMO avait beaucoup fait parler en son temps : GOAT, qui a coûté plus de 10 millions d’euros, représente l’une des entreprises d’édition les plus absurdement mégalomanes de l’histoire. Le tirage sera limité à 10 000 exemplaires signés par Koons et Ali en personne, chaque exemplaire doit être commandé individuellement et sera livré au premier semestre 2004 dans l’ordre des commandes. A objet culte, prix choc : la "champ’s edition" (les 1 000 premières copies) coûtera 7 500 euros, le reste 3 000 euros. Avis aux (riches) amateurs.
(Via Chronich'art)
La caravane passe, les chiens aboient /
Il pèse 34 kilos. Il mesure 50 cm2. Il compte 800 pages. Il est intégralement consacré à Mohamed Ali, dont la légende est disséquée sous toutes les coutures par plusieurs centaines d’écrivains (textes célèbres ou inédits) et de photographes (3 000 images). Il a été préparé par l’artiste Jeff Koons. Il sera présenté dans le cadre de l’Art Basel Miami Beach début décembre. Son nom de code : GOAT, pour "Greatest of all time". C’est le nouveau coup éditorial de Benedikt Taschen, dont le déjà fameux SUMO avait beaucoup fait parler en son temps : GOAT, qui a coûté plus de 10 millions d’euros, représente l’une des entreprises d’édition les plus absurdement mégalomanes de l’histoire. Le tirage sera limité à 10 000 exemplaires signés par Koons et Ali en personne, chaque exemplaire doit être commandé individuellement et sera livré au premier semestre 2004 dans l’ordre des commandes. A objet culte, prix choc : la "champ’s edition" (les 1 000 premières copies) coûtera 7 500 euros, le reste 3 000 euros. Avis aux (riches) amateurs.
(Via Chronich'art)
La caravane passe, les chiens aboient /
Inventer des titres est un calvaire
_Fermez les yeux, dit l'inconnue.
Maurice obéit.
La jeune femme prit ses deux mains dans les siennes, le tourna comme elle voulut. Soudain une chaleur parfumée sembla s'approcher de son visage, et une bouche effleura sa bouche, laissant entre ses deux lèvres la bague qu'il avait refusée.
Si vous êtes doués, vous aurez reconnu le style de Dumas, et si vous l'avez lu vous aurez identifié Le Chevalier de Maison-Rouge. Ce roman, l'un des plus célèbres de Dumas, vient de sortir aux USA d'un purgatoire de 100 ans ! (j'ai vérifié : la dernière traduction anglaise date de 1893) Incroyable quand on sait que le livre a été adapté en film par moins de huit fois entre 1912 et 1965, dont la version la plus célèbre de Claude Barma de 1963, aussi bien ciné que TV : difficile de n'avoir jamais entendu parler d'un livre autant porté à l'écran quand même ! Ben si.
Je profite de l'occasion pour signaler deux sites très très bien sur Dumas : le premier (bilingue français/anglais) est sans doute le plus exaustif, recensant tout ce qu'il y a à savoir sur le sujet, et faisant même le lien vers les oeuvres de Dumas en ligne. C'est là que le bas blesse, puisqu'une bonne quantité sont disponibles en anglais, mais il faut s'arracher les yeux pour en trouver une ou deux en français. L'indigence de textes français libres de droit en ligne ne cessera jamais de me faire du mal... Vous pouvez toujours essayer d'aller télécharger du Dumas sur la base de données Gallica de la BNF, mais soyez prevenus, il s'agit de textes scannés d'éditions anciennes, pas de textes en format txt ou word : Le Chevalier de Maison-Rouge, par exemple, fait un peu plus de 26 Mo à télécharger.
Le second site a été créer à l'occasion du transport de Dumas au Panthéon (je suis sûre qu'il nous maudit encore !), mais il est surtout intéressant parce qu' il publie en feuileuton des romans peu connus de Dumas : Le Capitaine Pamphile, Isaac Laquedem, Le Corricolo, Le Chevalier d'Harmental, Une année à Florence, et Acté.
Enjoy !
La caravane passe, les chiens aboient /
Maurice obéit.
La jeune femme prit ses deux mains dans les siennes, le tourna comme elle voulut. Soudain une chaleur parfumée sembla s'approcher de son visage, et une bouche effleura sa bouche, laissant entre ses deux lèvres la bague qu'il avait refusée.
Si vous êtes doués, vous aurez reconnu le style de Dumas, et si vous l'avez lu vous aurez identifié Le Chevalier de Maison-Rouge. Ce roman, l'un des plus célèbres de Dumas, vient de sortir aux USA d'un purgatoire de 100 ans ! (j'ai vérifié : la dernière traduction anglaise date de 1893) Incroyable quand on sait que le livre a été adapté en film par moins de huit fois entre 1912 et 1965, dont la version la plus célèbre de Claude Barma de 1963, aussi bien ciné que TV : difficile de n'avoir jamais entendu parler d'un livre autant porté à l'écran quand même ! Ben si.
Je profite de l'occasion pour signaler deux sites très très bien sur Dumas : le premier (bilingue français/anglais) est sans doute le plus exaustif, recensant tout ce qu'il y a à savoir sur le sujet, et faisant même le lien vers les oeuvres de Dumas en ligne. C'est là que le bas blesse, puisqu'une bonne quantité sont disponibles en anglais, mais il faut s'arracher les yeux pour en trouver une ou deux en français. L'indigence de textes français libres de droit en ligne ne cessera jamais de me faire du mal... Vous pouvez toujours essayer d'aller télécharger du Dumas sur la base de données Gallica de la BNF, mais soyez prevenus, il s'agit de textes scannés d'éditions anciennes, pas de textes en format txt ou word : Le Chevalier de Maison-Rouge, par exemple, fait un peu plus de 26 Mo à télécharger.
Le second site a été créer à l'occasion du transport de Dumas au Panthéon (je suis sûre qu'il nous maudit encore !), mais il est surtout intéressant parce qu' il publie en feuileuton des romans peu connus de Dumas : Le Capitaine Pamphile, Isaac Laquedem, Le Corricolo, Le Chevalier d'Harmental, Une année à Florence, et Acté.
Enjoy !
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King of the world ? Nan déjà fait... King of the... ? Nan j'te dis ! Heu... Le roi n'est pas encore mort ? C'est nul. Ouais...
We understand that fiction is a lie to begin with. To ignore the truth inside the lie is to sin against the craft, in general, and one's own work in particular.
Le discours que Stephen King avait fait lors de la cérémonie du National Book Award est maintenant disponible en ligne. On peut ne pas être d'accord avec lui (on ne l'est pas, en tout cas pas de ce côté-là de mon ordinateur), mais son honnêteté et son manque total de langue de bois, même s'il peuvent parfois un peu prêter à sourire (vous raconteriez votre vie comme ça, vous ?), sont impressionnants, surtout quand il raconte ses débuts de jeune écrivain.
Non s=d'ailleurs, qu'il ne disent pas quelques véritées, comme le fait que lorsque l'on écrit un livre avec l'intention d'en faire un best-seller, c'est toujours raté (comme Michael Crichton est son épuisable filon, qui écrit bien trop évidemment pour faire un succès) :
Now, there are lots of people who will tell you that anyone who writes genre fiction or any kind of fiction that tells a story is in it for the money and nothing else. It's a lie. The idea that all storytellers are in it for the money is untrue but it is still hurtful, it's infuriating and it's demeaning. I never in my life wrote a single word for money. As badly as we needed money, I never wrote for money. From those early days to this gala black tie night, I never once sat down at my desk thinking today I'm going to make a hundred grand. Or this story will make a great movie. If I had tried to write with those things in mind, I believe I would have sold my birthright for a plot of message, as the old pun has it. Either way, Tabby and I would still be living in a trailer or an equivalent, a boat.
Par contre, comme par hasard, la réponse que lui avait faite la gagnante du prix du meilleur roman n'est pas envore disponible sur le site : Stephen King définitivement plus important ? Faut pas déconner !
Oh, et puis je suis pas peau de vache, je lui souhaite quand même un prompt rétablissement à Stephen King.
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Le discours que Stephen King avait fait lors de la cérémonie du National Book Award est maintenant disponible en ligne. On peut ne pas être d'accord avec lui (on ne l'est pas, en tout cas pas de ce côté-là de mon ordinateur), mais son honnêteté et son manque total de langue de bois, même s'il peuvent parfois un peu prêter à sourire (vous raconteriez votre vie comme ça, vous ?), sont impressionnants, surtout quand il raconte ses débuts de jeune écrivain.
Non s=d'ailleurs, qu'il ne disent pas quelques véritées, comme le fait que lorsque l'on écrit un livre avec l'intention d'en faire un best-seller, c'est toujours raté (comme Michael Crichton est son épuisable filon, qui écrit bien trop évidemment pour faire un succès) :
Now, there are lots of people who will tell you that anyone who writes genre fiction or any kind of fiction that tells a story is in it for the money and nothing else. It's a lie. The idea that all storytellers are in it for the money is untrue but it is still hurtful, it's infuriating and it's demeaning. I never in my life wrote a single word for money. As badly as we needed money, I never wrote for money. From those early days to this gala black tie night, I never once sat down at my desk thinking today I'm going to make a hundred grand. Or this story will make a great movie. If I had tried to write with those things in mind, I believe I would have sold my birthright for a plot of message, as the old pun has it. Either way, Tabby and I would still be living in a trailer or an equivalent, a boat.
Par contre, comme par hasard, la réponse que lui avait faite la gagnante du prix du meilleur roman n'est pas envore disponible sur le site : Stephen King définitivement plus important ? Faut pas déconner !
Oh, et puis je suis pas peau de vache, je lui souhaite quand même un prompt rétablissement à Stephen King.
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"Oh fuck, not another elf!"
A l'occasion de la sortie du troisième épisode du Seigneur des anneaux, la ronde sans fin des articles sur Tolkien recommence. Un des derniers en date, au magazine Salon (gratuit si l'on choisit d'accepter une page de pub en cliquant sur Free Day Pass, ou quelque soit le nom, un truc chiant quoi, mais bon c'est gratuit, alors...), choisit de mettre Tolkien dans une perspective peu connue du lecteur français : celle de son amitié avec C.S. Lewis, lui-même l'objet d'un mythe dans les pays anglo-saxons pour ses livres pour enfants, Les Chroniques de Narnia que l'on est en train de redécouvrir en France (en particulier pour Noël avec l'inévitable marketing : les deux premiers tomes de la série -- 7 en tout -- sous forme de livres d'images... *soupir*).
C.S. Lewis aurait commencer à écrire sa série, que l'on peut sans problème qualifier de livres pour enfants les plus prosélytiques du monde (pour le christianisme -- ce qui n'est pas sans poser beaucoup de problème, comme l'explqie cet article du New-York Times reproduit ici : Narnia is Christian in its depiction of not only the good but also the bad. Narnia's enemies are Christ's enemies, and they're eerily horrific and thrilling because they evoke two millenniums' worth of Christian demonology. In ''The Lion, the Witch and the Wardrobe,'' Lewis reproduces the Passion of Christ, complete with nasty Jews. During the final negotiations between the Wicked Witch and Aslan, the witch concedes defeat but claims her right to Edmund, the schoolboy who betrayed Narnia by foolishly siding with her. It seems an ancient law engraved on a Table of Stone grants her the right to kill any traitor. Invoking, implicitly, Shylock's pound of flesh, she declares that Edmund's ''life is forfeit to me. His blood is my property.'' [...] Muslims also haunt Narnia -- or rather, cartoon infidels, a turbaned, dark-skinned people called Calormenes, who live to the south of Narnia. The Calormenes are a greedy, cruel, proud, enslaved and enslaving race. Their god is a murderous demon named Tash. They speak an argot filled with cloying, ingratiating phrases and live in cities that reek of dung and sweat. The Narnians, by contrast, are fair, blond, noble and free: [...] A rather clerical fear of the female also pervades Narnia. Women are good when schoolgirls, mostly evil when grown. The Wicked Witch is huge, gorgeous and wild, but underneath her disguise, she's a serpent. [...] There's anti-Catholicism here too, at least if you accept one scholar's thesis that the story of the ape who makes a false Aslan out of a donkey in a lion skin is an attack on papist idolatry. (Lewis was Anglican.)), après une discussion avec Tolkien qui soutenait la thèse que "la Résurrection était la plus vraie de toutes les histoires, avec Dieu pour poète alors que Lewis prétendait que les "mythes étaient des mensonges, mais des 'mensonges murmurés à travers l'argent' ". Finalement, c'est Tolkien qui a gagné l'argument, puisque Lewis construira son oeuvre sur sa théorie.
Dernier détail : porté par le succès du Seigneur des Anneaux, le second tome de la saga de Narnia va être porté à l'écran par le réalisateur de Shrek. Apparemment (?) le film sera de l'animation, ce qui s'explique relativement facilement sachant que la majorité des personnages sont des animaux parlants.
Et puis, aller, une petite citation de C.S. Lewis que je trouve très belle surtout parce qu'on croirait presque lire du Tolkien ;-))))) :
"However far you went you would find the machines, the crowded cities, the empty thrones, the false writings, the barren books: men maddened with false promises and soured with true miseries, worshipping the iron works of their own hands, cut off from Earth their mother and the Father in Heaven. You might go East so far that East became West and returned to Britain across the great ocean, but even so you would not have come out anywhere into the light. The shadow of one dark wing is over all."
---------------------------------------------------------------
Pour en revenir à Tolkien lui-même, sachez que pour la sortie du 3ème film, la BNF François Mitterrand organise du 14 décembre au 15 février une exposition de 120 dessins de John Howe et Alan Lee (les dessins préparatoires du film, visiblement, par les deux plus célèbres illustrateurs de Tolkien) qui s'intitule Le Seigneur des Anneaux, de l'imaginaire à l'image. Les parisiens ont difficilement pu manquer les affiches de cette expo visibles dans toutes les stations de métro. Sans exception.
La caravane passe, les chiens aboient /
C.S. Lewis aurait commencer à écrire sa série, que l'on peut sans problème qualifier de livres pour enfants les plus prosélytiques du monde (pour le christianisme -- ce qui n'est pas sans poser beaucoup de problème, comme l'explqie cet article du New-York Times reproduit ici : Narnia is Christian in its depiction of not only the good but also the bad. Narnia's enemies are Christ's enemies, and they're eerily horrific and thrilling because they evoke two millenniums' worth of Christian demonology. In ''The Lion, the Witch and the Wardrobe,'' Lewis reproduces the Passion of Christ, complete with nasty Jews. During the final negotiations between the Wicked Witch and Aslan, the witch concedes defeat but claims her right to Edmund, the schoolboy who betrayed Narnia by foolishly siding with her. It seems an ancient law engraved on a Table of Stone grants her the right to kill any traitor. Invoking, implicitly, Shylock's pound of flesh, she declares that Edmund's ''life is forfeit to me. His blood is my property.'' [...] Muslims also haunt Narnia -- or rather, cartoon infidels, a turbaned, dark-skinned people called Calormenes, who live to the south of Narnia. The Calormenes are a greedy, cruel, proud, enslaved and enslaving race. Their god is a murderous demon named Tash. They speak an argot filled with cloying, ingratiating phrases and live in cities that reek of dung and sweat. The Narnians, by contrast, are fair, blond, noble and free: [...] A rather clerical fear of the female also pervades Narnia. Women are good when schoolgirls, mostly evil when grown. The Wicked Witch is huge, gorgeous and wild, but underneath her disguise, she's a serpent. [...] There's anti-Catholicism here too, at least if you accept one scholar's thesis that the story of the ape who makes a false Aslan out of a donkey in a lion skin is an attack on papist idolatry. (Lewis was Anglican.)), après une discussion avec Tolkien qui soutenait la thèse que "la Résurrection était la plus vraie de toutes les histoires, avec Dieu pour poète alors que Lewis prétendait que les "mythes étaient des mensonges, mais des 'mensonges murmurés à travers l'argent' ". Finalement, c'est Tolkien qui a gagné l'argument, puisque Lewis construira son oeuvre sur sa théorie.
Dernier détail : porté par le succès du Seigneur des Anneaux, le second tome de la saga de Narnia va être porté à l'écran par le réalisateur de Shrek. Apparemment (?) le film sera de l'animation, ce qui s'explique relativement facilement sachant que la majorité des personnages sont des animaux parlants.
Et puis, aller, une petite citation de C.S. Lewis que je trouve très belle surtout parce qu'on croirait presque lire du Tolkien ;-))))) :
"However far you went you would find the machines, the crowded cities, the empty thrones, the false writings, the barren books: men maddened with false promises and soured with true miseries, worshipping the iron works of their own hands, cut off from Earth their mother and the Father in Heaven. You might go East so far that East became West and returned to Britain across the great ocean, but even so you would not have come out anywhere into the light. The shadow of one dark wing is over all."
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Pour en revenir à Tolkien lui-même, sachez que pour la sortie du 3ème film, la BNF François Mitterrand organise du 14 décembre au 15 février une exposition de 120 dessins de John Howe et Alan Lee (les dessins préparatoires du film, visiblement, par les deux plus célèbres illustrateurs de Tolkien) qui s'intitule Le Seigneur des Anneaux, de l'imaginaire à l'image. Les parisiens ont difficilement pu manquer les affiches de cette expo visibles dans toutes les stations de métro. Sans exception.
La caravane passe, les chiens aboient /
Homicidal Psycho Jungle Comic Author ?
L'histoire de l'inventeur de Calvin et Hobbes (pour ceux qui se posaient des questions sur mon adresse mail, c'est ce Hobbes-là, oui) et comment il en est venu, en 1995, à tout laisser tomber d'un seul coup pour devenir un imitateur de J.D. Salinger : l'hermite au fond de sa cabane au fond des bois au fond de l'Ohio.
(Via Chryde)
J'ai longtemps hésité, puis j'ai choisi celle-là. Allez vous régaler des autres.

La caravane passe, les chiens aboient /
(Via Chryde)
J'ai longtemps hésité, puis j'ai choisi celle-là. Allez vous régaler des autres.

La caravane passe, les chiens aboient /
J'imite
Le questionnaire de Sophie Calle et Grégoire Bouillier paru dans Les Inrockuptibles du 19 novembre 2003.
Quand êtes-vous déjà mort ?
La semaine de mes seize ans et il ya presque 6 mois.
Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ?
Le soleil qui ne veut pas comprendre que certains matin,vaudrait mieux pas se lever.
Me dire que peut-être, aujourd'hui, j'écrirai la phrase parfaite.
Que sont devenus vos rêves d'enfants ?
On continue tant bien que mal a essayer de les réaliser. C'est le seul but de la vie.
Qu'est-ce qui vous distingue des autres ?
Je suis moi, et ils sont eux. Ca marche dans l'autre sens aussi.
Vous manque-t-il quelque chose ?
Quelqu'un.
Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste ?
Non. D'ailleurs, je ne suis pas encore sûre que quelqu'un y soit arrivé.
D'où venez-vous ?
Du ventre de ma maman (question bête...).
Jugez-vous votre sort enviable ?
Non. Ma vie ressemble à l'enfer après la bataille.
A quoi avez-vous renoncé ?
A trouver un homme d'une patience surhumaine (les habitués comprendront).
A sortir avec Geoges Clooney, aussi. Je suis trop belle pour lui !
Que faites-vous de votre argent ?
Je le dépense même quand j'en ai pas pour faire vivre la littérature mondiale.
Quelle tâche ménagère vous rebute le plus ?
Mazette ! Toutes !
Quels sont vos plaisirs favoris ?
Ecrie, lire, le chocolat. La blogosphère !!
Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Une caisse pleine des livres préferrés des gens que j'aime ou/et que j'admire.
Citez trois artistes vivants que vous détestez.
Pff ! Seulement trois ? Christine Angot, Christine Angot, Christine Angot ! et Philipe Sollers, Catherine Millet (mais pas Freddy BGBD, parce que je n'aime pas l'écrivain, mais je me contrefous de l'homme) : mais en fait aucun d'eux n'est un artiste !
Que defendez-vous ?
L'idée que l'art doit se mériter.
Un monde sans George Bush.
Un état palestinien égal en tout point à un état israëlien, et vice versa.
Qu'êtes-vous capable de refuser ?
La facilité
Quelle est la partie de votre corps la plus fragile ?
L'âme.
Qu'avez-vous été capable de faire par amour ?
Faire semblant de rien.
Que vous reproche-t-on ?
Tout ?
A quoi sert l'art ?
A se réaliser.
Rédigez votre épitaphe.
Croyait encore à la littérature.
Sous quelle forme aimeriez-vous revenir ?
Je reviendrai pas !
(via Hemisphair -- j'avais oublié de le préciser et c'est vraiment mal : bad bad me...)
La caravane passe, les chiens aboient /
Quand êtes-vous déjà mort ?
La semaine de mes seize ans et il ya presque 6 mois.
Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ?
Le soleil qui ne veut pas comprendre que certains matin,vaudrait mieux pas se lever.
Me dire que peut-être, aujourd'hui, j'écrirai la phrase parfaite.
Que sont devenus vos rêves d'enfants ?
On continue tant bien que mal a essayer de les réaliser. C'est le seul but de la vie.
Qu'est-ce qui vous distingue des autres ?
Je suis moi, et ils sont eux. Ca marche dans l'autre sens aussi.
Vous manque-t-il quelque chose ?
Quelqu'un.
Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste ?
Non. D'ailleurs, je ne suis pas encore sûre que quelqu'un y soit arrivé.
D'où venez-vous ?
Du ventre de ma maman (question bête...).
Jugez-vous votre sort enviable ?
Non. Ma vie ressemble à l'enfer après la bataille.
A quoi avez-vous renoncé ?
A trouver un homme d'une patience surhumaine (les habitués comprendront).
A sortir avec Geoges Clooney, aussi. Je suis trop belle pour lui !
Que faites-vous de votre argent ?
Je le dépense même quand j'en ai pas pour faire vivre la littérature mondiale.
Quelle tâche ménagère vous rebute le plus ?
Mazette ! Toutes !
Quels sont vos plaisirs favoris ?
Ecrie, lire, le chocolat. La blogosphère !!
Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Une caisse pleine des livres préferrés des gens que j'aime ou/et que j'admire.
Citez trois artistes vivants que vous détestez.
Pff ! Seulement trois ? Christine Angot, Christine Angot, Christine Angot ! et Philipe Sollers, Catherine Millet (mais pas Freddy BGBD, parce que je n'aime pas l'écrivain, mais je me contrefous de l'homme) : mais en fait aucun d'eux n'est un artiste !
Que defendez-vous ?
L'idée que l'art doit se mériter.
Un monde sans George Bush.
Un état palestinien égal en tout point à un état israëlien, et vice versa.
Qu'êtes-vous capable de refuser ?
La facilité
Quelle est la partie de votre corps la plus fragile ?
L'âme.
Qu'avez-vous été capable de faire par amour ?
Faire semblant de rien.
Que vous reproche-t-on ?
Tout ?
A quoi sert l'art ?
A se réaliser.
Rédigez votre épitaphe.
Croyait encore à la littérature.
Sous quelle forme aimeriez-vous revenir ?
Je reviendrai pas !
(via Hemisphair -- j'avais oublié de le préciser et c'est vraiment mal : bad bad me...)
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Le seigneur de... rien ?
Dire que tous ceux qui avaient lu le premier roman de Tristan Egolf (Le Seigneur des Porcheries) attendaient le second avec impatience est un euphémisme : Le seigneur des porcheries est un livre culte, qui depuis cinq ans laissait à son auteur le temps de faire mieux et de prouver encore une fois son génie. Las ! pour un ratage, c'est un ratage !
Passé presqu'aussi inaperçu à sa sortie aux USA qu'à sa récente sortie en France, Jupons et violons (Sirt and the Fiddle) ressemble à une "petite farce improvisée sur le pouce, avec les moyens du bord" (Aïe !) : Chronich'art (seul à s'être risqué à le critiquer), qui avait adoré son premier livre, descend en flèche le second :
Si le scénario est burlesque et les personnages hauts en couleur, le roman, lui, ne tient guère la route. Loin du style irrésistible et acrobatique de son premier roman, Egolf s’essaye à une narration décousue, pleine de gimmicks sans grande utilité (son usage compulsif des italiques ne semble motivé par rien, ses jeux sur la mise en page ou sur les caractères n’ont pas beaucoup d’intérêt) et rapidement lassante. [Jupons et violons est une] succession d’épisodes décousus et fourre-tout où les gags succèdent aux dialogues sans rythme ni vraisemblance.
La caravane passe, les chiens aboient /
Passé presqu'aussi inaperçu à sa sortie aux USA qu'à sa récente sortie en France, Jupons et violons (Sirt and the Fiddle) ressemble à une "petite farce improvisée sur le pouce, avec les moyens du bord" (Aïe !) : Chronich'art (seul à s'être risqué à le critiquer), qui avait adoré son premier livre, descend en flèche le second :
Si le scénario est burlesque et les personnages hauts en couleur, le roman, lui, ne tient guère la route. Loin du style irrésistible et acrobatique de son premier roman, Egolf s’essaye à une narration décousue, pleine de gimmicks sans grande utilité (son usage compulsif des italiques ne semble motivé par rien, ses jeux sur la mise en page ou sur les caractères n’ont pas beaucoup d’intérêt) et rapidement lassante. [Jupons et violons est une] succession d’épisodes décousus et fourre-tout où les gags succèdent aux dialogues sans rythme ni vraisemblance.
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Camembert !
L'histoire du camembert à travers les âges comme métaphore de la mondialisation ?
C'est en tout cas ce que dit cet essai anglais sur un livre français paru en 92, Le Camembert, mythe national, de Pierre Boisart.
Camembert is a lot more like the McMerde burger than you might suppose. Pierre Boisard seeks to show how, over the past 150 years or so, the cheese has been ruined: industrialised, homogenised, delocalised and, finally, pasteurised - and all without the assistance of American multinational corporations. It's almost wholly an indigenous French story: the Camembert producers made it into the national cheese - the most popular and best-selling of any cheese in France - and then into an internationally recognised and traded commodity.
A lire aussi pour le résumer, du point de vue anglais, du personnage Bové et de la lutte de la France contre la malbouffe (the defence of fine French food against American anti-cuisine was recognised as a moral act -- sans rire ?), et l'utilisation (sans complexes) du français dans un texte anglais : j'y peux rien, je trouve ça hillarant !
La caravane passe, les chiens aboient /
C'est en tout cas ce que dit cet essai anglais sur un livre français paru en 92, Le Camembert, mythe national, de Pierre Boisart.
Camembert is a lot more like the McMerde burger than you might suppose. Pierre Boisard seeks to show how, over the past 150 years or so, the cheese has been ruined: industrialised, homogenised, delocalised and, finally, pasteurised - and all without the assistance of American multinational corporations. It's almost wholly an indigenous French story: the Camembert producers made it into the national cheese - the most popular and best-selling of any cheese in France - and then into an internationally recognised and traded commodity.
A lire aussi pour le résumer, du point de vue anglais, du personnage Bové et de la lutte de la France contre la malbouffe (the defence of fine French food against American anti-cuisine was recognised as a moral act -- sans rire ?), et l'utilisation (sans complexes) du français dans un texte anglais : j'y peux rien, je trouve ça hillarant !
La caravane passe, les chiens aboient /
jeudi, décembre 04, 2003
Mais n'importe quoi !
Ce que ça peut m'énnerver ces journalistes qui sous le prétexte de vouloir écrire un article qui se fait remarquer ou qui révèle une grande vérité, écrivent des conneries monumentales comme si c'étaient des évidences ! Le dernier du genre, c'est l'article de Bruno Corty, dans Le Figaro Littéraire, sur la parution d'un recueil d'essais de Steinbeck, qui déclare sans un battement de cil que Steinbeck est considéré, aujourd'hui, comme un écrivain mineur, bien loin des monuments Faulkner et Hemingway. Quoi ?!!! Il se trouve justement que Steinbeck forme avec Faulkner et Hemmingway le triumvirat des grands écrivains américains du 20ème siècle. Mais évidemment, l'article perdrait de l'intérêt s'il ne pouvait pas dire : oh regardez, je vais vous faire rédécouvrir un auteur tombé dans l'oubli, ne suis-je pas un extraordinaire (re)découvreur ! Connard, oui !
Dans ce recueil, Un artiste engagé, Steinbeck dirait, selon lui, que "les Américains travaillent dur et ne trouvent d'exutoire que dans la violence. Ils sont puritains mais se vautrent dans la débauche. Ils se disent sains mais passent leur temps sur les divans des psychanalystes, quand ils ne se bourrent pas de somnifères et de stimulants. Ils adorent la nature mais polluent sans vergogne l'eau des rivières avec leurs déchets industriels toxiques. Quand ils ont choisi des hommes politiques qui ne sont pas médiocres, ils les assassinent ou les accusent de tous les maux.".
Possible, mais Steinbeck ne l'aurait pas dit comme ça (on croirait entendre plutôt Jim Harrison en lisant ça) : quel intérêt de parler d'un auteur, si c'est pour interprêter les points les plus importants de ce qu'il dit, au lieu de le citer correctement ?
Pourtant l'article soulève des points importants (en particulier sur la façon dont le recueil a été traduit, coupé, les articles non datés, etc.), mais c'est tellement noyé dans une ignorance crasse de ce qu'est vraiment Steinbeck (il répète ce qu'il a lu sur des bios internet, ou quoi ?), que ça passe un peu à la trappe.
La caravane passe, les chiens aboient /
Dans ce recueil, Un artiste engagé, Steinbeck dirait, selon lui, que "les Américains travaillent dur et ne trouvent d'exutoire que dans la violence. Ils sont puritains mais se vautrent dans la débauche. Ils se disent sains mais passent leur temps sur les divans des psychanalystes, quand ils ne se bourrent pas de somnifères et de stimulants. Ils adorent la nature mais polluent sans vergogne l'eau des rivières avec leurs déchets industriels toxiques. Quand ils ont choisi des hommes politiques qui ne sont pas médiocres, ils les assassinent ou les accusent de tous les maux.".
Possible, mais Steinbeck ne l'aurait pas dit comme ça (on croirait entendre plutôt Jim Harrison en lisant ça) : quel intérêt de parler d'un auteur, si c'est pour interprêter les points les plus importants de ce qu'il dit, au lieu de le citer correctement ?
Pourtant l'article soulève des points importants (en particulier sur la façon dont le recueil a été traduit, coupé, les articles non datés, etc.), mais c'est tellement noyé dans une ignorance crasse de ce qu'est vraiment Steinbeck (il répète ce qu'il a lu sur des bios internet, ou quoi ?), que ça passe un peu à la trappe.
La caravane passe, les chiens aboient /
Hein ?
Voleurs et aigrefins
Existe-t-il des époques et des pays plus favorables que d’autres aux escroqueries, aux mystifications? A en croire l’Américain Darin Strauss et le Catalan Lluis-Anton Baulenas, les années 1900, New York pour le premier et Barcelone pour le second, comptèrent parmi ces parenthèses bénies où s’épanouirent les aigrefins, les crapules de haut vol, les illusionnistes de l’arnaque, les politiciens véreux, les chevaliers d’industrie et les stars de la grande truanderie. Peut-être parce qu’en ces années-là, au cœur de ces Babel modernes, tout basculait: les échelles aussi bien que les façons de voir, de penser, de comprendre et de vivre. Comment juger qui était sain d’esprit ou fou furieux, charlatan véreux ou entrepreneur avisé, quand les uns se mettaient à rêver de photographies animées et les autres de spéculations boursières ou immobilières vertigineuses? Gentlemen ou non, les cambrioleurs prospéraient.
La caravane passe, les chiens aboient /
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LE MOT POUR LE DIRE... au Nouvel Observateur !
Imitateurs !
Manille. Ma définition préfèré :
2. MANILLE [manij] n. f.
- 1. (1543). Anciennt. Anneau porté aux poignets, aux chevilles, comme ornement
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Manille. Ma définition préfèré :
2. MANILLE [manij] n. f.
- 1. (1543). Anciennt. Anneau porté aux poignets, aux chevilles, comme ornement
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La chercheuse d'or de Gallimard
Harry Potter, c'est elle qui l'a fait acheté à Gallimard, avant même qu'il soit publié en anglais -- et donc avant qu'il soit vendu aux enchères pour une avance faramineuse pour un auteur pour la jeunesse aux éditeurs américains. Autant dire que c'est une femme qui a du flair. Depuis les années 70/80, c'est elle qui est devenue la directrice éditoriale des Editions Gallimard Jeunesse, faisant de la collection probablement la meilleure du genre en France. Même sans parler d'Haricot Vert.
La caravane passe, les chiens aboient /
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«Il a suffi à Jeanne d'Arc d'entendre trois voix pour monter à cheval. Giscard en aura entendu huit!»
Tout s'est noué au coeur de l'été, quand, sous la canicule, seuls les chats semblaient pouvoir troubler la quiétude de cette maison près de quatre fois centenaire. Quelques mois plus tôt, le 6 mars, et pour la deuxième fois, aucun candidat n'était arrivé - malgré les trois tours de scrutin - à obtenir la majorité absolue. Senghor, décédé en 2001, restait sans successeur. Que faire? Les académiciens proches de Valéry Giscard d'Estaing - parmi eux, le très influent Jean d'Ormesson et la secrétaire perpétuelle, Hélène Carrère d'Encausse - savaient que l'ex-président caressait cette vieille idée de revêtir un jour l'habit vert. De Gaulle s'était offert le luxe de refuser les propositions, Mitterrand avait hésité. Lui attendait peut-être une occasion, un feu vert, pour succomber à la tentation.
[...] Ne restait plus qu'à régler cet épineux et douloureux détail: l'incertitude du vote. L'ancien président n'envisageait en effet de se présenter qu'à la condition d'être, rapporte Le Canard enchaîné, «assurément élu». Or comment l'être lors d'un vote à bulletins secrets dont chacun sait qu'il est «imprévisible avant et inexplicable après»? Pour lever une part de cette incertitude, Jean d'Ormesson, dès la proclamation de la candidature de VGE, recourait à une procédure un peu exceptionnelle réservée à quelques rares personnalités: la présentation. Expliquant l'intérêt de cette candidature - et dispensant de fait Giscard des visites qu'un postulant doit traditionnellement rendre aux académiciens - d'Ormesson donnait en outre une liste de huit immortels prêts à soutenir VGE. Dans la salle, un irréductible susurrait à l'oreille de son voisin: «Il a suffi à Jeanne d'Arc d'entendre trois voix pour monter à cheval. Giscard en aura entendu huit!»
[...] deux anti-Giscard confient: «Les gens sensibles au ridicule refuseront de voter Giscard. Bien sûr, il ne serait pas le premier politique à siéger parmi nous. Mais un ancien protecteur à qui certains membres de cette institution doivent beaucoup, ce serait une nouveauté. Sans doute même un précédent.» Et d'ajouter: «Il y a aussi cette manière d'essayer de nous forcer la main. Si Giscard avait, comme tout le monde, pris des risques et suivi les procédures ordinaires, nous nous serions peut-être laissé faire. On aurait même compris qu'il soit dispensé des sempiternelles visites, et la courtoisie, comme toujours, l'aurait emporté. Mais, là, il a montré qu'il n'avait décidément pas changé! Comment s'étonner, après, qu'à cette procédure d'exception certains réagissent de manière exceptionnelle?»
Quelqu'un n'aurait-il pas oublié, dans cette histoire, que la coupole est réservée aux artistes et bons (à défaut de grands) écrivains ? Enfin, toute fierté n'est pas perdue, puisque "certains [académiciens] laissent entendre qu'en cas d'arrivée de Giscard ils ne remettront plus les pieds Quai Conti."
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[...] Ne restait plus qu'à régler cet épineux et douloureux détail: l'incertitude du vote. L'ancien président n'envisageait en effet de se présenter qu'à la condition d'être, rapporte Le Canard enchaîné, «assurément élu». Or comment l'être lors d'un vote à bulletins secrets dont chacun sait qu'il est «imprévisible avant et inexplicable après»? Pour lever une part de cette incertitude, Jean d'Ormesson, dès la proclamation de la candidature de VGE, recourait à une procédure un peu exceptionnelle réservée à quelques rares personnalités: la présentation. Expliquant l'intérêt de cette candidature - et dispensant de fait Giscard des visites qu'un postulant doit traditionnellement rendre aux académiciens - d'Ormesson donnait en outre une liste de huit immortels prêts à soutenir VGE. Dans la salle, un irréductible susurrait à l'oreille de son voisin: «Il a suffi à Jeanne d'Arc d'entendre trois voix pour monter à cheval. Giscard en aura entendu huit!»
[...] deux anti-Giscard confient: «Les gens sensibles au ridicule refuseront de voter Giscard. Bien sûr, il ne serait pas le premier politique à siéger parmi nous. Mais un ancien protecteur à qui certains membres de cette institution doivent beaucoup, ce serait une nouveauté. Sans doute même un précédent.» Et d'ajouter: «Il y a aussi cette manière d'essayer de nous forcer la main. Si Giscard avait, comme tout le monde, pris des risques et suivi les procédures ordinaires, nous nous serions peut-être laissé faire. On aurait même compris qu'il soit dispensé des sempiternelles visites, et la courtoisie, comme toujours, l'aurait emporté. Mais, là, il a montré qu'il n'avait décidément pas changé! Comment s'étonner, après, qu'à cette procédure d'exception certains réagissent de manière exceptionnelle?»
Quelqu'un n'aurait-il pas oublié, dans cette histoire, que la coupole est réservée aux artistes et bons (à défaut de grands) écrivains ? Enfin, toute fierté n'est pas perdue, puisque "certains [académiciens] laissent entendre qu'en cas d'arrivée de Giscard ils ne remettront plus les pieds Quai Conti."
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Le danger de la respectabilité
Votre deuxième roman, «l'Obscur», a été censuré en 1965.
Et aujourd'hui, l'Obscur est enseigné à l'université.
C'est une revanche ?
Non. C'est le danger de la respectabilité. Et un auteur ne peut pas être respectable. A Paris, à l'époque de l'interdiction de l'Obscur, un groupe d'amis avait décidé de me soutenir. Ils sont allés voir Samuel Beckett et lui ont demandé de signer une pétition. Il a dit : «Je vais lire le livre d'abord.» Il a trouvé que c'était du bon travail, mais il a dit : «Il faut demander à McGahern s'il veut une pétition.» J'ai refusé. Parce que je ne pensais pas qu'il était important de protester là-dessus. L'essentiel, c'est qu'un livre donne du plaisir ou que l'écrivain soit bon ou mauvais. Et ça n'a rien à voir avec la politique ou la morale.
(De l'interview de John McGahern -- post précédent)
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Et aujourd'hui, l'Obscur est enseigné à l'université.
C'est une revanche ?
Non. C'est le danger de la respectabilité. Et un auteur ne peut pas être respectable. A Paris, à l'époque de l'interdiction de l'Obscur, un groupe d'amis avait décidé de me soutenir. Ils sont allés voir Samuel Beckett et lui ont demandé de signer une pétition. Il a dit : «Je vais lire le livre d'abord.» Il a trouvé que c'était du bon travail, mais il a dit : «Il faut demander à McGahern s'il veut une pétition.» J'ai refusé. Parce que je ne pensais pas qu'il était important de protester là-dessus. L'essentiel, c'est qu'un livre donne du plaisir ou que l'écrivain soit bon ou mauvais. Et ça n'a rien à voir avec la politique ou la morale.
(De l'interview de John McGahern -- post précédent)
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Les livres de la rentrée qui ont survécu à la rentrée
Comment reconnait-on cette catégorie étrange de livres ? Ce sont ceux qui, noyé dans le flot de "littérature" de septembre ont suffisamment surnagés sur les piles des critiques qu'ils prennent quand même le temps de les lire, de les critiquer et d'interviewer leurs auteurs longtemps après que l'échauffement médiatique ait pris un rhume.
Gagnants du moment passés en revue à Libération:
John McGahern (interview) :
Dans son sixième roman en quarante ans de carrière, John McGahern, 68 ans, suit une année dans la vie d'un village anonyme du comté de Leitrim, dans le nord-ouest de l'Irlande. Quelques maisons disséminées au bord d'un lac, une petite ville avec son pub et les conversations de voisinage entre deux couples. C'est un endroit qui vit au rythme des foins coupés, du vêlage des vaches, de la récolte du miel, des emplettes du marché et de la visite du fils qui vit à Dublin. Dans leur quotidien percent les drames personnels et universels. Un monde clos, avec des personnages fragiles et attachants, décrits d'une prose simple et dense. [...]
Vous n'avez pas publié de romans depuis douze ans, vous prenez beaucoup de temps pour écrire ?
Je dois écrire en plusieurs fois. Il y a des gens qui peuvent écrire des livres tous les deux ou trois ans. Moi, je ne peux pas. Quand j'écris un roman, je travaille deux heures par jour. J'ai mis cinq ou six ans à écrire ce livre. J'ai cédé au moins vingt manuscrits de Pour qu'ils soient face au soleil levant à l'University College de Galway. J'écris à la main et j'aime avoir toujours le même type de crayon. J'en achète cinquante quand je commence un roman, comme ça, je n'ai aucune excuse.
Vous sentez-vous comme un écrivain irlandais ?
Savoir d'où nous venons n'a aucune importance. Un bon écrivain parle de la condition humaine. Flaubert aurait fait un très bon écrivain irlandais... L'Irlande, c'est ce que je connais le mieux. Mais je me sens plus proche d'un auteur anglais que d'un auteur irlandais.
et Louise Erdrich :
Même dans ses rêves les plus déglingués, John Irving n'aurait jamais osé écrire le roman de Louise Erdrich, Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse, une histoire abracadabrante où une femme décide de devenir un homme sans passer par la case chirurgie esthétique. Et pas n'importe quel homme : un prêtre, un de ces prélats dépêchés par le Vatican pour éduquer ces bamboulas d'Indiens, ces tribus déicides aboyant une langue indéchiffrable. «Mekadewikonayewininini majii ataan'na ? Hihn ! Niminwendam gegawabamayann, in gozis. Vous venez avec moi au bingo ce soir. J'ai besoin de votre chance.» [...]
Roman kaléidoscope, à la narration éclatée, succession de petits chapitres, de bonds dans le temps, d'anecdotes, d'extraits de journaux, de lettres, baignant dans une atmosphère des plus baroques, où soudain un chien errant vous murmure votre avenir pendant que les esprits des anciens prient pour une terre plus fertile, parcouru par un souffle exalté, Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse impose Louise Erdrich (née d'un père allemand et d'une mère issue de la tribu indienne des Chaippewa) comme une romancière accomplie, de la trempe de Toni Morrison.
Et comme ce sont par ailleurs deux bons auteurs, ça fait plaisir.
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Gagnants du moment passés en revue à Libération:
John McGahern (interview) :
Dans son sixième roman en quarante ans de carrière, John McGahern, 68 ans, suit une année dans la vie d'un village anonyme du comté de Leitrim, dans le nord-ouest de l'Irlande. Quelques maisons disséminées au bord d'un lac, une petite ville avec son pub et les conversations de voisinage entre deux couples. C'est un endroit qui vit au rythme des foins coupés, du vêlage des vaches, de la récolte du miel, des emplettes du marché et de la visite du fils qui vit à Dublin. Dans leur quotidien percent les drames personnels et universels. Un monde clos, avec des personnages fragiles et attachants, décrits d'une prose simple et dense. [...]
Vous n'avez pas publié de romans depuis douze ans, vous prenez beaucoup de temps pour écrire ?
Je dois écrire en plusieurs fois. Il y a des gens qui peuvent écrire des livres tous les deux ou trois ans. Moi, je ne peux pas. Quand j'écris un roman, je travaille deux heures par jour. J'ai mis cinq ou six ans à écrire ce livre. J'ai cédé au moins vingt manuscrits de Pour qu'ils soient face au soleil levant à l'University College de Galway. J'écris à la main et j'aime avoir toujours le même type de crayon. J'en achète cinquante quand je commence un roman, comme ça, je n'ai aucune excuse.
Vous sentez-vous comme un écrivain irlandais ?
Savoir d'où nous venons n'a aucune importance. Un bon écrivain parle de la condition humaine. Flaubert aurait fait un très bon écrivain irlandais... L'Irlande, c'est ce que je connais le mieux. Mais je me sens plus proche d'un auteur anglais que d'un auteur irlandais.
et Louise Erdrich :
Même dans ses rêves les plus déglingués, John Irving n'aurait jamais osé écrire le roman de Louise Erdrich, Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse, une histoire abracadabrante où une femme décide de devenir un homme sans passer par la case chirurgie esthétique. Et pas n'importe quel homme : un prêtre, un de ces prélats dépêchés par le Vatican pour éduquer ces bamboulas d'Indiens, ces tribus déicides aboyant une langue indéchiffrable. «Mekadewikonayewininini majii ataan'na ? Hihn ! Niminwendam gegawabamayann, in gozis. Vous venez avec moi au bingo ce soir. J'ai besoin de votre chance.» [...]
Roman kaléidoscope, à la narration éclatée, succession de petits chapitres, de bonds dans le temps, d'anecdotes, d'extraits de journaux, de lettres, baignant dans une atmosphère des plus baroques, où soudain un chien errant vous murmure votre avenir pendant que les esprits des anciens prient pour une terre plus fertile, parcouru par un souffle exalté, Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse impose Louise Erdrich (née d'un père allemand et d'une mère issue de la tribu indienne des Chaippewa) comme une romancière accomplie, de la trempe de Toni Morrison.
Et comme ce sont par ailleurs deux bons auteurs, ça fait plaisir.
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Pourquoi plus personne ne lit de poésie moderne en France ?
Ben peut-être parce que c'est devenu ça :
Il est public comme la feuille de Nature.
Dans le coupe-ciseau, il y a l'air.
Mais corbeau, oie, aigle éventuels
tiennent la plume autant
que l'informatiqueur, l'électif,
un tertiaire courbe
et les oiseaux ternes des villes
ou le mandarin flotteur à côté de promenade.
Cieux sont des plans
qui ondulent à cause du rythme
d'actualité moderne,
pompique, enveloppe d'idylle.
Libération glose sur un des "grands" poètes français actuels.
Moi j'en suis restée à Yves Bonnefoy:
"Vivre en poésie, c'est avancer dans le monde en étant tout à la fois fidèle à la terre brève où sont comptées les heures, où le réel déchire le voile des représentations, et, en même temps, se disposer toujours à voir et à écouter ces signes, à saisir ces improbables "retombées de flèches" qui ouvrent aussi à autant de rencontres où "l'autre ciel" se fait présence. Se disposer à réentendre, dans le léger chuchotement des flocons, la lumière de toujours"a
Après, je crois que la poésie s'est enterrée. Pas morte, mais bien décomposée.
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Il est public comme la feuille de Nature.
Dans le coupe-ciseau, il y a l'air.
Mais corbeau, oie, aigle éventuels
tiennent la plume autant
que l'informatiqueur, l'électif,
un tertiaire courbe
et les oiseaux ternes des villes
ou le mandarin flotteur à côté de promenade.
Cieux sont des plans
qui ondulent à cause du rythme
d'actualité moderne,
pompique, enveloppe d'idylle.
Libération glose sur un des "grands" poètes français actuels.
Moi j'en suis restée à Yves Bonnefoy:
"Vivre en poésie, c'est avancer dans le monde en étant tout à la fois fidèle à la terre brève où sont comptées les heures, où le réel déchire le voile des représentations, et, en même temps, se disposer toujours à voir et à écouter ces signes, à saisir ces improbables "retombées de flèches" qui ouvrent aussi à autant de rencontres où "l'autre ciel" se fait présence. Se disposer à réentendre, dans le léger chuchotement des flocons, la lumière de toujours"a
Après, je crois que la poésie s'est enterrée. Pas morte, mais bien décomposée.
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Loana a tué Pauvert
Fayard vient de décider d'arrêter la production de nouveautés de Pauvert, tout en conservant le fonds de ce département, dont l'activité devrait cesser en février 2004. Ce réaménagement conduira au départ de Maren Sell, la directrice de Pauvert. [...] les documents qu'elle a publiés dans la collection «Pauvert témoignages», et surtout le journal de la lofteuse Loana, ont quelque peu décoiffé l'image littéraire de la maison. Pauvert avait ensuite été prié de se replier sur la fiction, où la politique d'auteur exigeante de Maren Sell ne semble pas avoir été jugée suffisamment rentable.
Qu'est-ce que vous voulez, ce sont les aléas de l'édition-réalité, ça.
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Qu'est-ce que vous voulez, ce sont les aléas de l'édition-réalité, ça.
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Chaises musicales
C'est Ferruccio de Bortoli, patron de la branche édition de Rizzoli Corriere della Serra (RCSMedia Group), qui devrait succéder à Charles-Henri Flammarion à la tête de Flammarion. La maison d'édition française a été rachetée il y a trois ans par le groupe italien [...] Après que Charles-Henri Flammarion eut annoncé son départ la semaine dernière à ses employés, par mail, c'est par la même voie, le lendemain, que Ferruccio de Bortoli leur a annoncé que sa propre nomination à la présidence serait proposée au prochain conseil d'administration de Flammarion, le 9 décembre. [...]
Dans son courrier aux troupes de Flammarion, Bortoli a précisé que sa désignation en tant que PDG se doublerait de l'ascension d'Alain Flammarionn, frère de Charles Henri, «à la fonction de vice-président en charge de la politique éditoriale du groupe» et de la reconduction de Frédéric Morel dans ses fonctions de directeur général. Selon lui, Charles-Henri Flammarion n'a pas souhaité rester au conseil. Renouvelant sa confiance à «tous les collaborateurs», Ferruccio de Bortoli a déclaré que «le groupe RCS (...) veut continuer à respecter l'autonomie des maisons d'édition, la liberté de choix de ses directeurs éditoriaux et l'identité du groupe ainsi que sa spécificité française, qu'il espère renforcer». Enfin, il s'est «engagé à améliorer le prestige du groupe Flammarion et sa position sur le marché».
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Dans son courrier aux troupes de Flammarion, Bortoli a précisé que sa désignation en tant que PDG se doublerait de l'ascension d'Alain Flammarionn, frère de Charles Henri, «à la fonction de vice-président en charge de la politique éditoriale du groupe» et de la reconduction de Frédéric Morel dans ses fonctions de directeur général. Selon lui, Charles-Henri Flammarion n'a pas souhaité rester au conseil. Renouvelant sa confiance à «tous les collaborateurs», Ferruccio de Bortoli a déclaré que «le groupe RCS (...) veut continuer à respecter l'autonomie des maisons d'édition, la liberté de choix de ses directeurs éditoriaux et l'identité du groupe ainsi que sa spécificité française, qu'il espère renforcer». Enfin, il s'est «engagé à améliorer le prestige du groupe Flammarion et sa position sur le marché».
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Ecrit sur du vide
Biographie inutile d'un Goncourt oublié qui méritera probablement de le rester : Francis de Miomandre pour Ecrit sur de l'eau... . Interressant pour le personnage lui-même : un dandy Belle Epoque.
Pour la petite histoire, c'est le livre qui a fait passé le Goncourt sous le nez du Feu de Barbusse et du Journal A.O. Barnabooth de Valery : on croit rêver !
Les jury ne s'y trompèrent pas vriament : En apprenant le résultat du vote au Goncourt, Octave Mirbeau a éclaté d'un rire sauvage. Heureusement qu'il votait par correspondance, le vieux malin.
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Pour la petite histoire, c'est le livre qui a fait passé le Goncourt sous le nez du Feu de Barbusse et du Journal A.O. Barnabooth de Valery : on croit rêver !
Les jury ne s'y trompèrent pas vriament : En apprenant le résultat du vote au Goncourt, Octave Mirbeau a éclaté d'un rire sauvage. Heureusement qu'il votait par correspondance, le vieux malin.
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Quel écrivain êtes vous ?
Professional writers divide into four different ways:
1- Those who do make a careful plan. These are the rarest. Even writers who write detective stories often only have jotted notes about what order the clues come out in. You do a careful plan if it makes you feel safe. Otherwise try one of the other ways.
2- Careful realistic writers. These writers have little cards written out with descriptions and past histories of all the people they might want in the story, and the same for all the places. This is quite a good way to work, because the story often falls into place in your head while you are discovering the things on the cards. But it takes a long time, though it can be fun. You will often find you have far more information on the cards than you will ever get into the story, and if this is so DON’T try to get it all in. You will drown your story.
3- Back to front and inside out writers. These writers start by writing Chapter Eleven and then Chapter Twenty. Sometimes they have no idea what the story is and have to put the chapters away until they see what the story is that they fit into. A writer called Joyce Carey had a whole chest of drawers filled with chapters out of books that he never got round to finishing. When he did write a book, it always started this way. with a chapter from the middle. I sometimes work this way, but I warn you, it takes a very clear head to sort it out in the end. It is a good way to get started, however.
4- My way. If you’re the kind of person who gets stuck writing a story, try this. When I start writing a book, I know the beginning and what probably happens in the end, plus a tiny but extremely bright picture of something going on in the middle. Often this tiny picture is so different from the beginning that I get really excited trying to think how they got from the start to there. This is the way to get a story moving, because I can’t wait to find out. And by not planning it any more than that I leave space for the story to go in unexpected ways. Sometimes things happen that I never would have thought of, just because the story wants them to happen.
Diana Wyne Jones, très bon écrivain pour enfants, donne quelques conseils pour être écrivain.
Par le même auteur, les héros sont comme les joueurs de tennis (si si !)
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1- Those who do make a careful plan. These are the rarest. Even writers who write detective stories often only have jotted notes about what order the clues come out in. You do a careful plan if it makes you feel safe. Otherwise try one of the other ways.
2- Careful realistic writers. These writers have little cards written out with descriptions and past histories of all the people they might want in the story, and the same for all the places. This is quite a good way to work, because the story often falls into place in your head while you are discovering the things on the cards. But it takes a long time, though it can be fun. You will often find you have far more information on the cards than you will ever get into the story, and if this is so DON’T try to get it all in. You will drown your story.
3- Back to front and inside out writers. These writers start by writing Chapter Eleven and then Chapter Twenty. Sometimes they have no idea what the story is and have to put the chapters away until they see what the story is that they fit into. A writer called Joyce Carey had a whole chest of drawers filled with chapters out of books that he never got round to finishing. When he did write a book, it always started this way. with a chapter from the middle. I sometimes work this way, but I warn you, it takes a very clear head to sort it out in the end. It is a good way to get started, however.
4- My way. If you’re the kind of person who gets stuck writing a story, try this. When I start writing a book, I know the beginning and what probably happens in the end, plus a tiny but extremely bright picture of something going on in the middle. Often this tiny picture is so different from the beginning that I get really excited trying to think how they got from the start to there. This is the way to get a story moving, because I can’t wait to find out. And by not planning it any more than that I leave space for the story to go in unexpected ways. Sometimes things happen that I never would have thought of, just because the story wants them to happen.
Diana Wyne Jones, très bon écrivain pour enfants, donne quelques conseils pour être écrivain.
Par le même auteur, les héros sont comme les joueurs de tennis (si si !)
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Vieille France toi-même !
Alors, pourquoi écris-tu?
Quand on lui posait la question, Alfred Jarry répondait: «Je fume, sinon quelqu'un va le faire à ma place.» Mon cas est assez particulier: je ne suis pas un écrivain qui est devenu riche, mais un homme riche qui est devenu écrivain. Je l'assume parfaitement. Mais cela signifie aussi qu'il y a une part de moi qui écrit pour justifier son existence.
Guy de La Valdène est un auteur américain, et même un écrivain du Montana, ce que n'indiquent pas spécialement son nom et son premier roman qui paraît en France : l'histoire d'un jeune homme français, en France, dans le Normandie des années 60, neveu du garde-chasse de monsieur le Comte, qui vit au château et ... Non ce n'est pas une pub pour chasse, pêche et tradition, qu'est-ce qui a bien pu vous faire croire ça ? C'est une pub pour la "Vieille France", celle que l'auteur, né à New York, mais qui a passé son enfance en France, dans un château normand..., se rappelle avoir connue. Par contre, l'interview de l'auteur faite par Jim Harrison himself (pas très littéraire comme interview, mais bon, on se contente de ce qu'on a) est bien elle un hymne à la mystique de la chasse (beurk !) :
il m'était impossible de le tuer: je ne peux pas tuer un animal que j'ai regardé...
Tu ne peux pas le faire parce qu'il sait ce que tu penses! Il sait ce qui te traverse l'esprit! Il y a une grande sensualité dans la chasse.
Extrait du livre qui est aussi une petite sélection RTL-livres.
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Quand on lui posait la question, Alfred Jarry répondait: «Je fume, sinon quelqu'un va le faire à ma place.» Mon cas est assez particulier: je ne suis pas un écrivain qui est devenu riche, mais un homme riche qui est devenu écrivain. Je l'assume parfaitement. Mais cela signifie aussi qu'il y a une part de moi qui écrit pour justifier son existence.
Guy de La Valdène est un auteur américain, et même un écrivain du Montana, ce que n'indiquent pas spécialement son nom et son premier roman qui paraît en France : l'histoire d'un jeune homme français, en France, dans le Normandie des années 60, neveu du garde-chasse de monsieur le Comte, qui vit au château et ... Non ce n'est pas une pub pour chasse, pêche et tradition, qu'est-ce qui a bien pu vous faire croire ça ? C'est une pub pour la "Vieille France", celle que l'auteur, né à New York, mais qui a passé son enfance en France, dans un château normand..., se rappelle avoir connue. Par contre, l'interview de l'auteur faite par Jim Harrison himself (pas très littéraire comme interview, mais bon, on se contente de ce qu'on a) est bien elle un hymne à la mystique de la chasse (beurk !) :
il m'était impossible de le tuer: je ne peux pas tuer un animal que j'ai regardé...
Tu ne peux pas le faire parce qu'il sait ce que tu penses! Il sait ce qui te traverse l'esprit! Il y a une grande sensualité dans la chasse.
Extrait du livre qui est aussi une petite sélection RTL-livres.
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Choixpô
Moi des châpeaux, j'en ai même vu en pleine journée chez Gibert Jeune, mais là c'était cette nuit à La Griffe Noire, chez Gérard Collard, et si GC s'y met...
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Logistique
Comment met on en place la distribution d'un million d'exemplaire d'un livre (soit l'équivallent des ventes du Goncourt 2001 -- Rouge Brésil -- sur quatre mois) ?
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mercredi, décembre 03, 2003
Comment dit-on 'oh my goodness !' en Tengwar ?
Quand je pense que la famille Tolkien s'est déchirée sur la réalisation du livre en film, j'ose même plus imaginer ce que sont devenus les repas de famille après ça !
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Calcul mental
Un casier = 6 X 1 pile de 20 livres = 120
120 X 49
+ une "étagère" de présentation = 170
170 X 3
+ un petite "étagère" de présentation = 70
70 X 1 (ah, ouais, c'est tout ?)
= 6460
Environ 6 500, c'est le nombre d'exemplaires de Harry Potter que j'ai dénombré déployés sur toute la surface de la Fnac des Ternes : 6 500 livres de 1 000 pages, 1,2 kg, répartis sur quatre étages (seul l'étage disques a évité la marée à ce que j'ai pu voir). Je ne sais pas si vous avez une idée de la taille que ça fait comme livre, et de la place que ça prend... Sans parler de tous ceux qui ont déjà été vendus et de tous ceux qui attendent dans les entrepôts Fnac.
En tant que fan de HP, je peux témoigner que même moi j'avais la nausée à la vue de ce débarquement.
(chez Gibert, ils avaient carrément laissé les exemplaires sur les palettes de bois : c'était d'un chic...)
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120 X 49
+ une "étagère" de présentation = 170
170 X 3
+ un petite "étagère" de présentation = 70
70 X 1 (ah, ouais, c'est tout ?)
= 6460
Environ 6 500, c'est le nombre d'exemplaires de Harry Potter que j'ai dénombré déployés sur toute la surface de la Fnac des Ternes : 6 500 livres de 1 000 pages, 1,2 kg, répartis sur quatre étages (seul l'étage disques a évité la marée à ce que j'ai pu voir). Je ne sais pas si vous avez une idée de la taille que ça fait comme livre, et de la place que ça prend... Sans parler de tous ceux qui ont déjà été vendus et de tous ceux qui attendent dans les entrepôts Fnac.
En tant que fan de HP, je peux témoigner que même moi j'avais la nausée à la vue de ce débarquement.
(chez Gibert, ils avaient carrément laissé les exemplaires sur les palettes de bois : c'était d'un chic...)
La caravane passe, les chiens aboient /
Finite Incantate ?
Alors, fin ou pas fin du feuileton Lagardère/Hachette/Editis/VUP/Vous-Savez-Qui/Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom-Qu'on-Ne-Connait-Plus/Appelez le comme vous voudrez ?
Un bon point : Hachette ne gardera pas le groupe de distribution Malsherbes. Curieusement, il se débarrasse surtout des éditeurs spécialisés en littérature (Plon-Perrin, Robert Laffont, Julliard, Presses de la Cité, Belfond, Nil, Presses de la Renaissance et Pocket, 10/18, Fleuve noir) : ça ne marche pas assez bien ? Préfère aller faire mumuse en Espagne (Anaya, 1er éditeur de communication, hors télévision) ?
J'aime pas, ça, les groupes qui rachètent des maisons d'éditions étrangères ; aux USA, beaucoup de grandes maisons appartiennent à des groupes allemands : je trouve ça con, et malsain. En général, quand on n'est pas personnellement impliqué dans la littérature du pays, on ne pense plus qu'au profit.
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Un bon point : Hachette ne gardera pas le groupe de distribution Malsherbes. Curieusement, il se débarrasse surtout des éditeurs spécialisés en littérature (Plon-Perrin, Robert Laffont, Julliard, Presses de la Cité, Belfond, Nil, Presses de la Renaissance et Pocket, 10/18, Fleuve noir) : ça ne marche pas assez bien ? Préfère aller faire mumuse en Espagne (Anaya, 1er éditeur de communication, hors télévision) ?
J'aime pas, ça, les groupes qui rachètent des maisons d'éditions étrangères ; aux USA, beaucoup de grandes maisons appartiennent à des groupes allemands : je trouve ça con, et malsain. En général, quand on n'est pas personnellement impliqué dans la littérature du pays, on ne pense plus qu'au profit.
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Polyphobies
J'avoue facilement avoir une psychopathophobie, mais c'est moins angoissant que la phronémophobie, la graphophobie ou, horreur ! la leucoselophobie, par contre il y a peu de chance que je subisse un jour une asthénophobie concernant ma non-bibliophobie, je me délecte trop de mon mal. La blemmophobie c'est mon calvaire de même que la katagélophobie et mon ereutophobie, mais je ne comprend pas la chromophobie.
J'ai bien une forme de coprophobie, mais j'aimerais savoir quelle est la forme de la mienne qui implique les frelons. Quelqu'un sait ?
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J'ai bien une forme de coprophobie, mais j'aimerais savoir quelle est la forme de la mienne qui implique les frelons. Quelqu'un sait ?
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TP d'édition
Le «Stanford Professional Publishing Course» (SPPC) est un cours de Stanford organisé chaque été pour les professionnels de l'édition. Comment apprendre le marketing en 10 jours (???).
Dès sa création en 1978, le SPPC, le séminaire d'été sur l'édition, attira des «étudiants» de tous les pays. Il est vrai que ce diplôme est pratiquement unique au monde. Des centaines d'éditeurs sont venus ici se remettre à niveau en publicité, finance, droit ou design. Parmi eux, des pontes de Dunod, Flammarion, France Loisirs, Hachette, Play Bac...
Un franchouilard y a été :
je suis chargé d'en résumer la stratégie marketing. Les profs nous ont prévenus: nous serons jugés aussi bien sur l'originalité de nos idées que sur notre humour. Alors je force un peu sur mon accent, déjà bien franchouillard, et je caricature le dernier intervenant américain de la veille: gesticulations en tous sens, coups de poing sur la table pour souligner mes propos... La salle est pliée en deux et l'un des membres du jury me lance un triple «bravo». Bon présage, puisque nous décrocherons la deuxième place. Mais je ne saurai jamais si ce résultat récompense notre concept de livres pour jeunes diplômés ou nos talents d'acteur...
Fond ou forme? L'éternelle question m'a taraudé pendant tout le séminaire [...] : les Américains que j'ai rencontrés estiment que le marché du livre est saturé et que, dans ce contexte, ce qui fait un bon ouvrage, ce n'est pas tant son contenu que le marketing ou la communication qui l'entourent.
Je comprend mieux pourquoi la littérature meurt de sa petite mort maintenant. Et ils s'étonnent, après un tel discours, que "le marché du livre compte seulement 12 millions d'acheteurs réguliers aux Etats-Unis, et 3 millions en France; il est saturé et cela ne va pas s'arranger: la lecture est de plus en plus concurrencée par les médias électroniques..." Ben oui, mais peut-être que le marketing n'est pas vraiment la solution miracle. En plus, les auteurs, ce n'est pas vraiment leur tasse de thé :
Aucun prof, par exemple, n'a abordé l'écriture ou l'editing des textes. A croire que le contenu et les auteurs n'ont pas beaucoup d'importance... [... une éditrice] ne mentionna le nom de l'auteur [d'un best-seller sur le régime] que pour préciser qu'il n'était pas très doué pour les interviews avec la presse.
Plus grossier encore: lors de la remise d'un prix littéraire, organisé pendant le SPPC en mémoire de l'écrivain William Saroyan, l'animateur de la soirée invita les deux finalistes présents, Jonathan Foer et Adam Rapp, à monter sur scène, les laissa s'approcher, puis renvoya Rapp d'un blessant: «Vous n'avez pas gagné, vous pouvez vous rasseoir.»
Et à côté de ça : Peu de place pour les auteurs, donc, mais, en revanche, tous les autres corps de métier furent dignement accueillis. Pas moins de quatre directeurs artistiques vinrent commenter les couvertures de livres qui se vendent ou qui ne se vendent pas.
Conclusion du franchouillard : Je vais mettre un autocollant jaune sur le classeur regroupant les notes que j'ai prises pendant le SPPC: «Perdez vite vos illusions.»
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Dès sa création en 1978, le SPPC, le séminaire d'été sur l'édition, attira des «étudiants» de tous les pays. Il est vrai que ce diplôme est pratiquement unique au monde. Des centaines d'éditeurs sont venus ici se remettre à niveau en publicité, finance, droit ou design. Parmi eux, des pontes de Dunod, Flammarion, France Loisirs, Hachette, Play Bac...
Un franchouilard y a été :
je suis chargé d'en résumer la stratégie marketing. Les profs nous ont prévenus: nous serons jugés aussi bien sur l'originalité de nos idées que sur notre humour. Alors je force un peu sur mon accent, déjà bien franchouillard, et je caricature le dernier intervenant américain de la veille: gesticulations en tous sens, coups de poing sur la table pour souligner mes propos... La salle est pliée en deux et l'un des membres du jury me lance un triple «bravo». Bon présage, puisque nous décrocherons la deuxième place. Mais je ne saurai jamais si ce résultat récompense notre concept de livres pour jeunes diplômés ou nos talents d'acteur...
Fond ou forme? L'éternelle question m'a taraudé pendant tout le séminaire [...] : les Américains que j'ai rencontrés estiment que le marché du livre est saturé et que, dans ce contexte, ce qui fait un bon ouvrage, ce n'est pas tant son contenu que le marketing ou la communication qui l'entourent.
Je comprend mieux pourquoi la littérature meurt de sa petite mort maintenant. Et ils s'étonnent, après un tel discours, que "le marché du livre compte seulement 12 millions d'acheteurs réguliers aux Etats-Unis, et 3 millions en France; il est saturé et cela ne va pas s'arranger: la lecture est de plus en plus concurrencée par les médias électroniques..." Ben oui, mais peut-être que le marketing n'est pas vraiment la solution miracle. En plus, les auteurs, ce n'est pas vraiment leur tasse de thé :
Aucun prof, par exemple, n'a abordé l'écriture ou l'editing des textes. A croire que le contenu et les auteurs n'ont pas beaucoup d'importance... [... une éditrice] ne mentionna le nom de l'auteur [d'un best-seller sur le régime] que pour préciser qu'il n'était pas très doué pour les interviews avec la presse.
Plus grossier encore: lors de la remise d'un prix littéraire, organisé pendant le SPPC en mémoire de l'écrivain William Saroyan, l'animateur de la soirée invita les deux finalistes présents, Jonathan Foer et Adam Rapp, à monter sur scène, les laissa s'approcher, puis renvoya Rapp d'un blessant: «Vous n'avez pas gagné, vous pouvez vous rasseoir.»
Et à côté de ça : Peu de place pour les auteurs, donc, mais, en revanche, tous les autres corps de métier furent dignement accueillis. Pas moins de quatre directeurs artistiques vinrent commenter les couvertures de livres qui se vendent ou qui ne se vendent pas.
Conclusion du franchouillard : Je vais mettre un autocollant jaune sur le classeur regroupant les notes que j'ai prises pendant le SPPC: «Perdez vite vos illusions.»
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Télérama qui s'en dédit
Sachant qu'Harry Potter et l'ordre du Phénix, 5ème tome des aventures du petit sorcier, est un pavé de 984 pages pesant 1,2 kg et tiré à 1 000 000 d'exemplaires, que 125 000 anglophones l'ont déjà acheté en France en VO et qu'il est disponible depuis aujourd'hui 0h00, quelle est la probabilité d'être saoulé par ces chiffres avant même d'avoir envie de débourser 28 euros pour l'obtenir ?
La caravane passe, les chiens aboient /
La caravane passe, les chiens aboient /
J'aurais pu appeler ce post Nouvelle donne...
... sauf que c'est déjà le nom d'un magazine-papier de nouvelles.
Sur le web, ce magazine de nouvelles françaises inédites, par des auteurs connus assez souvent.
(Via un vieux lien de dé-confitures -- je fais mes liens quand je veux !)
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Sur le web, ce magazine de nouvelles françaises inédites, par des auteurs connus assez souvent.
(Via un vieux lien de dé-confitures -- je fais mes liens quand je veux !)
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Veni, vidi, marketing
FNAC Champs-Elysée, qui ne vent pas de livres.
A minuit pile, le premier privilégié a descendu les marches du "Poudlard Express" et s'est vu offrir gratuitement l'objet de ses convoitises. "Ca valait la peine", a déclaré David, 16 ans, qui attendait depuis 12 heures.
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A minuit pile, le premier privilégié a descendu les marches du "Poudlard Express" et s'est vu offrir gratuitement l'objet de ses convoitises. "Ca valait la peine", a déclaré David, 16 ans, qui attendait depuis 12 heures.
La caravane passe, les chiens aboient /
Harry Hater
L'article haineux sur HP d'A.S. Byatt que j'avais déjà mentionné est maintenant disponible en français, pour tous les allergiques à l'anglais. Précisons cependant qu'elle s'est vraiment lâchée pour raconter n'importe quoi et que tous les exemples qu'elle prend pour démontrer qu'HP est nul démontrent surtout qu'elle n'a jamais lu le livre qu'elle critique. Impressionnant.
La caravane passe, les chiens aboient /
La caravane passe, les chiens aboient /
Mais que de mots inconnus de toutes nos langues, que de signes et que de symboles sont encore enfouis dans les profondeurs de l’espèce ; et que d’idées n’ont pas encore été exrpimées simplement parce que les vocables font défaut ! Que des sentiments n’aient pas encore été éprouvés parce que la sémantique amoureuse ou sensible est bloquée, voilà qui mériterait de nous rendre singulièrement modestes. Le plus insensé de l’écriture réside peut-être dans le fait que nous habitons des impasses et que, pourtant nous continuons d’avancer.
Salah Stétié
La caravane passe, les chiens aboient /
Salah Stétié
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Un roman, c'est sacré, je ne veux pas l'utiliser à d'autres fins, c'est un morceau de philosophie, un moyen de réfléchir sur le monde.
Arundhati Roy
La caravane passe, les chiens aboient /
Arundhati Roy
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Les Maux et les Couleuvres III
''De grandes différences de langage mènent à de grandes différences de pensée''
Stanford Encyclopedia of Philosophy
Même si les couleurs existent en dehors de la façon dont on les voit, dont on les pense et surtout dont on les nomme, des études récentes tendent à prouver que la culture influence malgré tout la façons dont on les appréhende : quand on sait que "le hungrois a deux mots pour ce que nous [anglo-saxons] appelons rouge ; le navajo, un seul mot pour bleu et vert mais deux pour noir ; le grec ancien met l'accent sur des variables telles que la luminosité (plutot que sur la nuance seulement).
Although the idea of 'colour' may seem a simple concept, it conjures up very different ideas for each of us. To the physicist, colour is determined by the wavelength of light. To the physiologist and psychologist, our perception of colour involves neural responses in the eye and the brain, and is subject to the limitations of our nervous system. To the naturalist, colour is not only a thing of beauty but also a determinant of survival in nature. To the social historian and linguist, our understanding and interpretation of colour are inextricably linked to our own culture. To the art historian, the development of colour in painting can be traced both in artistic and technological terms. And for the painter, colour provides a means of expressing feelings and the intangible, making possible the creation of a work of art. . . .
Tiré de l'introduction à Art & Science de Trevor Lamb and Janine Bourriau.
(Via Languagehat)
La caravane passe, les chiens aboient /
Stanford Encyclopedia of Philosophy
Même si les couleurs existent en dehors de la façon dont on les voit, dont on les pense et surtout dont on les nomme, des études récentes tendent à prouver que la culture influence malgré tout la façons dont on les appréhende : quand on sait que "le hungrois a deux mots pour ce que nous [anglo-saxons] appelons rouge ; le navajo, un seul mot pour bleu et vert mais deux pour noir ; le grec ancien met l'accent sur des variables telles que la luminosité (plutot que sur la nuance seulement).
Although the idea of 'colour' may seem a simple concept, it conjures up very different ideas for each of us. To the physicist, colour is determined by the wavelength of light. To the physiologist and psychologist, our perception of colour involves neural responses in the eye and the brain, and is subject to the limitations of our nervous system. To the naturalist, colour is not only a thing of beauty but also a determinant of survival in nature. To the social historian and linguist, our understanding and interpretation of colour are inextricably linked to our own culture. To the art historian, the development of colour in painting can be traced both in artistic and technological terms. And for the painter, colour provides a means of expressing feelings and the intangible, making possible the creation of a work of art. . . .
Tiré de l'introduction à Art & Science de Trevor Lamb and Janine Bourriau.
(Via Languagehat)
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LE MOT POUR LE DIRE : couleur
Céruléen, éenne. Adjectif. [du latin caeruleus, bleu du ciel] Qui est d'une couleur bleue azurée.
Des mouettes noires et blanches tournoyaient en gémissant dans le ciel céruléen où une trame blanchâtre qui s'effilochait vers le levant était tout ce qui restait de la tempête de la veille.
Michel Tournier (Vendredi ou Les limbes du Pacifique)
Rubanien céruléen est aussi le nom commun d'une algue (verte ?!) : la Dictyota dichotoma.
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Des mouettes noires et blanches tournoyaient en gémissant dans le ciel céruléen où une trame blanchâtre qui s'effilochait vers le levant était tout ce qui restait de la tempête de la veille.
Michel Tournier (Vendredi ou Les limbes du Pacifique)
Rubanien céruléen est aussi le nom commun d'une algue (verte ?!) : la Dictyota dichotoma.
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Maux et Couleuvres II
Caerulei oculi
Une femme mystérieuse,
Dont la beauté trouble mes sens,
Se tient debout, silencieuse,
Au bord des flots retentissants.
Ses yeux, où le ciel se reflète,
Mêlent à leur azur amer,
Qu'étoile une humide paillette,
Les teintes glauques de la mer.
Dans les langueurs de leurs prunelles,
Une grâce triste sourit ;
Les pleurs mouillent les étincelles
Et la lumière s'attendrit ;
Et leurs cils comme des mouettes
Qui rasent le flot aplani,
Palpitent, ailes inquiètes,
Sur leur azur indéfini.
Comme dans l'eau bleue et profonde,
Où dort plus d'un trésor coulé,
On y découvre à travers l'onde
La coupe du roi de Thulé.
Sous leur transparence verdâtre,
Brille parmi le goémon,
L'autre perle de Cléopâtre
Prés de l'anneau de Salomon.
La couronne au gouffre lancée
Dans la ballade de Schiller,
Sans qu'un plongeur l'ait ramassée,
Y jette encor son reflet clair.
Un pouvoir magique m'entraîne
Vers l'abîme de ce regard,
Comme au sein des eaux la sirène
Attirait Harald Harfagar.
Mon âme, avec la violence
D'un irrésistible désir,
Au milieu du gouffre s'élance
Vers l'ombre impossible à saisir.
Montrant son sein, cachant sa queue,
La sirène amoureusement
Fait ondoyer sa blancheur bleue
Sous l'émail vert du flot dormant.
L'eau s'enfle comme une poitrine
Aux soupirs de la passion ;
Le vent, dans sa conque marine,
Murmure une incantation.
" Oh ! viens dans ma couche de nacre,
Mes bras d'onde t'enlaceront ;
Les flots, perdant leur saveur âcre,
Sur ta bouche, en miel couleront.
" Laissant bruire sur nos têtes,
La mer qui ne peut s'apaiser,
Nous boirons l'oubli des tempêtes
Dans la coupe de mon baiser. "
Ainsi parle la voix humide
De ce regard céruléen,
Et mon coeur, sous l'onde perfide,
Se noie et consomme l'hymen.
Théophile Gauthier (Emaux et Camés)
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Une femme mystérieuse,
Dont la beauté trouble mes sens,
Se tient debout, silencieuse,
Au bord des flots retentissants.
Ses yeux, où le ciel se reflète,
Mêlent à leur azur amer,
Qu'étoile une humide paillette,
Les teintes glauques de la mer.
Dans les langueurs de leurs prunelles,
Une grâce triste sourit ;
Les pleurs mouillent les étincelles
Et la lumière s'attendrit ;
Et leurs cils comme des mouettes
Qui rasent le flot aplani,
Palpitent, ailes inquiètes,
Sur leur azur indéfini.
Comme dans l'eau bleue et profonde,
Où dort plus d'un trésor coulé,
On y découvre à travers l'onde
La coupe du roi de Thulé.
Sous leur transparence verdâtre,
Brille parmi le goémon,
L'autre perle de Cléopâtre
Prés de l'anneau de Salomon.
La couronne au gouffre lancée
Dans la ballade de Schiller,
Sans qu'un plongeur l'ait ramassée,
Y jette encor son reflet clair.
Un pouvoir magique m'entraîne
Vers l'abîme de ce regard,
Comme au sein des eaux la sirène
Attirait Harald Harfagar.
Mon âme, avec la violence
D'un irrésistible désir,
Au milieu du gouffre s'élance
Vers l'ombre impossible à saisir.
Montrant son sein, cachant sa queue,
La sirène amoureusement
Fait ondoyer sa blancheur bleue
Sous l'émail vert du flot dormant.
L'eau s'enfle comme une poitrine
Aux soupirs de la passion ;
Le vent, dans sa conque marine,
Murmure une incantation.
" Oh ! viens dans ma couche de nacre,
Mes bras d'onde t'enlaceront ;
Les flots, perdant leur saveur âcre,
Sur ta bouche, en miel couleront.
" Laissant bruire sur nos têtes,
La mer qui ne peut s'apaiser,
Nous boirons l'oubli des tempêtes
Dans la coupe de mon baiser. "
Ainsi parle la voix humide
De ce regard céruléen,
Et mon coeur, sous l'onde perfide,
Se noie et consomme l'hymen.
Théophile Gauthier (Emaux et Camés)
La caravane passe, les chiens aboient /
mardi, décembre 02, 2003
Maux et Couleuvres I
VOYELLES
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu de mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d’ombres ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
- O l’Oméga, rayon violet des Ses yeux !
Rimbaud
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A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu de mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d’ombres ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
- O l’Oméga, rayon violet des Ses yeux !
Rimbaud
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Maux et Couleuvres 0
Aujourd'hui, littérature : morne plaine.
Alors je crée des rubriques, na !
Soit les mots et les couleurs version Muselivre : flexions, extensions, citations, explications...
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Alors je crée des rubriques, na !
Soit les mots et les couleurs version Muselivre : flexions, extensions, citations, explications...
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3 000 !!!
Ira, ira pas ?
Ouvrez les paris. Demain soir se tient ParisCarnet.
Sachant que la dernière fois je suis allez devant le bar et ne suis pas rentrée pour cause de timidité surhumaine ;
Sachant que GM (GregLeMillionnaire), qui ne sera pas là, m'a dit que ça valait quand même le coup de la surmonter ;
Sachant que je ne sais pas si j'aurais la possibilité d'y aller ;
Sachant que je n'arrive pas à comprendre comment on s'inscrit sur Ouistiti de m.... ;
Sachant que j'ai un VraiNom que je n'aime pas donner (à force, même les irréductibles vont finir par comprendre ça), et que j'ai deux NomsDeScène (Ah, la traîtresse !), est-ce que ça ne perturbe pas encore plus le déroulement spacio-blogosphérien du dit-Ouistiti ? ;
Sachant que je ne connaît personne !!!! et que de toute façon les personnes que je ne connais pas sont tous des informaticiens (misère !) ;
Sachant que Iok, avec qui j'aimerais bien dicuter autrement que par commentaires inter-interposés est au Thillot, et que c'est très très loin du Hall's Beer Brewery - 68, rue Saint-Denis - 75001, que le Chevalier Félon a mieux à faire avec son infirmière (qui n'est sûrement pas bloggueuse), et que brice... ben brice est juste à Lyon, et c'est fort dommage ;
Sachant que la seule façon que j'aurai de me présenter sera : "Oui, c'est moi qui est écrit l'annonce d'adoption du moi relayée d'ici jusqu'au Saël grâce à l'intervention inattendue de Mouche", qui ne viendra probablement pas à ParisCarnet cette fois-ci ;
Sachant que tout le monde s'en fiche comme d'une gigne que La Muselivre aille refuser de boire de la bière dans un bar à bière puisque personne ne connaît La Muselivre ;
Sachant que j'ai plein d'arguments contre, presqu'autant que j'ai envie d'aller m'humilier publiquement en m'enfuyant encore devant la (petite) adversité, faut-il que j'aille faire la zouave à ParisCarnet ?
Ou dois-je gentiment rester à me morfondre chez moi en me disant que non seulement j'aurais rater la sortie d'Harry Potter à minuit ce soir parce que faut être folle pour zoner seule dans Paris à minuit (!!) et que je raterai aussi celle de demain matin parce que je ne vais pas réussir à me réveiller (et pourtant, moi aussi j'ai envie d'aller voir des centaines de gamins habillés en sorciers égayer Paris !), mais en plus je vais rater ParisCarnet où peut-être une âme charitable viendra avec son exemplaire français d'HP que je pourrais feuilleter pendant toute la soirée en me disant que, Ah, si j'étais pas dans le rouge, moi aussi je serais aller zoner habillée en sorcière à ParisCarnet...
Euh.. non, c'était pas exactement ce que j'avais voulu dire...
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Sachant que la dernière fois je suis allez devant le bar et ne suis pas rentrée pour cause de timidité surhumaine ;
Sachant que GM (GregLeMillionnaire), qui ne sera pas là, m'a dit que ça valait quand même le coup de la surmonter ;
Sachant que je ne sais pas si j'aurais la possibilité d'y aller ;
Sachant que je n'arrive pas à comprendre comment on s'inscrit sur Ouistiti de m.... ;
Sachant que j'ai un VraiNom que je n'aime pas donner (à force, même les irréductibles vont finir par comprendre ça), et que j'ai deux NomsDeScène (Ah, la traîtresse !), est-ce que ça ne perturbe pas encore plus le déroulement spacio-blogosphérien du dit-Ouistiti ? ;
Sachant que je ne connaît personne !!!! et que de toute façon les personnes que je ne connais pas sont tous des informaticiens (misère !) ;
Sachant que Iok, avec qui j'aimerais bien dicuter autrement que par commentaires inter-interposés est au Thillot, et que c'est très très loin du Hall's Beer Brewery - 68, rue Saint-Denis - 75001, que le Chevalier Félon a mieux à faire avec son infirmière (qui n'est sûrement pas bloggueuse), et que brice... ben brice est juste à Lyon, et c'est fort dommage ;
Sachant que la seule façon que j'aurai de me présenter sera : "Oui, c'est moi qui est écrit l'annonce d'adoption du moi relayée d'ici jusqu'au Saël grâce à l'intervention inattendue de Mouche", qui ne viendra probablement pas à ParisCarnet cette fois-ci ;
Sachant que tout le monde s'en fiche comme d'une gigne que La Muselivre aille refuser de boire de la bière dans un bar à bière puisque personne ne connaît La Muselivre ;
Sachant que j'ai plein d'arguments contre, presqu'autant que j'ai envie d'aller m'humilier publiquement en m'enfuyant encore devant la (petite) adversité, faut-il que j'aille faire la zouave à ParisCarnet ?
Ou dois-je gentiment rester à me morfondre chez moi en me disant que non seulement j'aurais rater la sortie d'Harry Potter à minuit ce soir parce que faut être folle pour zoner seule dans Paris à minuit (!!) et que je raterai aussi celle de demain matin parce que je ne vais pas réussir à me réveiller (et pourtant, moi aussi j'ai envie d'aller voir des centaines de gamins habillés en sorciers égayer Paris !), mais en plus je vais rater ParisCarnet où peut-être une âme charitable viendra avec son exemplaire français d'HP que je pourrais feuilleter pendant toute la soirée en me disant que, Ah, si j'étais pas dans le rouge, moi aussi je serais aller zoner habillée en sorcière à ParisCarnet...
Euh.. non, c'était pas exactement ce que j'avais voulu dire...
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Tout le monde est beaucoup trop occupé à parler de Harry Potter
Pourtant, le monde continue de tourner, et malheureusement les auteurs de mourir : Stephan Wul, l'un des meilleurs écrivains de SF français vient de mourir, dans l'indifférence des médias. Dommage, car parmi les livres que j'ai lus enfant, Niourk (contraction de New York) est sans aucun doute l'un de ceux qui m'a fait la plus forte impression, et à sa façon, il supportait facilement la comparaison avec HP.
(Via dé-confitures)
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(Via dé-confitures)
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Mais c'est terrible !
Les vilains moldus brisent l'embargo prévu par Gallimard et commencent à vendre Harry potter plus tôt que prévu. Mais avec une bonne menace d'assignation en justice, on peut asservir mêmes les plus récalcitrants.
Bienvenue dans le monde merveilleux de la littérature enfantine !
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Bienvenue dans le monde merveilleux de la littérature enfantine !
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Qu'ont-ils fait du plus bel auteur américain vivant ?
Je refuse de croire que Paul Auster a vraiment les cheveux blancs. C'est comme ça, je reste avec mes fantasmes.
La caravane passe, les chiens aboient /
La caravane passe, les chiens aboient /
Les oiseaux se cachent en Allemagne pour mourir
Les Allemands sont parait-il grands amateurs de romans australiens : dommage qu'ils préfèrent des merdes commes Les oiseaux se cachent pour mourir à de superbes romans comme L'Opale du désert (Oyster) de Janette Turner Hospital.
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Waow !!!
C'est juste un petit livre sur la pontuation chez un petit éditeur anglais, il n'a eu droit comme publicité (à ma connaissance) qu'à deux articles, pointés du doigt par quelques blogs (qu'un pourcentage d'habitants de cette planète équivalent au zéro absolu lit) dont celui-ci, et un présentateur radio anglais enthousiaste, et pourtant, 10 jours après sa mise en vente, Eats, Shoots & Leaves, The Zero Tolerance Approach to Punctuation s'était vendu à 50 000 exemplaires, culminant maintenant à un joli 100 000.
Les Anglais se font vraiment de drôles de cadeaux pour Noël : même s'il est très drôle, ça reste un livre sur le point-virgule !
La caravane passe, les chiens aboient /
Les Anglais se font vraiment de drôles de cadeaux pour Noël : même s'il est très drôle, ça reste un livre sur le point-virgule !
La caravane passe, les chiens aboient /
Les citations de IokanaaN
- Tu as une gouvernante muette ?
- Pas exactement. Mon père crois que j'ai une gouvernante, il la paie chaque mois par mandat postal, et moi je lui ai dit qu'elle est très bien mais qu'elle est muette.
- Et lui, pour savoir comment vont les choses, il lui téléphone ?
- Oui.
- Génial.
- Ça marche. Poomerang est très bien. Tu sais, ce n'est pas la même chose d'entendre quelqu'un rester muet et d'entendre un muet se taire. C'est un silence différent. Mon père ne s'y laisserait pas prendre.
- Ça doit être un homme intelligent ton père.
- Il travaille dans l'armée.
- Bien sûr.
Alessandro Baricco, City
J'aurais du le mentionner avant : Iok fait un fixation sur le silence. Il en est à sa LXXIIème citation, et celle-là, c'est ma petite chouchou.
La caravane passe, les chiens aboient /
- Pas exactement. Mon père crois que j'ai une gouvernante, il la paie chaque mois par mandat postal, et moi je lui ai dit qu'elle est très bien mais qu'elle est muette.
- Et lui, pour savoir comment vont les choses, il lui téléphone ?
- Oui.
- Génial.
- Ça marche. Poomerang est très bien. Tu sais, ce n'est pas la même chose d'entendre quelqu'un rester muet et d'entendre un muet se taire. C'est un silence différent. Mon père ne s'y laisserait pas prendre.
- Ça doit être un homme intelligent ton père.
- Il travaille dans l'armée.
- Bien sûr.
Alessandro Baricco, City
J'aurais du le mentionner avant : Iok fait un fixation sur le silence. Il en est à sa LXXIIème citation, et celle-là, c'est ma petite chouchou.
La caravane passe, les chiens aboient /
lundi, décembre 01, 2003
Anna Karénine: "Camelote sentimentale . . . "
It is reported that Eleanor Roosevelt said whenever everyone is thinking alike, no one is thinking very well. This simple but profound truth is applicable in every field except book reviewing. Book reviewers are encouraged to think well, but must limit themselves so as to “never write a review in such a way that you’d be afraid to face the author at a party the next day.” This is the appalling conclusion, in any event, reached by Annabel Lyon in a recent issue of The Malahat Review dedicated entirely to the subject of reviewing. The decorum of book reviewing, according to Lyon, demands the reviewer become the guardian of the author’s feelings; book reviewing is somewhere between flirting and nursing. On the other hand, perhaps it isn’t the author’s feelings that need protection. Lyon says reviews must be written so that THE REVIEWER is not “afraid to face the author.” Book reviews should be written to ensure literary parties maintain their joie de vivre.
No.
[...]The idea that silence is the best response to a bad book ignores the possibility that well-written negative reviews add as much to the public discussion of literature as [positive reviews of] good ones. We’d all tire quickly of a dialogue about literature that stuck continually to the same positive note.
Yes.
(Via Bookslut)
PS : le titre du post (je suis trop bonne, j'aurais dû vous laisser lire de vous-mêmes l'article pour trouver)
On my bookshelf I have a slim volume called Rotten Reviews: A Literary Companion. It contains quotes from negative reviews of works like Ana Karenina: “Sentimental rubbish . . . Show me one page that contains an idea” (Odessa Courier, 1877).
La caravane passe, les chiens aboient /
No.
[...]The idea that silence is the best response to a bad book ignores the possibility that well-written negative reviews add as much to the public discussion of literature as [positive reviews of] good ones. We’d all tire quickly of a dialogue about literature that stuck continually to the same positive note.
Yes.
(Via Bookslut)
PS : le titre du post (je suis trop bonne, j'aurais dû vous laisser lire de vous-mêmes l'article pour trouver)
On my bookshelf I have a slim volume called Rotten Reviews: A Literary Companion. It contains quotes from negative reviews of works like Ana Karenina: “Sentimental rubbish . . . Show me one page that contains an idea” (Odessa Courier, 1877).
La caravane passe, les chiens aboient /
Les japonais ne vénèrent pas qu'Alain Delon et Sophie Marceau (heureusement)
Il sembleraient qu'ils adorent aussi les livres au point de faire un travail d'édition fabuleux (comme publier tous les livres d'un auteur, mêmes ceux totalement oublier dans le pays d'origine de l'auteur -- par exemple Hannah Arendt et sa biographie de Rahel Varnhagen -- j'avoue mon ignorance !).
The Japanese are still more likely to translate one of our demanding books than any other country. Part of that is because they still see publishing as a necessary conduit to what is happening in the rest of the world. And part is because they still see publishing more as a personal undertaking, an expression of a publisher's own interests, than a business. That elusive "general reader" we are all hoping to reach can still be found in Japan.
Ils sont en particulier fans de littérature française :
Whoever has been in charge of selling French culture to the Japanese should be given a medal. The pride of place that publishers give French intellectual thought goes back to the 1920s, when Japan turned increasingly to the West, and authors like Romain Rolland, winner of the 1915 Nobel Prize in Literature, were translated in their entirety. But much of the postwar interest in France stems from the fact that, after the war, Paris was the ideal place for a young intellectual. Indeed, there are numerous memoirs by the Japanese who lived in France, even in such humble roles as taxi driver. The result is a comprehensive translation of French work, although American political thought and other Western entries are well represented too.
Non que l'édition japonaise ne connaisse pas les mêmes problèmes qu'ailleurs, surtout auprès des jeunes, mais là-bas, au moins, on essaie de faire lire les enfants :
what is interesting is the imaginative programs to promote reading that Japanese publishers and the education authorities have each launched. Bookstart consists of the state paying to give to every young person a number of books when they come for their early medical checkups. An increasing number of schools start the day with 10 minutes of reading: manga, Harry Potter, whatever the child wants is fine. The hope is both to quiet down an unruly classroom and give kids a taste for independent reading.
La caravane passe, les chiens aboient /
The Japanese are still more likely to translate one of our demanding books than any other country. Part of that is because they still see publishing as a necessary conduit to what is happening in the rest of the world. And part is because they still see publishing more as a personal undertaking, an expression of a publisher's own interests, than a business. That elusive "general reader" we are all hoping to reach can still be found in Japan.
Ils sont en particulier fans de littérature française :
Whoever has been in charge of selling French culture to the Japanese should be given a medal. The pride of place that publishers give French intellectual thought goes back to the 1920s, when Japan turned increasingly to the West, and authors like Romain Rolland, winner of the 1915 Nobel Prize in Literature, were translated in their entirety. But much of the postwar interest in France stems from the fact that, after the war, Paris was the ideal place for a young intellectual. Indeed, there are numerous memoirs by the Japanese who lived in France, even in such humble roles as taxi driver. The result is a comprehensive translation of French work, although American political thought and other Western entries are well represented too.
Non que l'édition japonaise ne connaisse pas les mêmes problèmes qu'ailleurs, surtout auprès des jeunes, mais là-bas, au moins, on essaie de faire lire les enfants :
what is interesting is the imaginative programs to promote reading that Japanese publishers and the education authorities have each launched. Bookstart consists of the state paying to give to every young person a number of books when they come for their early medical checkups. An increasing number of schools start the day with 10 minutes of reading: manga, Harry Potter, whatever the child wants is fine. The hope is both to quiet down an unruly classroom and give kids a taste for independent reading.
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Winckler tombe le masque
J'aime bien quand les auteurs sortent des chemins battus, surtout quand c'est comme Martin Winckler (La maladie de Sachs) pour écrire des livres sur les super-héros des comics américains, mais franchement la modestie ça n'a pas été inventé pour donner des bonnes manières aux souris que je sache !
Super Héros, le livre que j'ai composé en hommage aux personnages nés dans les comic books américains, est en librairie depuis le 13 octobre. De l'avis de toutes celles et tous ceux qui l'ont vu, il est magnifique, et Brigitte Leblanc - mon éditrice - et moi-même sommes heureux et fiers du résultat de notre travail.
[...]
Grâce à la richesse du fonds DC et à l'intelligence graphique et éditoriale de Brigitte Leblanc, Super Héros n'en est pas moins un livre magnifique, dont les figures centrales sont Tarzan et The Shadow (les précurseurs) Superman, Batman, Wonder Woman, et The Justice League.
Super Héros est un panorama historique et thématique des personnages de comic books. Son objectif est de présenter le genre, après l'avoir ancré dans la littérature populaire, à tous ceux qui ne le connaissent pas encore et d'expliquer que les comics ne sont pas "des livres pour adolescents" (attardés ou non) mais une forme artistique extrêmement élaborée, et parfaitement en phase avec le monde. La teneur critique, progressiste et contestataire de nombreux scénarios est en particulier clairement explicitée.
Dans la même rubrique, l'avant-propos du livre lui-même :
Je ne me rappelle pas exactement ma première rencontre avec les super-héros. Je ne me rappelle pas non plus de quel héros il s'agissait. Car il s'agissait avant tout d'un héros. Le mot « super » n'est apparu que bien après. Le héros, à l'origine, quand on est petit, c'est l'individu qui affronte non seulement des adversaires formidables, mais aussi des difficultés surhumaines, pour défendre des valeurs universelles - ou bien, tout simplement, pour sauver sa vie ou celle d'un(e) autre.
Le héros, c'est celui qu'on a envie d'imiter. Pas vraiment - en tout cas pas seulement - parce qu'il a des caractéristiques exceptionnelles, mais parce qu'il lui arrive des trucs invraisemblables et qu'il échappe au danger grâce à sa force, grâce à son intelligence, ou bien simplement parce qu'il est bon ; et le sort ne peut pas abattre celui qui est bon. C'est évidemment une vision naïve de l'existence, mais elle aide à grandir, et c'est au fond tout ce qu'on demande aux héros : de nous aider à grandir jusqu'à ce qu'on soit en âge et en conscience de comprendre que la vie est plus compliquée que ça.
La caravane passe, les chiens aboient /
Super Héros, le livre que j'ai composé en hommage aux personnages nés dans les comic books américains, est en librairie depuis le 13 octobre. De l'avis de toutes celles et tous ceux qui l'ont vu, il est magnifique, et Brigitte Leblanc - mon éditrice - et moi-même sommes heureux et fiers du résultat de notre travail.
[...]
Grâce à la richesse du fonds DC et à l'intelligence graphique et éditoriale de Brigitte Leblanc, Super Héros n'en est pas moins un livre magnifique, dont les figures centrales sont Tarzan et The Shadow (les précurseurs) Superman, Batman, Wonder Woman, et The Justice League.
Super Héros est un panorama historique et thématique des personnages de comic books. Son objectif est de présenter le genre, après l'avoir ancré dans la littérature populaire, à tous ceux qui ne le connaissent pas encore et d'expliquer que les comics ne sont pas "des livres pour adolescents" (attardés ou non) mais une forme artistique extrêmement élaborée, et parfaitement en phase avec le monde. La teneur critique, progressiste et contestataire de nombreux scénarios est en particulier clairement explicitée.
Dans la même rubrique, l'avant-propos du livre lui-même :
Je ne me rappelle pas exactement ma première rencontre avec les super-héros. Je ne me rappelle pas non plus de quel héros il s'agissait. Car il s'agissait avant tout d'un héros. Le mot « super » n'est apparu que bien après. Le héros, à l'origine, quand on est petit, c'est l'individu qui affronte non seulement des adversaires formidables, mais aussi des difficultés surhumaines, pour défendre des valeurs universelles - ou bien, tout simplement, pour sauver sa vie ou celle d'un(e) autre.
Le héros, c'est celui qu'on a envie d'imiter. Pas vraiment - en tout cas pas seulement - parce qu'il a des caractéristiques exceptionnelles, mais parce qu'il lui arrive des trucs invraisemblables et qu'il échappe au danger grâce à sa force, grâce à son intelligence, ou bien simplement parce qu'il est bon ; et le sort ne peut pas abattre celui qui est bon. C'est évidemment une vision naïve de l'existence, mais elle aide à grandir, et c'est au fond tout ce qu'on demande aux héros : de nous aider à grandir jusqu'à ce qu'on soit en âge et en conscience de comprendre que la vie est plus compliquée que ça.
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Doctus Draco
Je fais de la pub à qui je veux !
Gisèle Pichaud, libraire à Belleville, organise des comités de lectures avec des jeunes lecteurs.
A l'époque où elle installait sa librairie jeunesse, personne n'osait parier sur sa réussite : une rue peu frequentée, un quartier trop populaire, une libraire pas familière des milieux du livre…
Douze ans plus tard, Gisèle Pichaud a gagné son pari. Sa librairie, le Dragon Savant, a grandi, et participe activement à la vie associative du quartier. Les lecteurs, elle est allée les chercher là où ils se trouvent, dans les écoles. Elle organise avec les enseignants des échanges de livres dans les classes et des discussions avec les enfants. "Ce n'est pas un travail pédagogique, mais simplement relationnel." Pas de fiches de lectures, juste un dialogue, une discussion, des réactions qui lui sont précieuses pour conseiller les parents.
Le Dragon Savant, Livres et jouets
36-42, rue de la Villette
75019 Paris
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Gisèle Pichaud, libraire à Belleville, organise des comités de lectures avec des jeunes lecteurs.
A l'époque où elle installait sa librairie jeunesse, personne n'osait parier sur sa réussite : une rue peu frequentée, un quartier trop populaire, une libraire pas familière des milieux du livre…
Douze ans plus tard, Gisèle Pichaud a gagné son pari. Sa librairie, le Dragon Savant, a grandi, et participe activement à la vie associative du quartier. Les lecteurs, elle est allée les chercher là où ils se trouvent, dans les écoles. Elle organise avec les enseignants des échanges de livres dans les classes et des discussions avec les enfants. "Ce n'est pas un travail pédagogique, mais simplement relationnel." Pas de fiches de lectures, juste un dialogue, une discussion, des réactions qui lui sont précieuses pour conseiller les parents.
Le Dragon Savant, Livres et jouets
36-42, rue de la Villette
75019 Paris
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